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Qui d’autre que vous?

Certains sont motivés à s’engager socialement par l’exemple des autres. Ils voient quelqu’un qui tente de faire une différence et ils décident d’en faire autant eux-mêmes. Mais le contraire est également vrai. Plusieurs gens ne font rien simplement parce qu’ils sont convaincus que d’autres vont s’impliquer et faire avancer les choses. Leur contribution n’est pas nécessaire. Ils se déresponsabilisent.

De quel type êtes-vous? Vous ne bougez pas tant que vous n’en voyez pas d’autres se démener? Ou vous allez faire des pieds et des mains parce que vous sentez que sans votre contribution rien ne se fera, ou pas assez? Personnellement, je suis un peu des deux. Je suis inspiré par le travail et les initiatives de personnes à grande conscience sociale. Et je suis également motivé par la conviction que trop peu de gens s’impliquent…

Si vous êtes du second type, vous n’avez qu’à vous convaincre que :

  • Personne ne va donner pour la recherche sur le cancer, les maladies cardiaques, etc…
  • Personne ne va aider les personnes âgées qui vivent dans l’isolement et la précarité;
  • Personne ne va supporter les OSBL qui aident les enfants maltraités;
  • Personne ne va combattre la faim;
  • Personne ne va s’indigner contre la violence familiale;
  • Personne ne va venir en aide aux aveugles;
  • Personne ne va se préoccuper des itinérants;
  • Personne ne va penser aux victimes de droits humains;
  • Personne ne va faire de bénévolat dans les hôpitaux.

Voilà une façon pessismiste de voir les choses, je l’avoue. Mais si c’est ce dont vous avez besoin pour décider de vous impliquer… Car, qui d’autre que vous peut faire une différence?

La Fondation Brouillon d’idées met de l’avant une initiative fort intéressante : une agence de rencontre entre sans-abri et des gens de bonne volontée qui veulent partager un peu de leur confort en cette période des fêtes. Le concept est génial. Il est expliqué sur le site de la fondation dans la section “Mairie Christmas!” et vous pouvez lire l’article publié dans L’Itinéraire du 15 décembre 2009.

L’idée de rapprocher des familles avec des sans-abris est très intelligente pour plusieurs raisons. D’abord, ça réconforte un sans-abris qui a l’occasion de sortir de sa solitude et vivre pour un bref instant une forme de réinsertion. Ça permet également à des familles de se sensibiliser à la situation désolante des sans-abris. Plus nous sommes sensibiliser, plus les solutions à ce problème social peuvent voir le jour.

En 2008, cette initiative autant créative qu’audacieuse a généré 40 “rencontres”. Cette année, l’objectif est que les trois candidats à la dernière élection pour la mairie montréalaise participent au projet.  Je ne sais pas si Gérald Tremblay, Louise Harel ou Richard Bergeron vont lever la main, mais il n’est pas trop tard pour vous si vous souhaitez poser ce geste. Pour ce faire, vous pouvez écrire à info@mairiechristmas.org ou contacter Pierre Anthian au 514 973-1717.

Les guignolées se suivent mais ne se ressemblent pas toujours. Ainsi, la Grande guignolée des médias n’a pas connu une bonne année alors que celle du Dr Julien organisée le 19 décembre a dépassé les attentes en cumulant des dons supérieurs à 500 000$. C’est le plus gros montant, et de beaucoup, accumulé en 7 ans de guignolée pour la Fondation du Dr Julien et à cette somme il faut ajouter des dons matériels comme des jouets et des instruments de musique. Sachez que jusqu’au 15 janvier 2010 il est toujours possible de donner via ce site Web.

C’est très encourageant! Mais comment expliqué ce succès alors que d’autres activités de levée de fonds déçoivent en ces temps plus difficiles? Suite à la récolte décevante pour la Grande guignolée des médias, on parlait de la température qui n’a pas aidé ainsi que le passage de la flamme olympique qui a rendu la circulation des voitures de donateurs plus difficile. D’autres organismes qui préparent des paniers de Noel semblent réussir à maintenir les résultats de l’an dernier, mais au prix d’efforts plus grands de la part des bénévoles.

Cette bonne nouvelle pour la Fondation du Dr Julien représente une belle occasion pour ceux qui, comme moi, connaissent moins cet organisme qui se préoccupe du sort des enfants en situation de vulnérabilité. En naviguant sur le site de cet OSBL, je vous dirais que je suis très impréssionné par la qualité de la présentation de sa mission et ses valeurs. Tout dans cet organisme inspire la confiance du donateur potentiel qui veut contribuer à ce très beau projet de pédiatrie sociale. Et comment ne pas souligner le fait que le Dr Julien représente une source d’inspiration pour quiconque désire faire une différence socialement?

