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Pour ceux qui ne l’auraient pas encore téléchargée, la toute dernière étude d’Épisode sur les tendances en philanthropie au Québec est disponible sur leur site Web : https://www.episode.ca/ (cliquer en haut à droite). Et pour la première fois, grâce aux partenaires impliqués, l’étude est gratuite. Donc, c’est un must de se la procurer et de la consulter sérieusement!

 

Encore une fois l’étude s’est faite avec la firme Léger et la participation de la Banque Nationale du Canada ainsi que la Fondation du Grand Montréal. Pour avoir vu ce projet évoluer dans les 10 dernières années, je dois dire que chaque édition s’améliore dans sa présentation et tente d’aborder de nouvelles dimensions du portrait philanthropique québécois. Comme d’habitude, l’étude nous présente un portrait des dons individuels et corporatifs, avec cette fois-ci une attention spéciale portée aux PME.

Malheureusement, les constats de l’étude ne sont pas tous positifs. En fait, on nous informe que la moyenne annuelle de dons des québécois a diminué dans les deux dernières années, ce qui est contraire à la moyenne pour le pays. Bons derniers en termes de générosité, les québécois ont creuser l’écart. Précisons aussi que les habitudes de don sont un peu différentes parmi les québécois issus des communautés culturelles qui ont une moyenne de don légèrement supérieure.

Personnellement, la donnée que je trouve la plus intéressante est l’indice de générosité qui se définit comme suit : « Développé par Épisode, l’indice de
générosité permet de connaître la variation des dons déclarés ou non déclarés effectués par les individus partout au Canada. Cette mesure de la générosité des Québécois et des autres Canadiens est obtenue en divisant la somme des dons déclarés ou non par le revenu du ménage. Par exemple, l’indice de
générosité de 0,007 observé au Canada signifie que pour chaque tranche de 100 $ de son revenu brut, un Canadien versait 0,70 $ sous forme de don. » Une autre information qui n’est pas très reluisante pour le Québec.

Cette édition est la 6e produite par Épisode. Additionnée aux statistiques de l’Agence de revenu du Canada, ce constat de la situation renforce le fait qu’il faut trouver des solutions au déficit de générosité québécois. La culture, l’économie, l’état providence sont tous des facteurs expliquant en partie la situation. Mais y a-t-il d’autres facteurs? Le secteur caritatif québécois présente-t-il des différence avec le reste du Canada? Manquons-nous d’exemples inspirants, de leadership? Des questions auxquelles il faudra éventuellement trouver des réponses car les besoins pour les services offerts grâce aux dons ne vont pas diminuer…

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Les OBNL québécois offrent des services pour lesquels la demande est grandissante et continuera de l’être pour très longtemps. J’aimerais beaucoup me tromper, mais je doute que les revenus des OBNL connaissent dans les prochaines années une croissance proportionnelle aux attentes et aux besoins des bénéficiaires desservis. Face à ce déficit difficile (impossible?) à éviter, l’optimisation des gestes philanthropiques me semble une nécessité incontournable. Et comme les entreprises font de grands dons et jouent un rôle de leadership dans le domaine caritatif, rendre celles-ci plus efficaces peut aider.

Voici un résumé de quelques textes partagés par New Philanthropy Capital (NPC) qui apporte de belles pistes d’amélioration.

À ma connaissance, les grands donateurs (entreprises ou fondations privées) utilisent tous certains des éléments présentés ci-dessous dans leur stratégie de don. Mais à force de les courtiser dans mon travail à tous les jours, j’ai pu constater que c’est plutôt rare de croiser des bailleurs de fonds qui ont le temps ou le réflexe de mener toutes ces activités dans leurs choix de dons ou dans les suivis qui sont faits après le don. Pour le bien de tous et pour que la philanthropie soit optimisée, il serait sûrement intéressant d’appliquer davantage les bonnes pratiques en la matière.

