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Archive for the ‘Faire une différence’ Category

« Notre cause est difficile à vendre ». Voilà un commentaire que nous entendons assez souvent quand on travaille dans une agence offrant des services de marketing philanthropique. C’est justement ce que nous dit Serge Lareault de L’Itinéraire dans l’article du journal Les Affaires : « Pas facile de vendre la cause du gros barbu au coin de la rue« .

C’est indéniable, certaines causes sont plus populaires que d’autres. Comme M. Lareault le dit, les maladies infantiles, le cancer ou encore les situations d’urgence suscitent plus de réactions émotives et probablement davantage de dons spontanés. Dans le cahier Les Affaires, le même raisonnement est également exprimé par des gens impliqués dans des causes touchant la maladie mentale et la population âgée envers qui les jeunes ne sont pas très généreux. Comme ces trois causes me touchent beaucoup, je me demande comment faire pour contourner cet obstacle…

S’il est indéniable que toutes les causes ne sont pas égales dans le coeur des donateurs, il est certain qu’il existe aussi de bonnes raisons pour désirer appuyer chacune des causes. Quand je pense à L’Itinéraire, ce n’est pas le barbu au coin de la rue que je vois, c’est plutôt la personne qui déploie des efforts pour reprendre sa place dans la société, qui est prête à faire de la sollicitation tous les jours tellement elle est motivée. Je pense aussi à l’organisme visionnaire qui apprend à ses bénéficiaires comment s’en sortir, donc qui préconise une solution à long terme. Je vois également le fait que contrairement à bien des oeuvres de charité, je peux obtenir un produit de qualité en retour de mon don : une publication que j’aime bien et dans laquelle ce sont justement des gens en voie de réinsertion qui publient des articles.

Bref, je perçois plein de choses positives, moi. Sans généraliser, j’ai parfois l’impression que les gens impliqués dans les OSBL sont tellement près et depuis tellement longtemps de leur cause et de ses défis communicationnels, qu’ils ne prennent pas le recul du « marché » afin de penser comme monsieur et madame tout-le-monde. Je pense qu’il serait même fort utile pour les OSBL de mener des groupes de discussion avec des donateurs potentiels pour découvrir quelle est la perception réelle de ces derniers face à l’organisme et sa mission en explorant les questions suivantes :

  • Quels sont les points positifs ?
  • Quels sont les points négatifs ?
  • Comment se sentent-ils face à diverses manières de présenter la cause ?
  • Pourrait-on être plus audacieux ?
  • Que connaissent les gens sur la mission, la réalité sociale ?
  • Comment perçoivent-ils d’autres causes similaires ?

Selon une récente étude explorant les raisons de ne pas donner, la plus importante raison invoquée pour « se défiler » est le sentiment que le don ne peut pas vraiment faire une différence. Faire ou ne pas faire un don, c’est pareil. Voilà justement un sentiment que je ne ressens pas envers L’Itinéraire où j’ai vraiment l’impression que même en n’achetant qu’une revue au coin de la rue je fais une différence, imaginez un don mensuel!

Voici les autres faits saillants de l’étude :

  • Outre l’impression de ne pas faire une différence, la manque d’argent vient rapidement justifier l’absence de don. Mais 83% des répondants souhaitent faire des dons.
  • Comme 34% des non-donateurs font du bénévolat, la volonté de contribuer semble évidente.
  • 61% des non-donateurs se sentent sur-sollicités.
  • 58% croient que leur don ne servirait qu’à financer des dépenses administratives.
  • Près de 40% croient que c’est au gouvernement de financer les OSBL avec l’argent des taxes.
  • En plus de ne pas ressentir pouvoir faire une différence avec leur don personnel, beaucoup de non-donateurs ne croient pas que l’OSBL lui-même fait une différence.

On retient de ça que convaincre chaque donateur potentiel de l’importance de son don est crucial. De même que la démonstration de l’action sociale réalisés grâce à ses dons. Le fardeau de la preuve est plus présent que jamais.

