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Archive for the ‘Collecte de fonds’ Category

En philanthropie quand on se fait offrir une campagne de publicité pro bono, on se montre toujours très reconnaissants étant donné que ce genre de projet représente presque une activité de communication qu’on ne pourrait pas se permettre financièrement. En partant de ce principe, on se dit que tout résultat généré par la campagne sera acceptable vu que ça se compare à ne pas faire de campagne du tout…

C’est un peu dans cet optique que j’ai accueilli il y a quelques mois la gentille intention de l’agence Cossette de nous aider en créant un défi ludique et unique en lien direct avec qui nous sommes : un organisme ancré dans la joie, la bienveillance et le plaisir du moment présent, même si le contexte de la maladie et de l’hôpital n’est pas le plus joyeux.

Après une visite d’observation pour voir les Drs Clowns au travail, des sessions internes de brainstorm et des rencontres de travail avec l’équipe de la fondation, Cossette nous a proposé de réaliser le Drôle de défi. Résultat ? Une campagne qui a largement dépassé nos rêves les plus fous en termes de répercussions. Nous étions déjà reconnaissants avant la le début de la campagne, maintenant nous sommes sous le choc et la surprise du succès obtenu.

 

Une des leçons retirées de ce projet est qu’il est toujours bénéfique de se laisser analyser par un oeil externe. À force de travailler sur la communication de sa mission, un organisme caritatif peut tomber dans le raffinement de ses messages et oublier ce qui est simple à partager et qui capte l’attention. Cossette a très bien réussi à le faire pour nous, on les remercie grandement. De plus, Telus a eu la générosité de participer à la campagne en offrant un don de 1$ du partage, ce qui assurait dès le départ un succès financier.

Les impacts du Drôle de défi Dr Clown sont autant tangibles qu’intangibles, en ce sens que plusieurs dons ont été faits suite à l’expérience du défi, mais nous savons que l’accroissement de notre notoriété engendré par la campagne va générer des impacts sur le moyen terme aussi. Voici quelques faits saillants de la campagne :

  • La page Web du Drôle de défi a été visité près de 100 000 fois en moins de 2 mois.
  • Près de 1 000 personnes ont fait un don en ligne ou texto, plusieurs laissant des commentaires touchants : https://fondationdrclown.ca/campagnes-de-financement/drole-de-defi-91 Et la réaction sur Facebook a permis d’activer des « fans » qui ont souvent partagé des commentaires personnels renforçant notre argumentaire

  • Grâce à la participation d’une agence comme Cossette, le placement média obtenu est énorme, avec articles Presse+ et autres qui permettent de développer davantage l’argumentaire.

  • L’exécution optimale de la stratégie des médias sociaux, avec un budget de publicité important, a été clé dans la réussite de la campagne.

  • Des centaines de milliers de personnes ont vu les vidéos de la campagne sur Youtube et Facebook. Ils sont pour la très grande majorité passés de « Je ne connais pas la Fondation Dr Clown » à « C’est bien ce qu’ils font ». Maintenant c’est à nous de familiariser ces gens avec d’autres aspects de notre impact social.

 

Le Drôle de Défi Dr Clown est maintenant une campagne à faire évoluer. Les retombées financières et de renforcement de notre marque sont encore en développement, mais nous savons déjà que tous les gens recrutés et maintenant plus engagés à la cause vont devoir être mobilisés réellement. Du bon travail relationnel nous attend dans les prochains mois. Mais aussi, on peut envisager que refaire vivre cette campagne annuellement en présentant d’autres facettes de notre mission.

Quand une campagne de publicité pro bono génère de bons résultats financiers et branding en plus d’offrir un actif de communication à long terme, on peut franchement parler d’une belle exécution utile à l’organisme…

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Considérons ces deux réalités québécoises bien simples et difficiles à contredire :

  1. Les besoins en santé, éducation, lutte contre la pauvreté et dans bien d’autres secteurs de notre société sont grandissants;
  2. L’état n’augmentera sa participation dans les zones de réponse à ces besoins, au contraire la tendance est à la diminution du rôle social étatique.

Dans ce contexte, il faut que l’impact social des dizaines de milliers d’OBNL québécois qui s’impliquent dans tous les secteurs sociaux soit plus grand grâce à une de ces deux solutions :

  1. Une croissance en efficacité;
  2. Une augmentation des moyens rendue possible par un meilleur financement.

La croissance en efficacité devrait toujours être un objectif poursuivi, je prends pour acquis que tout organisme caritatif qui se respecte en fait une priorité. Je pense donc qu’il faut se concentrer sur l’augmentation des revenus…

Mais voilà que Statistiques Canada nous communique une information peu encourageante concernant les habitudes de don au Québec : en termes de dons individuels, les québécois ne deviennent pas plus généreux.