Le modèle du NPC pour une philanthropie corporative optimale comporte les 5 éléments suivants qui sont explorés dans cet article :

  1. Définir des objectifs d’affaires
  2. Préciser le focus d’engagement social
  3. Sélectionner des organismes efficaces
  4. Développer une approche pour le support
  5. Mesurer l’impact du don

1.- Définir des objectifs d’affaires

Il est parfois mal vu d’avoir des objectifs d’affaires comme base pour définir une philanthropie corporative. Je trouve cette critique non-justifiée. Si une entreprise décide de consacrer un % de ses profits à faire du bien socialement, pourquoi ne pas le faire en alignant ce bienfait à des objectifs stratégiques. Le win-win n’est jamais mauvais en philanthropie. De plus, c’est à partir de ces objectifs que l’entreprise pourra évaluer la valeur de son programme philanthropique et estimer que son approche est un succès. Pour que le programme philanthropique soit maintenu, voire accru, il faut des objectifs précis et mesurables pour que les dons continuent parce qu’ils procurent une valeur à l’entreprise, et ce même si les profits sont en baisse.

Voici six questions qui peuvent orienter la définition des objectifs d’affaires à la base d’une politique d’engagement social. À part la première question qui est la plus importante, ce ne sont pas les seules considérations à avoir, mais ces questions méritent d’être explorées pour solidifier l’engagement philanthropique de l’entreprise :

  1. Quel est l’impact social recherché?
  2. Quel type d’engagement social peut attirer les talents recherchés par l’entreprise?
  3. Quel type d’engagement social renforce le plus l’image de marque de l’entreprise?
  4. Quel est le lien philanthropique le plus évident quand on pense à l’identité de l’entreprise?
  5. Y a-t-il un engagement social qui peut faciliter la création de liens avec des partenaires d’affaires?
  6. L’engagement social peut-il également servir à générer des revenus additionnels? Ou créer un avantage concurentiel?

2.- Préciser le focus d’engagement social

Une fois les objectifs d’affaires bien définis, la prochaine étape consiste à choisir les causes à supporter. Par cause, on entend un domaine d’intervention social (santé, éducation, environnement, etc.), pas un organisme. Les causes ne manquent pas, nous le savons, et elles comportent elle-mêmes des niveaux de précision additionnelles. La cause de l’environnement regroupe des problématiques reliées à l’eau, les sols, la pollution de l’air…

Un focus philanthropique précis aide l’entreprise à réduire les demandes reçues inutilement (qu’il faut quand même analyser) et permet de répondre à tous en se référant à un cadre décisionnel clair. De plus, c’est à cette étape que l’entreprise précise encore davantage quel impact elle veut avoir socialement. Normalement, le focus d’engagement social est déterminé par les objectifs d’affaires et par l’identité corporative. Par expérience, je trouve que cet élément de la philanthropie corporative est assez souvent négligé, ce qui résulte parfois en incohérences dans le positionnement philanthropique des entreprises.

Cette étape dans la stratégie de philanthropie corporative me semble très stimulante. Si je faisais partie du processus de définition du focus d’engagement social de l’entreprise pour laquelle je travaille, je trouverais très valorisant l’idée de choisir quels problématiques sociales nous allons attaquer, où et comment. Pour en revenir au bon vieux cliché, c’est ici que ce décide « quelle différence on veut faire » et avec le temps on peut même développer une forme d’expertise concernant les besoins des joueurs caritatifs impliqués dans un domaine en particulier.

Les questions à se poser pour préciser un focus d’engagement social sont les suivantes :

  1. Veut-on consacrer son engagement philanthropique à une cause qui est en lien avec notre entreprise (exemple : les problèmes de nutrition pour un supermarché) ou oeuvrer dans un tout autre secteur (il n’y a pas de lien direct entre la santé mentale et Bell) ?
  2. Veut-on concentrer son engagement social ou le saupoudrer entre plusieurs causes ?
  3. Dans quelle géographie voulons-nous agir? Certaines entreprises se concentrent là où elles sont implantées et d’autres vont vers une région très éloignées.
  4. Qui d’autre finance cette cause? Certaines causes reçoivent beaucoup d’appui financier alors que d’autres sont ignorées pour diverses raisons. Le focus philanthropique est une occasion de faire une différence importante dans un secteur où l’engagement sera significatif.
  5. Quels sont les intérêts des employés, de l’équipe de direction, des clients?

