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Posts Tagged ‘baby boomers’

La Banque de Montréal fait des efforts importants pour se rapprocher des Baby Boomers et mieux les connaître afin de les recruter comme clients. C’est une stratégie fort intelligente considérant l’ampleur démographique de cette génération ainsi que les montants d’argent dont elle dispose. Un volet intéressant de cet intérêt de la Banque de Montréal envers les Baby Boomers est sa volonté de les aider à mieux planifier les dons de charité.

Et c’est en menant une étude dernièrement  sur le comportement des Baby Boomers en matière de dons de charité, que nous apprenons les faits suivants. Le rapport complet de l’étude est disponible gratuitement.

  • Le sondage démontre que les baby-boomers du Canada souhaitent donner intelligemment; cependant près de la moitié d’entre eux donnent sur un coup de tête, sans planification ni budget.
  • Plus de quatre baby-boomers sur cinq considèrent les dons de bienfaisance comme une expérience familiale enrichissante et éducative, mais seulement 15 pour cent font participer leurs enfants au processus de décision.
  • Seulement un pour cent des baby-boomers font appel à un conseiller financier pour la planification de leurs dons.
  • La plupart des baby-boomers canadiens, soit 82 pour cent, prévoient augmenter, ou au moins maintenir, les sommes qu’ils versent à des organismes caritatifs au cours des cinq prochaines années, la majorité affirmant qu’ils le feront peu importe la situation économique. Cependant, la moitié d’entre eux sont seulement « quelque peu satisfaits » de leurs habitudes actuelles en matière de générosité. Voilà ce qui ressort d’un nouveau rapport publié aujourd’hui par le Centre Info-retraite de BMO, et intitulé The Evolution of Giving: From charity to philanthropy.
  • Aujourd’hui, les baby-boomers souhaitent avoir leur mot à dire, et pouvoir exercer un certain contrôle, sur la façon dont sont utilisées leurs contributions. Contrairement à leurs parents, qui avaient tendance à faire un legs à leur décès, les baby-boomers donnent tout au long de leur vie, de façon à voir quelle est l’influence de leurs dons. Mais seulement un pour cent des répondants ont admis faire appel à un conseiller financier pour la planification de leurs dons.
  • Pour 68 pour cent des répondants, la raison principale de leur générosité est « De faire une différence pour une cause en laquelle je crois ».
  • La majorité des répondants, soit 94 pour cent, ont indiqué qu’il était important pour eux de donner à des organismes soutenant des causes locales.
  • Près d’un répondant sur trois ayant donné de l’argent à un organisme caritatif au cours des 12 derniers mois a également pris part à des campagnes de financement ou à des activités bénévoles pour un organisme.

Selon Mme Di Vito de la Banque de Montréal :  « Les baby-boomers, qui représentent près d’un Canadien sur trois, pourraient être la génération phare du changement social, provoquant la transition d’une nation de généreux donateurs (des gens qui se contentent d’envoyer des chèques à des organismes caritatifs) vers une nation de philanthropes engagés et tournés vers le long terme.

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Les baby boomers, par leur poids démographique et leur désir d’influencer le cours de l’histoire, pourrait impacter très positivement le monde philanthropique. En fait, les baby boomers impactent déjà la philanthropie dans leur attitude face aux OSBL, leur support ou leurs dons ainsi que leur bénévolat actif ou non. De plus, la plupart des OSBL sont gérés par des baby boomers qui seront bientôt à la retraite. La grande question pour les prochaines années est de voir s’ils saisiront l’opportunité qui leur est présentée d’améliorer les choses maintenant qu’ils deviendront de plus en plus des bénéficiaires des services ou des acteurs impliqués durant leur retraite.

Voici quelques-uns des éléments sur lesquels les baby boomers pourraient se montrer très utiles :

  • Les nouveaux retraités auront l’occasion de mettre une grande expertise au service des OSBL. Vous imaginez si chaque abby boomer décidait de donner 10% de son temps de retraité à des OSBL selon ses compétences? La valeur économique de ce bénévolat serait énorme.
  • En tant que voteurs très impliqués, les baby boomers pourront influencer le gouvernement à s’impliquer davantage dans le support aux OSBL ainsi que dans la communication ou valorisation entourant le bénévolat.
  • Les baby boomers sont encore nombreux à attendre un héritage important. On a souvent parlé du colossal transfert d’argent des parents de baby boomers vers leurs enfants. Que vont faire les baby boomers avec une telle fortune? Y en aura-t-il une partie pour les bonnes causes? À quel point les récents évènements négatifs des marchés boursiers ont-ils fait fondre les fortunes?
  • Les baby boomers seront de loin les plus grands bénéficiaires des services données par les OSBL. On dit parfois que cette génération est en grande forme. Espérons-le car sinon on peut craindre le pire. Est-ce que la santé personnelle est assez présente dans les préoccupations des baby boomers dont l’espérance de vie est très grande?
  • Quel rôle les baby boomers voudront dire jouer dans les OSBL? Accepteront-ils de se rendre utiles sans nécessairement prendre le leadership? Une chose est certaine, comme tout bénévole, ils voudront faire quelque chose d’intéressant pour contribuer socialement. Les OSBL pourraont-ils absorber autant de bénévolat?