Voici un extrait du “mot du président“, le Dr Julien :

“Nous tentons d’« équiper les enfants pour leur vie » dans nos communautés par tous les moyens et nous espérons que vous vous joindrez au mouvement qui créera du bien-être et une égalité des chances pour tous les enfants.

Nous sommes une grande équipe qui, à Montréal, dans les quartiers Hochelaga-Maisonneuve et Côte-des-Neiges, accueille les enfants en situation de vulnérabilité, le plus souvent à cause d’iniquités sociales inacceptables dans une société juste. Nous leur offrons des services qui comblent l’ensemble de leurs besoins et qui respectent leurs droits de la façon la plus complète possible. Nous essayons aussi de réaliser leurs rêves et d’équilibrer leur vie pour qu’ils puissent se développer pleinement. Ils sont un peu nos enfants et peut-être aussi les vôtres.

Le Web contient des bijoux de mobilisation sociale et mondiale qui me réconfortent. Oui, je sais, on y trouve également les pires choses que je ne perdrai pas de temps à nomer ici. Mais portons notre attention sur le piositif. Et quand je vois des gens qui prennent le temps de lancer un mouvement de signature d’une charte de compassion je trouve ça très encourageant. Les sceptiques pourraient dire que ça ne changera rien, que seuls les convertis seront sensibles et intéressés par cette charte, même que la signature d’une charte qui ne demande que quelques secondes n’est pas suffisante à modifier des comportements. Mais n’y a-t-il pas toujours des sceptiques? Ne rencontrez-vous pas invariablement des gens qui s’empressent de décourager le moindre de vos projets? Il faut les ignorer et aller de l’avant.

Je vous invite à écouter le premier vidéo ci-dessous et à lire la charte qui est disponible en une multitude de langues dont le français. Vous verrez que le message est clair et très simple. Vous prendrez peut-être quelques secondes pour vous imaginez ce que serait notre monde si cette charte était le fondement de nos actions. Encore mieux, après avoir signée la pétition ici, vous en parlerai peut-être à vos amis, ajouterez le lien sur votre page Facebook, écrirai un billet sur votre blog? L’important est de signer la pétition ici, d’affirmer votre support à cette charte. Il y a présentement plus de 30 000 signataires et la liste sera envoyée à la fin du mois à 5 dirigeants politiques dont le pays est impliqué dans un conflit armé. Chaque geste compte. Just do it! C’est gratuit…

Ce que je trouve génial dans cette initiative est l’utilisation d’un point commun dans toutes les religions : la compassion. Ces mêmes religions qui sont à la base de nombreaux conflits personnels et politiques ont des points en commun qui pourraient inspirer un mouvement de paix. Écoutez le deuxième vidéo pour comprendre ce point de vue…


Vous arrive-t-il de travailler intensément et d’avoir l’impression de tourner en rond ou la conviction profonde que ce que vous faites ne change pas grand chose à la réalité de la société dans laquelle vous vivez? Ça arrivait de plus en plus à John Wood en 2000. Il travaillait chez Microsoft comme directeur marketing, submergé de courriels et courant de meeting en meeting sans que cela ne fasse beaucoup de sens. Il a alors eu le besoin de voir des montagnes et il est parti au Népal. C’est durant ce voyage que sa vie a changée … ou qu’il a décidé de la changer et son histoire est très inspirante.

Alors que John Wood visitait une école il s’est retrouvé dans une bibliothèque complètement vide. Le responsable de l’école lui a expliqué qu’il n’y avait pas d’argent pour acheter des livres et il lui a dit “Sait-on jamais, peut-être que vous reviendrez un jour avec des livres pour remplir la bibliothèque?” John Wood est retourné à son travail chez Microsoft, mais un an plus il a repris l’avion pour le Népal avec 1000 livres qu’il a été livré au responsable de l’école qu’il avait visité.

C’est ainsi qu’est né Room to Read, un organisme à but non lucratif qui aide à la création de bibliothèques dans ‘écoles des pays en voie de développement. De sa création, cet OSBL a aidé plus de 800 écoles, créé plus de 7000 bibliotèques et distribué plus de 6 000 000 de livres. John Wood a écrit un livre sur son histoire inspirante : Leaving Microsoft to Change the World. Les vidéos insérés plus bas décrivent également son parcours. Plusieurs d’entre nous pensent par fois à faire une plus grande différence, John Wood est passé de l’idée à la réalité…


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