3.- Sélectionner des organismes efficaces

La sélection des organismes soutenus est de loin l’élément que je trouve le plus intéressant/important. Combien de fois, suite à une demande de don, je reçois une réponse négative qui contient les mots « Bien que votre mission… » et je me demande quels critères ont été utilisés pour en arriver à cette décision. La réalité est que le cadre (« framework ») d’analyse des OBNL est un outil qui me semble un peu nébuleux. C’est pourtant crucial pour une entreprise qui consacre parfois des millions en philanthropie de se doter d’une grille d’analyse élaborée pour faire les bons choix. Cette question est tellement importante à mes yeux que je vais y consacrer prochainement un article.

Le NPC a développé un modèle qui comporte 6 éléments. L’approche est intéressante car elle demande un travail de recherche important de la part des donateurs, et qui représente une opportunité unique pour les OBNL de se présenter et se faire valoir. C’est d’ailleurs intéressant pour les OBNL de s’auto-analyser à la lumière de ces éléments proposés par le NPC :

  1. Les activités : Que fait l’OBNL et dans quel but?
  2. Les résultats : Quels changements l’OBNL apporte-t-il dans la vie de ses bénéficiaires? Toute la notion de mesure d’impact est en compte ici, de même que leas témoignages recueillis dans le milieu.
  3. Le leadership : Comment l’OBNL est-il géré? Quelles sont sa stratégie et sa vision? Existe-il une culture d’apprentissage au sein de l’organisme?
  4. Les gens et les ressources disponibles : Comment va le personnel de l’organisme (taux de rétention et performance)? Y a-t-il suffisamment de bénévoles qui contribuent à la cause, des services pro bono? La composition du conseil d’administration est normalement analysée ici.
  5. Les finances : Comment vont les finances de l’OBNL et comment les revenus sont-ils utilisés? Y a-t-il de bons mécanismes de gouvernance en place?
  6. Les ambitions : Quels sont les rêves de l’organisme, que veut-on réaliser à long terme? Est-ce possible d’augmenter l’impact avec plus de financement?

Bien sûr, d’autres critères pourraient faire partie de cette grille d’analyse. L’unicité de l’organisme me vient en tête, de même que sa capacité à travailler en collaboration avec d’autres organismes. L’innovation dans les programmes de l’organisme est aussi un critère de plus en plus important pour les donateurs.

4.- Développer une approche pour le support

Une fois toutes ces étapes complétées, l’entreprise doit décider comment elle veut s’engager auprès des OBNL retenus. De plus en plus, le simple don monétaire ne convient plus. Il y a d’autres façons de supporter des organismes et à ce titre l’entreprise peut se montrer créative en mettant ses employés et son réseau à contribution, voire même sa clientèle. Comme directeur général d’un OBNL je trouve extrêmement motivant qu’un grand donateur veuille « se mêler de nos affaires ». C’est à mon avis un excellent signe d’engagement de voir une entreprise poser des questions pour identifier des valeurs ajoutées au don monétaire.

Pour que le support prenne tout son potentiel, la relation de partenariat OBNL-entreprise doit se développer graduellement. Les partenaires doivent apprendre à se connaître pour que l’OBNL exprime ses besoins et que l’entreprise voit comment elle peut ajouter au financement par d’autres dons : temps, expertise, relations professionnelles, etc… Une communication saine va faciliter les choses pour préciser des étapes dans le partenariat afin de varier le support. Mais souvent le support commence par un don annuel pour se diversifier par la suite, idéalement sous la forme d’un appui de plusieurs années.

5.- Mesurer l’impact du don

La mesure d’impact du don est la saveur du mois en philanthropie, mais je doute que ça ne dure qu’un seul mois. Il est primordial pour les entreprises de s’assurer que leurs dons ont un impact social optimal. Si on donne, on veut que ça rapporte socialement et qu’on puisse avoir la certitude de contribuer à faire une différence. C’est normal et souhaitable. Toutefois il est important de s’assurer que la façon de mesurer l’impact du don comporte suffisamment de flexibilité pour que l’organisme puisse avoir la chance de faire valoir tous ses programmes. Et disons-le, il existe des causes où cette mesure d’impact n’est pas toujours facile à quantifier. Il devrait toujours y avoir de la place pour que, par exemple, prodiguer de l’espoir soit un impact recherché et valorisé même si l’espoir ne se mesure pas facilement.

