Par exemple, une chose qu’on mentionne rarement est que la croissance du pourcentage mondial de gens atteints du Sida tient en partie du fait que les timides avancées au niveau des traitements du virus HIV font en sorte que l’espérance de vie des sidatiques augmente dans certains pays. Dit froidement, les sidatiques meurent moins rapidement qu’avant et demeurent dans les statistiques.
Ce n’est qu’un exemple pour expliquer qu’il faut toujours tenter de gratter la surface statistique et chercher à comprendre les nuances qui s’y cachent. Hans Rosling démontre très bien cette nécessité du rafinement de l’analyse. Dans l’exemple que j’utilise, on pourrait conclure qu’il faut insister davantage sur la nécessité de mettre encore plus d’emphase sur la prévention de la maladie et ne pas seulement regarder le pourcentage global de gens atteints du Sida pour comprendre la situation.