Une chose est certaine, même si le moment de la retraite a été quelque peu repoussé dernièrement étant donné la crise financière, les baby boomers vont tout de même avoir une longue vie hors du monde du travail. En profiteront-ils pour développer un modèle intense d’implication sociale et ainsi dynamiser le monde philanthropique? C’est à suivre…

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Ça fait plus de 15 ans que je fais de la stratégie marketing pour aider les grandes entreprises privées à rendre leurs stratégies marketing plus rentables et efficaces. J’aimerais croire que les organismes philanthropiques ont autant les moyens de planifier et cibler leurs activités de financement ou de recrutement de bénévoles. Je suis certain que plusieurs organismes font très bien les choses car dans le domaine philanthropique plus que partout ailleurs, le retour sur l’investissement marketing est crucial, des services offerts à des gens en besoin en dépendent.

C’est pour cette raison que je vais passer du temps à explorer les diverses opportunités qui s’offrent aux organismes à but non-lucratif de maximiser leurs efforts marketing. Et une des façons les plus profitables est de bien cibler le « marché » cible des donneurs et des bénévoles potentiels. À ce titre, je crois que les baby boomers sont sûrement un des segments de la population les plus intéressants à cibler … et ils le sont probablement à outrance. Une approche efficace et subtile en terme de communication est primordiale et je reviendrai sur les meilleures pratiques à ce niveau. Pour le moment, une courte démonstration des raisons pour lesquelles les organismes devraient prioriser le segment des baby boomers pour recruter des bénévoles.

Le bénévolat représente une ressource très utile pour l’économie d’un pays. En France, une étude en 2002 a même chiffré la contribution économique du bénévolat à plus de 12 milliards d’euros! La vigueur du travail bénévole dans une société est aussi un bon indicateur de la solidité de son tissu social. Personnellement, je crois que certains bénévoles sont tout simplement des héros et qu’ils devraient être davantage valorisés. Je me souviens avoir rencontré un assisté social lors de ma maîtrise qui faisait plus de 60 heures de bénévolat par semaine et une autre qui réparait gratuitement tous les vélos de son quartier défavorisé. Voilà des gens qui font une énorme différence. Est-ce nécessaire de préciser que dans l’état actuel des services sociaux déficients et d’une population vieillissante, les bénévoles pourront jouer un rôle important.

Les baby boomers futurs retraités représentent un “marché” idéal pour les centres de bénévolats. Ils sont éduqués, spécialisés et disposent de ressources pour redonner à la communauté. De plus, un bénévolat accru de leur part contribuerait à contredire certaines rumeurs voulant que les boomers soient égoistes. Sans oublier que l’intergénérationnel pourrait être bien servi si le bénévolat se fait auprès d’une clientèle plus jeune.

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Volunteermatch, un organisme de San Francisco, vient de publier une étude concernant la participation des boomers au bénévolat. Cette étude pourrait être très utile aux organismes qui recrutent de nouveaux bénévoles car elle offre une quantité impressionante d’information. Je vous suggère fortement d’en faire la lecture dont voici les faits saillants :

  • Plus de la moitié des boomers qui ne font pas de bénévolat en ce moment ont l’intention de considérer cette activité
  • Parmi ceux-ci, les femmes et les “professionnels” sont les plus intéressés à commencer une activité bénévole
  • Les activités les plus populaires sont celles qui combinent la possibilité de faire une différence tout en apprenant de nouvelles choses
  • Un bénévole de plus de 55 ans, à cause de sa plus grande disponibilité, a une contribution substantiellement plus importante que les bénévoles plus jeunes
  • Plus on vieillit, plus il est difficile de trouver la “bonne cause”.

À ce la s’ajoute les valeurs de partage et d’entraide avec lesquelles la plupart des baby boomers ont grandi. Sûrement qu’aujourd’hui, maintenant que leur situation leur laise du temps libre, ils seront ouverts à redonner et revivre le sentiment communautaire plus que jamais?

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