Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘campagne de financement’

Mi-août, les vacances sont terminées, et il paraît qu’on doit déjà planifier la prochaine campagne de financement du temps des fêtes. Très importante pour financer la mission, celle-ci ne doit pas décevoir en termes de résultats. Plusieurs professionnels du financement d’organisme caritatif n’en sont pas à leur première campagne du genre, je présume que les stratégies et tactiques sont bien établies. Malgré tout et pour les nouveaux dans le métier (dont je fais encore partie), ce petit guide gratuit offert par Classy a son utilité.

C’est disponible ici : http://go.classy.org/guide-holiday-fundraising

 

ebook-holidayFundraising

 

 

Read Full Post »

p2p-run

Contrairement à l’expression fort optimiste : « Built it and they will come. », en philanthropie nous savons qu’il ne suffit pas de créer une campagne de levée de fonds peer-to-peer pour que ce soit un succès.

Après le lancement de la campagne, il faut rapidement recruter des alliés engagés qui vont volontairement, avec enthousiasme et en grand nombre décider de mobiliser leurs réseaux personnel ou professionnel dans le but d’atteindre un objectif financier de x$.

Mais même avec le recrutement d’alliés engagés, le succès n’est pas garanti. Encore faut-il que ces derniers atteignent leur objectif de collecte de fonds. Et pour ça, il faut les aider, les outiller et les animer.

Voici les grandes lignes de deux articles (The top three things to do after making a fundraising page et P2P fundraising: the thin line between success and failure) qui offrent de bons conseils sur les meilleures pratiques en collecte de fonds individuelle à adopter dans le cadre de vos campagnes peer-to-peer :

  1. Assurez-vous que vos participants donnent l’exemple. Une campagne personnelle de levée de fonds sera plus efficace si l’allié engagé qui fait la collecte a lui-même fait son don. Même chose pour les activités de types voyage caritatif : il faut absolument que le participant paie lui-même pour son voyage ou son activité, montrant ainsi qu’il est prêt à donner de son argent avant d’en demander aux autres.
  2. Aidez les participants à personnaliser leur page de collecte de fonds. Pour les guider, encouragez-les à exprimer pourquoi votre cause est importante à leurs yeux et qu’ils ont décidé de s’investir dans une collecte de fonds. Une photo ou vidéo ainsi qu’un texte vraiment personnel font une grande différence pour convaincre les amis et collègues de faire un plus gros don.
  3. Donnez toute son importance à l’objectif financier. Celui-ci doit être pris au sérieux par les participants, chacun doit se l’approprié et le considérer comme un minimum absolu, par une cible approximative.
  4. Rappelez que sans demande il n’y a pas de dons. Il faut demander directement, parfois à répétition, dans tous les lieux possibles (face à face, courriel, Facebook, Linked in. Pour les aider, n’hésitez pas à leur donner des textes rédigés, mais à personnaliser. Et expliquez leur les vertus de la répétition, il ne faut pas se contenter de demander une seule fois. Pas de réponse ne veut pas dire non, un rappel est toujours utile.
  5. Suggérez aux participants de préconiser une approche personnelle avec leurs donateurs les plus probables. Une demande de don par courriel est toujours efficace, mais il n’y a rien comme le face à face pour les gens avec qui on est plus proche, ou ceux qui risquent de faire un don plus important.
  6. Proposez à vos participants de segmenter leur collecte de fonds en commençant par les gens qui sont les plus proches d’eux. Ceux-ci ont une plus grande probabilité de don et cela va aider à créer un momentum, tout en définissant une tendance au niveau de la moyenne de don.
  7. Incitez-les à utiliser les réseaux sociaux. C’est prouvé, les utilisateurs de réseaux dépassent dans une mesure de 60% leur objectif, ce qui est de loin supérieur à ceux qui ne l’utilisent pas. Il est bon aussi d’utiliser les réseaux sociaux pour remercier les donateurs publiquement et pour informer les gens sur l’avancement de la collecte de fonds.
  8. Facilitez la création d’équipes. En équipe, chacun donne son maximum.
  9. Soyez disponibles pour aider vos alliés engagés qui acceptent de vous « donner » leur réseau personnel. S’ils ne vous sentent pas à l’écoute de leurs besoins, ils seront bien moins motivés.