Tout partenariat philanthropique devrait comporter une définition des impacts visés par le programme financé. La reddition de compte est une chose normale et attendue qui fait partie d’une relation normale. Certaines entreprises ont leur modèle de reddition de compte, sinon l’OBNL devrait être proactif et faire preuve de transparence. Dans mon travail, j’essaie autant que possible d’amener les donateurs constater par eux-mêmes l’impact de leur don et le progrès obtenu grâce à leur présence. Et si jamais l’impact recherché n’est pas totalement atteint, on peut se demander si c’est une raison d’arrêter le programme ou bien simplement une opportunité de s’ajuster pour mieux réussir à l’avenir.

De façon générale, on remarque que les entreprises sont de plus en plus structurées dans leur approche philanthropique. La raison de ce raffinement est selon moi le sérieux désir de faire une plus grande différence avec l’argent distribué. Et ça, c’est une excellente nouvelle!

 

 

 

Imagine Canada annonçait dernièrement, via le travail et l’article de Brian Emmett qui est un de leurs économistes, que d’ici 2026 le Canada serait en grave déficit social si les OBNL ne doublent pas leur capacité à amasser des fonds afin de répondre à la demande grandissante de la population en termes de services divers. En confirmant un chiffre et une date, cette communication vient officialiser l’opinion de plusieurs observateurs : la demande en services sociaux augmente beaucoup plus rapidement que la capacité des organismes caritatifs à amasser des fonds pour y répondre.

Selon les études et les statistiques sur le don en général, il n’y a rien qui indique que les canadiens (encore plus les québécois) ont tendance à donner plus qu’avant. Diverses raisons sont invoquées pour expliquer cette stagnation, raisons qui ont à voir avec la capacité de donner auxquelles j’ajouterais la performance des OBNL dans leurs efforts de collecte de fonds. Je n’ai pas de statistiques pour appuyer cette observation, mais on dirait qu’il y a une concentration du don vers un petit nombre d’organismes qui sont les plus populaires alors que la très grande majorité des OBNL est stable ou en décroissance.

Pour le secteur philanthropique, ce constat de déficit social que je partage entièrement pose des questions importantes :

  1. Quelle est la méthode utilisée pour calculer le déficit social? M. Emmett est économiste et j’imagine que pour annoncer qu’il faut doubler la collecte de fonds pour répondre à un besoin croissant, il a dû établir le coût des services à offrir. Je trouve cet exercice très porteur car il attribue une valeur économique assez précise aux services offerts par les OBNL. Il serait grandement bénéfique de partager cette méthode de calcul à tous et de l’appliquer davantage au travail de tous les OBNL. Tester et faire « approuver » la méthode de calcul de la valeur des services offerts ajouterait de la crédibilité à la théorie du déficit social.
  2. Est-ce pensable que le secteur philanthropique canadien double sa capacité d’amasser des fonds? Je pense que tous les responsables de financement des les OBNL canadiens répondraient non à cette question. L’assiette du don au Canada ne progresse pas vraiment depuis plusieurs années. Pourquoi grossirait-elle soudainement? Le déficit social est selon moi inévitable.
  3. Y aura-t-il du mouvement d’argent entre les organismes ciblés par les donateurs? Autrement dit, face à l’urgence des besoins sociaux non comblés, est-ce que certaines causes vont devenir plus importantes aux yeux des donateurs? L’exemple des dons aux aînés me vient en tête : ce segment de la population est proportionnellement négligé dans les dons, mais avec notre pyramide démographique inversée peut-être verrons-nous plus de dons pour financer des services qui leur sont offerts? Si oui, et partant du principe que l’assiette du don ne grandit pas ou peu, il y aura du mouvement d’argent entre les OBNL. Quels services seront coupés dans un contexte de manque encore plus grand de financement?
  4. Les OBNL seront-ils plus valorisés aux yeux de la population? J’ai toujours eu l’impression que le secteur philanthropique est sous-valorisé quand on considère son importance dans le maintien d’un tissus social acceptable. Plus l’état se désengage socialement et plus la contribution de ce secteur devient cruciale. Le déficit social pourrait aider à mieux évaluer l’importance des OBNL.
  5. Y aura-t-il une rationalisation parmi les OBNL? Dans une situation où il faut faire plus avec le même budget, il y aura peut-être des opportunités pour certains organismes de travailler davantage en collaboration, voire même d’unir leurs forces. Il y a sûrement des secteurs où plus d’un OBNL ont la même mission.
  6. Est-ce que l’état reprendra certaines responsabilités délaissées dernièrement? Le domaine de l’éducation est un bon exemple. On a vu les gouvernements couper ses dépenses dans l’éducation et cela a sûrement contribué à accélérer les services offerts dans ce domaine par divers OBNL qui font un excellent travail. Mais si les fonds manquent encore plus pour ces OBNL, qui reprendra le flambeau? Je pense que dans plusieurs cas les OBNL arrivent à offrir des services de meilleure qualité et à moindre coûts … il faudrait le reconnaître et leur donner plus de moyens. Ça ne coûtera pas moins cher si l’état offre les mêmes services.