Et pour terminer, voici une publicité que je trouve très efficace. On y voie un sans-abri plus âgé qui nous dit d’aider les jeunes dans la rue. Il ne nous demande rien pour lui-même, il nous encourage à faire une différence pour les autres. Très efficace. selon moi, ce genre de message est émouvant et présente positivement le « barbu au coin de la rue ». Donc, c’est possible.

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Le petit clip qui suit dure 3 minutes. Et dans ces 3 minutes, Taylor Mali répond à la question « What teachers make? » (Combien font les professeurs?) qui lui est posée par un avocat ridiculisant le choix de devenir enseignant. La passion avec laquelle Mali rétorque est sublime. Il nous explique que lui, en tant que professeur, il fait une différence à tous les jours, à chaque instant qu’il passe avec les élèves. Et qu’il en est fier.

Voir ce clip m’a fait penser au jeune enseignant qui distribuait un dépliant au métro Longueuil il y a quelques jours en sensibilisant les travailleurs qui passaient au fait que le gouvernement met en ce moment l’éducation de nos enfants en danger. Je ne suis pas assez familier avec ce dossier pour prendre position. Mais je me souviens qu’en entendant le plaidoyer de cet enseignement, je m’étais dit « Wow, on dirait vraiment que ce gars-là veut faire une différence! ». Il s’agissait probablement d’un Taylor Mali local. Et c’est clair que des Taylor Mali, il y en a des milliers qui nous entourent, dans plusieurs professions.

Ce sont des gens qui font un travail difficile dans lequel ils peuvent faire une différence des dizaines de fois pas jour. Ça ne doit pas être facile comme responsabilité à assumer … mais ça doit également représenter une motivation que beaucoup trop de gens n’ont pas…

Bravo à tous les Taylor Mali!

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Un copain m’a dit d’aller sur Youtube voir Gary Vaynerchuk . Ce nom ne me disait rien. Ni d’ailleurs l’exploit qui l’a rendu célèbre  qui consiste à avoir pris en main une toute petite entreprise familiale oeuvrant dans le domaine du vin et en avoit fait une entreprise nationale, et ce grâce à son utilisation des médias sociaux at à son attitude.  Comme je respecte bien le copain en question, je me suis dit qu’une petite conférence de Ted TV sur youtube ne pouvait pas me faire de tort … et je me suis donné comme objectif de trouver dans le discours de Gary Vaynerchuk des applications à la philanthropie ainsi qu’à l’idée de faire une différence.

Cet exercie ne m’a pas déçu. Je vous le recommande. Ce gars-là, à travers sa personalité bruyante, a quelque chose à offrir à tout le monde qui cherche à utiliser les médias sociaus pour une bonne cause. Mais faites attention à vos petites oreilles sensibles. Ce bonhomme n’y va pas par quatre chemins. Voic les points que je retiens :

  • La patience et la passion sont la clé du succès : sans ces deux éléments il devient très difficile d’accomplir ses rêves;
  • Le travail demeure essentiel, le succès ne vient pas facilement;
  • Il ne faut pas craindre de faire des erreurs;
  • Si vous produisez du matériel de qualité, continuellement, l’attention des médias sociaux sera attirée par votre contenu;
  • Il faut utiliser tous les outils des médias sociaux, pas seulement quelques-uns (hum…je vais devoir m’y mettre)
  • Il faut trouver des niches dans lesquelles on peut se distinguer plutôt que tenter de faire la même chose que tout le monde sans vraiment pouvoir tirer son épingle du jeu.

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C’est suite à une discussion avec une cliente de la Librairie Philanthropique qui me suggérait de faire un don à une oeuvre venant en aide aux enfants que j’ai découvert Enfants Entraide. Après réflexion, j’ai opté pour un don à la Fondation du Dr Julien, mais cela ne m’empêche pas d’avoir été très impressionné par la belle mission d’Enfants Entraide et la façon très dynamique dont elle nous est présentée.

