juillet 3, 2009 par martin goyette

Au début juin, les responsables de la philanthropie au sein des plus grandes entreprises américaines (ou leur fondation) se sont réunis dans le cadre du CECP Corporate Philanthropy Summit. Comme l’économie américaine souffre énormément ces temps-ci, il est intéressant de suivre comment les grands donateurs réagissent. Réduisent-ils leurs efforts philanthropiques? Adoptent-ils de nouvelles pratiques? Voici les principales tendances qui se dessinent selon ce qui s’est dit lors des conférences:
- L’authenticité prime. Dans la présente vague de grandes entreprises (surtout les banques) qui dévoilent des résultats désastreux et qui doivent souvent avouer des erreurs du passé fort gênantes, la confiance américaine envers ces mêmes entreprises est à son plus bas. Voilà pourquoi les responsables philanthropiques insistent beaucoup sur la nécessité de faire preuve d’un maximum d’authenticité. Ces spécialistent croient que les consommateurs sont prêts à admettre que la philanthropie peut servir à supporter la stratégie d’entreprise et qu’il s’attendent à ce que cela leur soit communiqué sans artifice. L’exemple de Gap a été mentionné pour démontrer qu’il est absolument normal que la fondation Gap concentre une partie de ses efforts philanthropiques dans l’aide aux jeunes dans leur processus d’entrée sur le marché du travail puisque ces derniers forment la plus grande partie de leur marché. Même chose pour Western Union qui oeuvre au niveau du processus d’intégration des familles immigrantes qui forment une partie importante de la clientèle utilisant ses services de transfert d’argent.
- La pensée long terme. Un élément crucial des nouveaux programmes philanthropiques au niveau des entreprises concernent la capacité de maintenir les actions sur le long terme. Pour cela, il faut que les entreprises soient en mesure de mesurer une certaine forme de retour sur leur “investissement”. Cette façon de voir peut sembler un peu froide, mais elle est la clé des programmes qui foncionnent le mieux. Ceci implique également la capacité de travailler avec les organismes qui reçoivent les dons afin qu’ils puissent maximiser leur impact, donc rendre le don plus efficace et mieux connu. Cette aide peut prendre la forme de support avec les partenaires d’organismes en apportant le “business know how” au sein des OSBL.
- Créer du changement dans les fondements de la société. L’aide financière des entreprises peut mettre l’emphase sur des solutions venant aider des victimes post-facto ou sur la prévention des causes qui engendrent des victimes. Selon les spécialistes, il semble que les projets de philanthropie corporative vont avoir tendance à mettre de l’avant des initiatives pour changer la société plutôt que venir en aide aux victimes. Un exemple récent qui illustre ce fait est la décision de GE de créer un programme pour aider les maires de villes en Chine afin d’améliorer leurs pratiques environnementales. Cette nouvelle réalité me surprend un peu car elle rapporte définitivement moins de “capital de sympathie” de la part des consommateurs.
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juin 30, 2009 par martin goyette