En prenant connaissance de ces statistiques qui sont normalement expliquées par le taux élevé d’imposition au Québec, le faible revenu discrétionnaire des québécois et la quasi absence du don religieux, je me questionne sur la communication récente de Jean-Marc Léger à propos des 7 clés pour comprendre le Québec et les québécois, plus particulièrement sur la clé #1 :

« Les Québécois sont des hédonistes. Ils privilégient les plaisirs de la vie, l’humour et la fête : 76 % considèrent qu’il est plus important d’“avoir du plaisir” que de “faire son devoir”. “La joie de vivre est la valeur numéro un, au cœur de la différence québécoise.” D’où le succès des chanteurs et des humoristes, l’engouement pour les festivals et les grands rassemblements festifs, la popularité de l’équipe de hockey des Canadiens de Montréal, “véritable phénomène de société”, ou encore l’importance accordée aux plaisirs de la table. »

Y aurait-il un lien inversement proportionnel entre l’hédonisme au sein de la population et la notion de « faire son devoir » philanthropique? Possible. Mais comme je croise beaucoup de gens extrêmement généreux et hédonistes, je sais que les 2 sont conciliables.

La philanthropie corporative se redéfinit…

Dans ce contexte de baisse du don individuel, la transformation du don corporatif représente selon moi une belle lueur d’espoir (la seule?). Par transformation du don corporatif j’entends la tendance remarquée des entreprises à mieux définir leurs créneaux d’engagement social et à suivre de près les organismes appuyés pour mesurer leur don en action. Il semble effectivement que de moins en moins de dons corporatifs se font « parce le neveu de tel VP est atteint de telle maladie ».

Cette tendance est remarquée par tous les professionnels de la levée de fonds qui trouvent maintenant des politiques de don très claire sur les sites Web corporatifs. La clarté est un avantage évident pour l’efficacité des processus de financement et je pense qu’elle permet le développement de partenariats plus solides dans la mesure où l’engagement de l’entreprise peut se faire à long terme et même impliquer le personnel de l’entreprise dans le partage d’expertises de haut niveau.

Bref, si le québécois moyen n’a pas tendance à augmenter ses dons de charité, il faut espérer que les entreprises vont combler les besoins en raffinant leur philanthropie et en considérant leur don comme un investissement social qui doit donner des résultats tangibles. À la limite, même si le don corporatif n’augmentait pas globalement, il serait toujours possible de donner mieux pour un impact accru. À suivre!

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bourse ensemble aidons plus

Connaissez-vous cette bourse annuelle offerte aux OBNL québécois? Vous avez la possibilités de gagner une bourse intéressante pour la création d’une campagne signature ou l’utilisation pour une période d’un an d’une plateforme de levée de fonds en ligne pour un an. Ça vaut la peine d’y jet un coup d’oeil et de proposer un projet qui sera analysé par un comité en novembre projet. L’information est disponible ici : http://www.suitedonna.com/bourse.

Voici la description de la bourse : « Une fondation ou un organisme québécois sera sélectionné par un jury afin d’obtenir la Bourse Ensemble aidons plus ainsi que le don de 5 000 $. Le jury sélectionnera le récipiendaire de la bourse selon la meilleure idée de campagne de financement qui lui sera transmise. Faites-nous part de votre concept original et dites-nous pourquoi votre idée se démarque. »

Bonne chance aux participants!

 

 

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Depuis quelques semaines que je collabore au développement de la Suite interactive donna, j’ai eu la chance de discuter avec des responsables du financement d’OBNL qui comptent sur un réseau impressionnant de bénévoles pour réaliser leur mission sociale. Au fil de ces discussions, je détecte une belle opportunité de levée de fonds auprès des bénévoles … et un certain malaise à en demander encore plus à des gens qui donnent déjà beaucoup. Est-ce que le « filet » des bénévoles peut servir à « attraper » des donateurs?

Je comprends qu’il est délicat de briser une solide relation d’engagement avec une demande additionnelle faite à de précieux de contributeurs souvent très fidèles. Mais vu que plusieurs stratégies de financement commencent avec le recrutement d’ambassadeurs passionnés, il faut reconnaître que les bénévoles sont les meilleures personnes à ce niveau.