Au delà de l’idée louable de venir en aide aux enfants des pays en voie de développement en leur procurant plus d’éducation, ce que j’aime beaucoup de cet organisme est son objectif de mobilisation des jeunes d’ici. Je trouve primordial de sensibiliser la jeunesse (qui me semble l’être plus que nous l’étions) et de leur inculquer la croyance qu’ils peuvent (et doivent) faire une différence.

Le site Web offre 2 vidéos qui valent la peine d’être visionnés. Le premier est sur la page d’accueil et il permet à Craig Kielburger, le fondateur, de nous présenter l’organisme dans un excellent français. Le deuxième se retrouve ici et il présente le programme « Me to We » qui vise la sensibilisation de jeunes envers la création d’un changement social.

Voici la mission présentée sur le site Web :

« Enfants Entraide est le plus important réseau mondial d’enfants qui s’entraident par l’éducation: plus d’un million de jeunes ont participé à nos programmes éducatifs et nos programmes de développement innovateurs dans 45 pays. Fondé par Craig Kielburger, activiste international pour les droits des enfants, Enfants Entraide possède un palmarès éloquent; incluant trois nominations pour le prix Nobel de la paix ainsi que des partenariats avec les Nations Unies et l’Oprah’s Angel Network.

Contrairement à tous les autres organismes de bienfaisance œuvrant au profit des enfants du monde, Enfants Entraide est à la fois financé et dirigé par des enfants et des adolescents. Notre mission consiste à libérer les jeunes de l’idée qu’ils sont impuissants à participer aux changements sociaux positifs, et à les inciter à agir dès maintenant pour améliorer la vie des jeunes des quatre coins du globe. »

Le vidéo promotionnel de l’organisme:

Voici en terminant un message d’Enfants Entraide pour Haiti :

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L’engagement social de Joé Juneau au Nunavik n’est pas une nouvelle, on en a parlé pas mal dans les médias il y a plusieurs mois. Mais je n’en savais rien. Et quand un ami m’a dit ce week end que certains joueurs de hockey sont vraiment généreux, comme Joé Juneau, j’ai trouvé l’histoire vraiment intéressante.

Non pas que je pense que les athlètes professionnels ne sont pas charitables. Au contraire, je sais qu’ils font souvent des visites dans les hôpitaux, aident les enfants et donnent beaucoup d’argent. Mais pour une raison que j’ignore, j’imaginais que cet engagement social des athlètes se limitait à la période de leur vie durant laquelle ils sont sous les projecteurs. Et qu’une fois la retraite annoncée, les athlètes se trouvent tous un château quelque part dans le sud pour aller y relaxer paisiblement.

Pas Joé Juneau en tout cas. En effet, ce dernier a fait un voyage au Nunavik en 2006 avec sa conjointe et il a décidé de faire une différence dans la vie de jeunes qui en ont tellement besoin. Juneau a pris conscience d’une situation qui l’a touché droit au cœur, a saisi les enjeux et les causes des problèmes sociaux de la communauté inuit, notamment le décrochage scolaire, contre lequel il combat maintenant avec un programme de hockey.

Je vous laisse écouter cette entrevue dans laquelle Joé nous explique ses motivations et son programme. J’imagine que c’est en considérant le confort et la tranquillité qu,il sacrifient, que son histoire prend toute sa signification. Et je parierais qu’il est plus heureux que plusieurs sportifs retraités qui passent leurs journées à jouer au golf…

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Seth Godin est obsédé par l’idée de la sous-performance, que ce soit au niveau des organisations (publiques, privées, sans but lucratif), du marketing et des gens en général. On le considère normalement comme un stratège marketing, mais dans les faits il ratisse pas mal plus large et ne se gêne pas pour proposer des façons de voir provocantes dont le but est de nous forcer à requestionner notre mode de pensée. Et encore une fois dans son nouveau livre « Linchpin », Godin s’en donne à coeur joie.

C’est dans le contexte de ce nouveau bouquin que Godin a publié son manifeste « Brainwashed : seven ways to reinvent yourself » qui peut également être visionné ici pour épargner du papier. Le manifeste a été ajouté au merveilleux site Change This dont la mission est de propager de bonnes idées pour changer les façons de penser. Ce site vaut vraiment le détour.