Depuis l’an 2000, Warren Buffet se prête à une charmante petite activité d’encan qui permet à une personne très riche de dîner en compagnie du célèbre financier. La somme de cet encan est remis à l’organisme Glide qui vient en aide aux personnes dans le besoin vivant à San Francisco. L’an dernier Glide a distribué plus de 700000 repas et de nombreux services à l’aide d’un budget annuel de 12 millions.
L’encan en question s’est terminé il y a quelques jours avec un résultat légèrement inférieur à l’an dernier : 1,68 million US comparé à 2,1 en 2008. Depuis l’an 2000, c’est près de 6 millions que Buffet a amassé ainsi. Le gagnant de cette année pourra amener jusqu’à sept de ses amis au Smith & Wollensky’s Steakhouse de New York pour aller manger en compagnie du plus grand stratège financier de la planète.
Cette somme semble bien faible considérant que Warren Buffet détient une forture évaluée à plus de 36 milliards de dollars. Mais il faut noter que Buffet se prête à de nombreux encans du genre. De plus, ce dernier a déclaré avoir des plans précis pour la distribution de sa fortune à cinq organismes au moment de son décès. La fondation de Melinda et Bill Gates sera la principale bénéfiaire de ces dons.
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juin 30, 2009 par martin goyette
Comme la très grande majorité de la population, je suis fortement ému par les causes qui visent à améliorer le sort des enfants. En ce sens, la mission de la Fondation Marie-Vincent ne me laisse pas indifférent :
“La Fondation Marie-Vincent a pour mission de s’attaquer au problème de la maltraitance dont sont victimes les enfants de moins de 12 ans. Elle oeuvre au Québec où elle recueille des fonds pour financer des activités de prévention, d’éducation et d’aide aux jeunes victimes et à leurs proches.”
Donc, quand j’apprends que cette fondation lance une nouvelle campagne de financement, c’est avec beaucoup d’intérêt que je me renseigne sur la stratégie et que j’espère découvrir ce qui me semble être de bons outils de communication pour atteindre les objectifs financiers. Dans ce cas-ci, je dois dire que je suis impressionné par le support de la campagne par des personnages publics aussi populaires que Lucien bouchard et François Morency, qui est d’ailleurs le porte-parole officiel de l’organisme. Leur message de “you-hou, réveillez-vous” est excellent.
J’aime bien l’idée du microsite créé pour la campagne à l’ère du Web 2.0. Ce dernier est efficace par sa simplicité : troisx capsules vidéos courtes et bien montées pour un total de 5 options à cliquer (à part les messages de Lucien Bouchard et François Morency). Malheureusement, trois de ces cinq options mènent à la même page d’accueil de la fondation. Personnellement, quand je clique sur “Pourquoi donner”, je m’attends à une “landing page” vraiment ciblée. J’ose espérer qu’un maximum de visiteurs du microsite cliqueront sur “Faire un don“.
Bien entendu, un des critères de succès de la campagne sera la capacité de générer des visites sur le microsite. À ce titre, comme j’ai une des affiches de la campagne près de chez moi, je me suis donné la peine de demander à quelques personnes leur compréhension de l’affiche suivante. Le résultat n’a malheureusement pas été fantastique. La curiosité était manifeste chez mes amis, mais personne n’a vraiment compris le message ni exprimé un réel intérêt pour aller sur le Web et en apprendre davantage. J’imagine qu’on mise beaucoup sur la notoriété de l’ourson…

Comme le concept se décline aussi à la télé et et à la radio, souhaitons que que l’effet combiné de ces médias portera assurera le succès de la campagne car la cause des enfants maltraités mérite absolument le support et la générosité de la population.
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juin 29, 2009 par martin goyette

Howard Schultz, le président et CEO de Starbucks, était de passage récemment au Rwanda pour discuter de l’implication de son entreprise en Afrique, entre autres pour rencontrer le président du Rwanda Paul Kagame. Ces derniers ont sûrement échanger des idées concernant un nouveau centre de support aux fermiers rwandais que Starbucks va financer. Vous pouvez lire ici le relevé de presse concernant cette visite africaine.
Starbucks a investi plus de 6 millions durant les cinq dernières années en Afrique afin d’y aider les producteurs locaux de café vis des dons pour l’éducation et la santé. Quand on voit une entreprise aussi puissante que Starbucks (son revenu annuel dépasse le PIB de plusieurs pays d’Afrique) investir dans les pays en développement, la réaction de scepticisme de plusieurs est justifiée. On peut douter des intentions trop intéressées de l’entreprise en question ou simplement argumenter que les dons sont insuffisants considérant les moyens énormes à la disposition de cette entreprise.
Personnellement, je choisis d’être positif envers de tels gestes. Premièrement parce qu’il s’agit de gestes posés volontairement, ce qui leur donne une valeur immédiate. Deuxièmement parce que je suis heureux de voir que des entreprises puissent considérer la philanthropie corporative comme une stratégie efficace pour leur succès commercial. Si toutes les entreprises à grands revenus en faisant autant, les effets ne seraient que bénéfiques. Et si une entreprise choisit de faire ses dons corporatifs dans une région du globe ou envers un segment de la population de façon à aider leurs résultats commeciaux, c’est une excellente façon de rendre ces investissements profitables et ainsi augmenter la probabilité qu’ils soient répétés.
Qui a dit que la responsabilité sociale des entreprises ne pouvait pas se faire également au bénéfices de celles-ci?
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