Il y a sûrement d’autres questions importantes à se poser en vue du déficit social annoncé. En situation de crise, il y a toujours des opportunités de repenser les façons de faire. Je ne sais pas à quel les OBNL seront en mesure de faire preuve d’une plus grande cohésion pour mieux réaliser leurs missions respectives. Espérons au moins que la population en général mesurera mieux le rôle crucial joué par les organismes caritatifs et valorisera davantage les gens qui y travaillent…

Conseiller(ère) aux communications et événements

 

Depuis 2002, la Fondation Dr Clown opère deux programmes d’art thérapeutique qui améliorent la qualité de vie des enfants hospitalisés et des aînés en perte d’autonomie grâce aux interventions de nos artistes thérapeutiques alliant complicité, jeu et imaginaire. C’est maintenant plus de 1 300 jours de service et près de 70 000 personnes qui sont rencontrées par année. L’impact de nos programmes est reconnu par les parents et le personnel médical qui, grâce au sérieux de notre approche, intègre maintenant les Drs Clowns dans plusieurs procédures de soins.

Pour mieux communiquer avec le grand public et les entreprises donatrices, la fondation souhaite ajouter un(e) spécialiste des communications qui saura développer des contenus/outils avec passion, créativité et sensibilité pour maintenir la proximité qui existe entre nous et la communauté qui nous suit dans les réseaux sociaux et ailleurs.

Résumé des fonctions

Sous la direction de la Directrice principale des opérations, la nouvelle personne membre de notre équipe contribuera à notre soirée bénéfice annuelle en plus de participer activement à notre stratégie de contenu servant à animer nos réseaux sociaux et à alimenter les divers outils de communication.

Responsabilités spécifiques

  • Réseaux sociaux : diffusion optimale de contenu et animation;
  • Création de contenus divers et protection de l’image Dr Clown;
  • Matériel de communication : rapport annuel, brochures, présentations, etc…;
  • Coordination soirée bénéfice et événements;
  • Relations de presse;
  • Remerciements donateurs;
  • Révision et production du contenu du site Web;
  • Soutien aux campagnes de financement et gestion des produits dérivés;
  • Production de contenus vidéo/photo.

Qualités recherchées

  • Maîtrise du français et bonne connaissance de l’anglais;
  • Grande qualité en rédaction;
  • Très bonne connaissance des réseaux sociaux;
  • Connaissances en graphisme et en production vidéo un atout;
  • Minimum 3 ans d’expérience;
  • Rigueur et dynamisme;
  • Esprit d’équipe, débrouillardise et initiative.

Comment appliquer :

Pour présenter votre candidature, faire parvenir votre cv et une lettre de motivation à mgoyette@drclown.ca d’ici le vendredi 1er juin. Les entrevues se dérouleront au début du mois de juin pour une entrée en poste en juillet 2018.