L’argumentation de Godin est relativement simple : nous avons été éduqué dans la croyance qu’il est possible de se contenter de faire les choses comme tout le monde, de viser la moyenne et de se conformer aux normes afin de prendre une place bien confortable dans la société. Mais selon lui la norme ne suffit plus dans la nouvelle économie fortement influncée par le Web et ses possibilités exponentielles. Pour arriver à ses fins, il faut briser les chaînes de l’endoctrinement et se libérer du lavage de cerveau subit par chacun. Cet argument de Godin présume toutefois une chose très importante : vous désirez faire un travail et mener une vie qui fait une différence dans le monde.

Voici les 7 conseils de Godin :

  1. Connectez-vous : utiliser les médias sociaux à des fins constructive. Pour Godin, briser l’isolement grâce aux médias sociaux ne veut pas dire avoir 500 amis dans Facebook pour parler de votre party de la veille, il priorise la possibilité de rencontrer virtuellement une seule personne qui vous aide à avancer un projet important.
  2. Soyez généreux : Un des points très importants de la pensée de Godin est fondée sur l’idée que ceux qui donnent reçoivent en retour et mobilisent proportionnellement. Il applique lui-même cette théorie en donnant du contenu de qualité de façon répétée.
  3. Produisez de l’art : Détrompez-vous, Godin ne parle pas ici uniquement de musique ou de peinture. Pour lui l’art représente une création qui est offerte et qui change la personne qui la reçoit, qui fait une différence. Tout projet à saveur sociale est de l’art.
  4. Reconnaissez le lézard en vous :  Godin désigne le lézard comme étant la partie de notre cerveau qui craint d’échouer, de se faire ridiculiser et qui nous amène souvent à faire le contraire de ce qui est nécessaire à notre réussite. Il faut reconnaître le lézard, le comprendre … et le maîtriser.
  5. Produisez : Selon Godin, l’abilité à produire beaucoup et bien est plutôt rare dans notre société. Vous connaîssez des gens plein de bonnes idées … qui ne prennent jamais forme? Cette notion n’est pas nouvelle, il y a un monde entre les rêveurs et les rêveurs efficaces.
  6. Plantez-vous : Ici Godin se distingue de plusieurs personnes et des milliers d’entreprises/organismes qui ne bougent pas de peur de faire une erreur. Il est très indulgent avec les erreurs, en autant qu’elles soient suivies de réactions appropriées. Ça vient d’ailleurs supporter l’idée de produire beaucoup. Godin n’est pas perfectionniste … sans toutefois bâcler l’ouvrage. C’est un équilibre parfois difficile à gérer.
  7. Apprenez : Toujours, sans arrêt, avec passion et obsession. Plus que jamais, les possibilités sont infinies!

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Voici une autre excellente conférence de Ted. Celle-ci est donnée par Jeff Skoll, le président d’eBay qui mène une oeuvre philanthropique en finançant Participant Media. La mission de Participant Media est de faire une différence socialement en produisant des films qui présentent une histoire en mesure de changer notre façon de voir le monde. La liste des films produits par Participant Media est impressionnante :

  • Syriana;
  • Darfur Now;
  • An Inconvenient Truth;
  • Charlie wilson’s War;
  • North Country;
  • et plusieurs autres.

En conclusion, je trouve intéressant de mentionner que Jeff Skoll est né à Montréal. Il s’est retrouvé en Californie en 1993 et c’est là qu’il est devenu le président (et seul employé) d’eBay en 1996. Il s’est retrouvé à la bonne place, au bon moment. Et il est maintenant extrêmement riche. Mais à travers son parcours, Skoll semble toujours avoir eu une conscience sociale, comme le démontrent son initiative de mettre en place une fondation pour eBay et la création de sa propre fondation à laquelle il a donné environ 1 milliard de dollars en valeur en actions d’eBay.

À travers cette fondation, Jeff Skoll investit dans de nombreux projets sociaux qui s’attaquent à une multitude de problématiques sociales.

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