Read Full Post »

primes

Je crois que les primes postales me dépriment. Pas vous ? Bon, j’exagère peut-être un peu. Mais ces jours-ci j’en reçois tellement dans ma boîte aux lettres, envoyées par divers OBNL, que je me demande bien comment chacune de ces campagnes de financement peuvent afficher une rentabilité.

Ça m’inquiète. Comme n’importe quel donateur, je me pose des questions quand j’ouvre une enveloppe contenant une des nombreuses variétés de primes ayant pour but de me convaincre de faire un don :

  • Combien ça coûte tout ça ?
  • Combien faut-il de dons pour payer le frais de production ?
  • Est-ce que je fais un don pour la cause ou par culpabilité ?

Il faut dire que l’automne est une période durant laquelle la boîte aux lettres se remplit vite. Et on dirait que mon adresse se retrouve dans quelques fichiers de donateurs qui sont échangés entre plusieurs OBNL.

Résultat ? À chaque fin d’année, je reçois une quantité surprenante d’auto-collants postaux, au moins un agenda, des cartes de Noel accompagnant d’autres collants et un crayon, une pièce de 5 sous et un calendrier. Tout ça en l’espace d’environ 3-4 semaines …

Au-delà de la question de la rentabilité que je considère improbable pour plusieurs OBNL,  on doit réfléchir aussi à l’image que ça projette de l’organisme?

Certaines primes « symboliques » sont touchantes et peuvent aider à la sensibilisation (ex: l’association des aveugles canadiens qui m’envoie une paire de lunettes pour aveugle à même son enveloppe et qui m’invite ne plus voir pour quelques instants) . Mais d’autres primes sont « Fabriqué en Chine », peu environnementales et envoient un drôle de message aux donateurs.

Mais vous savez quoi ? Selon moi, si on reçoit encore des primes postales, il doit y avoir une bonne raison. Les OBNL de dépensent pas inutilement et sont très près de leur argent. Tous les OBNL suivent minutieusement le retour sur investissement de leurs efforts de marketing.

Alors, si ça continue, c’est parce qu’une partie de la population est réceptive à cette approche et ce canal de communication : les baby boomers et les « séniors » qui sont les deux générations qui donnent le plus selon les statistiques.

Read Full Post »

À une époque où il devient de plus en plus difficile de convaincre le grand public d’investir dans une cause sociale, j’ai bien aimé cette conférence de Tonya Surman qui explique comment il est possible au Canada de financer un projet social concret en émettant des obligations communautaires qui sont éligibles au REER.

C’est ce qu’a fait le Centre for Social Innovation pour financer l’achat d’un établissement à Toronto pour lequel la somme de 6,5 millions était nécessaire.

Une obligation communautaire est tout simplement un prêt consenti qui rapporte à l’investisseur un retour sur financier et social. C’est ce qui peut permettre à un OSBL d’aller chercher le fonds nécessaires au financement de ses projets, normalement à grande valeur économique.

Le concept est simple, innovateur et prometteur. Je ne serais pas surpris que de nos jours on retrouve plusieurs investisseurs cherchant à obtenir un rendement financier avec leurs placements tout en faisant une différence sociale. La conférence de madame Surman met l’emphase sur la collaboration sociale, un concept qui je l’espère gagne en popularité.

Est-ce que cette approche est à la portée de plusieurs OSBL? Je pense que oui. Cette approche est sérieuse, demande des efforts, mais elle représente peut-être une solution à un défi croissant de financement au sein des organismes caritatifs.

Si vous êtes intéressé, vous pouvez consulter un résumé de la publication The Community Bond: An Innovation in Social Finance.