Chaque OBNL décidera de poursuivre ou non cette opportunité, plus particulièrement en développant une campagne peer-to-peer adaptée à ce groupe. Entretemps, voici quelques raisons qui devraient faire en sorte que les bénévoles ont un excellent potentiel de levée de fonds :

  • Il n’est pas necessaire de créer un événement ou un défi pour justifier leur campagne peer-to-peer car leur bénévolat est déjà suffisant pour formuler une demande d’appui. Si un ami m’approche pour me dire que toutes les semaines il consacre trois heures de son temps à une cause, j’ai une raison de faire un don aussi bonne que si cette même personne va grimper une montagne.
  • En plus de ne pas avoir de logistique à gérer, la campagne peer-to-peer peut être permanente. Chaque bénévole fait sa levée de fonds quand il le veut, en contribuant à un objectif annuel pour le groupe.
  • Les bénévoles ont déjà plusieurs histoires et témoignages à raconter. On peut les aider à communiquer ces histoires personnelles, mais la base est là.
  • Personne n’est plus crédible qu’un bénévole non-rémunéré. Il peut décrire ce qui sera fait avec le don dans ses propres activités au sein de l’OBNL.

Des bénévoles qui font de la levée de fonds peuvent aussi être valorisés dans les réseaux sociaux de l’OBNL. Une publication Facebook est une belle façon de les remercier tout en rappelant à toute la communauté que la possibilité existe de faire une campagne de financement de la cause. Si des organismes ont déjà démontré que les bénévoles sont très souvent également donateurs, j’imagine qu’il est possible d’en faire de bons recruteurs de donateurs…

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L’Étude sur les tendances en philanthropie au Québec en 2017 menée par la firme Épisode, en collaboration avec Léger Marketing et la Banque Nationale, est maintenant disponible ici. Le communiqué de presse présentant certains faits saillants peut être lu ici.

Si je ne me trompe pas, il s’agit de la 4e édition de cette étude qui permet d’identifier certaines tendances importantes en philanthropie et de comparer les donateurs québécois au reste du Canada.

Si cette étude nous peint à nouveau un portrait un peu décevant des statistiques de dons au Québec en comparaison des autres provinces, au moins cette fois-ci on nous annonce une tendance positive alors que les québécois sont les seuls à avoir vu leur moyenne de don augmenter. Espérons que la tendance va se poursuivre!

Un autre aspect agréable de l’étude est l’introduction d’une segmentation des générations dans la présentation des comportements de don. Convio le fait aux États-Unis, mais c’est intéressant le l’adapter au Québec. En considérant les attentes de chaque génération, On peut faire le lien avec les échelons corporatifs dans lesquels les membres de ces générations sont positionnés.

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Mi-août, les vacances sont terminées, et il paraît qu’on doit déjà planifier la prochaine campagne de financement du temps des fêtes. Très importante pour financer la mission, celle-ci ne doit pas décevoir en termes de résultats. Plusieurs professionnels du financement d’organisme caritatif n’en sont pas à leur première campagne du genre, je présume que les stratégies et tactiques sont bien établies. Malgré tout et pour les nouveaux dans le métier (dont je fais encore partie), ce petit guide gratuit offert par Classy a son utilité.

C’est disponible ici : http://go.classy.org/guide-holiday-fundraising

 

ebook-holidayFundraising

 

 

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classy

J’ai récemment découvert le site de Classy et je vous le partage avec plaisir. Classy a développé ce qu’ils nomment « The #1 online and mobile fundraising Platform available« .  Cela n’est pas inintéressant, mais pour moi l’intérêt se trouve davantage sur leur page des Best practices où on trouve :

  1. un lien vers un blogue rempli de bons articles (de loin meilleurs que ceux que vous trouverez sur mon blogue :-));
  2. un autre lien vers des guides gratuits de meilleures pratiques (je vous mets au défi de me trouver un site avec plus de guides gratuits et aussi pertinents – à ne pas manquer pour les passionnés du peer-to-peer);
  3. et un autre vers de belles études de cas.

Classy adhère entièrement à la stratégie du inbound marketing (marketing de contenu). Pour développer leur clientèle, ils sont extrêmement généreux dans les conseils offerts gratuitement. Avoir eu accès à cette ressource 5 ans plus tôt, je ne doute pas que j’aurais pu concevoir plus de projets profitables et innovateurs.

Bonne lecture! Et soyez généreux à votre tour, passez le mot!

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