L’ensemble du secteur philanthropique québécois se professionnalise et se raffine depuis quelques années. Les entreprises et grandes fondations disent recevoir de plus en plus de demandes de financement provenant d’OBNL qui sont pour la plupart très systématiques dans leur approche de financement. Et du côté des entreprises qui donnent, l’intention de mieux définir dans quels créneaux on s’engage, comment on veut le faire et dans quel objectif est maintenant une norme. Tout ça est très bien pour l’optimisation du secteur qui doit en faire plus avec l’argent actuellement distribué.
Certaines grandes entreprises tardent à effectuer le virage, mais en général ces sept tendances sont ancrées avec divers niveaux de réalisation selon les entreprises :
  1. Alignement stratégique : Afin d’être mieux positionnées pour répondre aux demandes qui augmentent, plusieurs entreprises sont portées à aligner leur créneau de don avec leur activité commerciale ou leur situation géographique (Telus : Nous donnons où nous vivons). Cette tendance est également logique d’un point de vue de rayonnement auprès de la clientèle et des employés. Elle se défend aussi très bien face aux demandeurs de don.
  2. La concentration de l’engagement : Encore ici, ça devient nettement plus efficace pour les entreprises de concentrer leurs appuis dans quelques domaines précis en développant de solides partenariats et une meilleure connaissance des organismes actifs dans ce domaine. À la fin d’une année, l’entreprise peut ainsi communiquer un engagement plus significatif que si elle a saupoudré son budget philanthropique dans plusieurs secteurs sans vraiment y amener un soutien considérable.
  3. Le financement à plus long terme : En ligne avec le point précédent, on remarque une volonté de développer des partenariats à plus long terme. C’est bien entendu excellent pour les OBNL qui peuvent entretenir une relation plus solide et initier de nouveaux projets sans craindre de devoir les arrêter avant d’en avoir démontré les bénéfices. Cette préférence notable chez certains grands donateurs joue en faveur de l’innovation sociale qui est souvent attendue de la part des OBNL
  4. La mesure d’impact : Donner pour donner n’est plus une option, on veut donner pour avoir un impact. Les entreprises continuent de communiquer le montant total de leurs dons dans leur rapport d’engagement communautaire, mais plusieurs communiquent maintenant aussi l’impact de leurs engagements. C’est un point qui doit s’améliorer au sein des OBNL : mieux renseigner les donateurs sur ce qui a été fait avec le don reçu. Il s’agit d’une responsabilité additionnelle pour les OBNL qui n’ont pas tous les réflexes de la mesure d’impact.
  5. L’engagement au-delà du don monétaire : Bell en est un parfait exemple avec son engagement pour stimuler la discussion concernant la santé mentale. Il serait possible de simplement donner à des organismes oeuvrant dans ce secteur, mais ça ne suffit pas à Bell qui s’engage au-delà du don en tant que défenseur de la cause.
  6. La contribution en expertise : Le bénévolat des employés est une volonté en croissance au sein des entreprises. Il s’agit d’un win-win qui aide au team building tout en donnant un coup de pouce aux organismes. Il arrive même que les grandes entreprises impliquent leurs fournisseurs dans l’offre de services pro bono qui sont très utiles aux OBNL.
  7. La collaboration entre OBNL : On dirait parfois que la concurrence entre OBNL pour obtenir du financement est un sujet tabou. Mais dans les faits, la « tarte du don » est limitée et si mon organisme augmente son financement, c’est probablement au détriment d’un autre organisme. C’est sûrement une des raisons qui fait que les demandes de financement présentées conjointement par deux organismes peuvent être mieux reçues.
Certains pensent que ce « raffinement » de la philanthropie corporative lui donne un côté stratégique qui diminue l’aspect générosité du geste. Autrement dit : la philanthropie corporative devrait être essentiellement désintéressée. Je ne suis pas de cet avis. Je pense au contraire qu’il est profitable pour les organismes autant que pour les entreprises que le don corporatif soit mieux réfléchi, plus stratégique. Que les entreprises voient leurs dons davantage comme un investissement qui doit avoir un impact social significatif ne peut qu’être une bonne chose. De plus, ça aide les OBNL à mieux identifier les partenaires potentiels auprès desquels on sait davantage à quoi s’attendre.

Considérons ces deux réalités québécoises bien simples et difficiles à contredire :

  1. Les besoins en santé, éducation, lutte contre la pauvreté et dans bien d’autres secteurs de notre société sont grandissants;
  2. L’état n’augmentera sa participation dans les zones de réponse à ces besoins, au contraire la tendance est à la diminution du rôle social étatique.

Dans ce contexte, il faut que l’impact social des dizaines de milliers d’OBNL québécois qui s’impliquent dans tous les secteurs sociaux soit plus grand grâce à une de ces deux solutions :

  1. Une croissance en efficacité;
  2. Une augmentation des moyens rendue possible par un meilleur financement.

La croissance en efficacité devrait toujours être un objectif poursuivi, je prends pour acquis que tout organisme caritatif qui se respecte en fait une priorité. Je pense donc qu’il faut se concentrer sur l’augmentation des revenus…

Mais voilà que Statistiques Canada nous communique une information peu encourageante concernant les habitudes de don au Québec : en termes de dons individuels, les québécois ne deviennent pas plus généreux.

En prenant connaissance de ces statistiques qui sont normalement expliquées par le taux élevé d’imposition au Québec, le faible revenu discrétionnaire des québécois et la quasi absence du don religieux, je me questionne sur la communication récente de Jean-Marc Léger à propos des 7 clés pour comprendre le Québec et les québécois, plus particulièrement sur la clé #1 :

« Les Québécois sont des hédonistes. Ils privilégient les plaisirs de la vie, l’humour et la fête : 76 % considèrent qu’il est plus important d’“avoir du plaisir” que de “faire son devoir”. “La joie de vivre est la valeur numéro un, au cœur de la différence québécoise.” D’où le succès des chanteurs et des humoristes, l’engouement pour les festivals et les grands rassemblements festifs, la popularité de l’équipe de hockey des Canadiens de Montréal, “véritable phénomène de société”, ou encore l’importance accordée aux plaisirs de la table. »

Y aurait-il un lien inversement proportionnel entre l’hédonisme au sein de la population et la notion de « faire son devoir » philanthropique? Possible. Mais comme je croise beaucoup de gens extrêmement généreux et hédonistes, je sais que les 2 sont conciliables.

La philanthropie corporative se redéfinit…

Dans ce contexte de baisse du don individuel, la transformation du don corporatif représente selon moi une belle lueur d’espoir (la seule?). Par transformation du don corporatif j’entends la tendance remarquée des entreprises à mieux définir leurs créneaux d’engagement social et à suivre de près les organismes appuyés pour mesurer leur don en action. Il semble effectivement que de moins en moins de dons corporatifs se font « parce le neveu de tel VP est atteint de telle maladie ».

Cette tendance est remarquée par tous les professionnels de la levée de fonds qui trouvent maintenant des politiques de don très claire sur les sites Web corporatifs. La clarté est un avantage évident pour l’efficacité des processus de financement et je pense qu’elle permet le développement de partenariats plus solides dans la mesure où l’engagement de l’entreprise peut se faire à long terme et même impliquer le personnel de l’entreprise dans le partage d’expertises de haut niveau.

Bref, si le québécois moyen n’a pas tendance à augmenter ses dons de charité, il faut espérer que les entreprises vont combler les besoins en raffinant leur philanthropie et en considérant leur don comme un investissement social qui doit donner des résultats tangibles. À la limite, même si le don corporatif n’augmentait pas globalement, il serait toujours possible de donner mieux pour un impact accru. À suivre!

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Une campagne signature en philanthropie offre de belles retombées qui ne sont pas seulement financières. Mais comme les organismes caritatifs ont peu de place pour l’erreur, une bonne planification est un « must ».

La majorité des dirigeants d’OBNL ont une bonne expérience en communications et en développement financier, mais ça n’empêche pas de valider l’approche avec un guide des bonnes pratiques. Surtout quand celui-ci est disponible gratuitement!

Le document est disponible ici : http://www.suitedonna.com/les-5-etapes-d-une-campagne-signature-reussie. Vous pourrez y trouver des conseils pertinents ainsi qu’une belle étude de cas portant sur la campagne signature réalisée avec Moisson Montréal cet été.

Bonne lecture et surtout, bonne inspiration!

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