Read Full Post »

Une autre communication reçue en provenance du Club des petits déjeuners du Québec qui est vraiment très actif ces temps-ci. J’y apprends que la Banque Nationale s’associe au Club des petits déjeuners du Québec pour une campagne de financement. La campagne consiste à vendre des étiquettes colorées au montant de 5$ qui sont en vente dans les succursales de la Banque Nationale.

J’espère que cette campagne connaîtra beaucoup de succès. Et bravo à la Banque Nationale pour son implication sociale.

Read Full Post »

J’adore ce concept d’Oxfam qui profite du temps des fêtes pour sensibiliser la population aux dépenses inutiles (et tellement nombreuses) qui se font dans le temps des fêtes alors que l’argent pourrait servir à aider ceux qui en ont vraiment besoin. Bref, à faire une différence. Mais au-delà de la sensibilisation orchestrée par Oxfam, j’aime beaucoup le fait que l’option qui est proposée de faire un don utile est effectivement super intéressante car de nombreuses personnes vont adorer recevoir un signe de générosité au lieu du cadeau habituel qui ne sert à rien.

Je vous copie ici le texte que j’ai reçu d’Oxfam. Utilisez les liens pour vous rendre sur leur site et faire un geste positif. Bravo à Oxfam et à son ambassadeur James Hydman!

« Bonjour ,

Le temps est aux cadeaux qui font une différence !

C’est avec plaisir que j’ai accepté d’être ambassadeur pour la campagne Sans emballage d’Oxfam-Québec.

Sans emballage, est un concept à la fois simple et ludique qui donne une signification exceptionnellement humaine à l’achat d’un cadeau. Nous sommes profondément liés aux pays en développement et pourtant, nous sommes trop peu à prendre le temps de consommer en pensant aux populations les plus démunies du globe. Sans emballage vous permet d’offrir une belle pensée à un être cher tout en prenant un moment pour soutenir des communautés démunies.

Participez en grand nombre et joyeuses fêtes !

Magasinez en ligne et changez le monde !

James Hyndman
Ambassadeur d’Oxfam-Québec »

 

Read Full Post »

newphilanthropy

J’ai reçu il y a quelques jours une demande d’information concernant l’impact de la récession sur les OSBL dans leurs efforts de collecte de fonds. À première vue, la question qui nous interpelle a rapport avec les quantités de dons qui devraient diminuer à mesure que les consommateurs voient leur revenu discrétionnaire s’effriter. Et même pour ceux qui ont la chance de ne pas être touchés par la crise économique doivent certainement hésiter davantage avant de faire des dons. Sans entrer dans les détails, voici les impacts les plus évidents :

  • Les statistiques de dons sont à la baisse, ce qui n’est pas surprenant.
  • Les types de dons sont impactés – les OSBL répondant à besoins primaires comme la santé, l’alimentation et le logement sont priorisés au détriments des OSBL culturels ou d’éducation.
  • Plusieurs OSBL ont dû réduire leur masse salariale et mettre à pied certains employés permanents tout en demandant davantage des bénévoles.
  • Certains OSBL aux États-Unis ont dû fermer leur porte dans la vague de certains scandales (Comme Madoff), ce qui n’est pas directement lié à la récession mais ça vient ajouter aux défis des OSBL qui doivent convaincre les consommateurs que leur argent sera bien utilisé.
  • Plusieurs OSBL ont de la difficulté à ajuster leur communication dans un contexte de récession – comment demander de l’argent alors que les gens perdent leur emploi?

Voilà des impacts importants auxquels on pourrait sûrement en ajouter d’autres. En étant positif, on peut espérer qu’un fois la récession terminée, les choses reviendront à la normale et les défis énoncés ci-dessus vont se régler tout seuls. Mais je pense que ce serait faire erreur car sur un fond de révolution du Web vers des applications hautement participatives, la récession ainsi que les scandales financiers qui l’ont accompagnée ont suscité des changements de comportements de la part des consommateurs qui seront permanents. Les OSBL arriveront-ils à s’adapter à ces changements permanents? Sûrement qu’il y en aura qui feront bien la transition (qui la font déjà) et d’autres qui ne sauront pas comment et qui vont en subir les conséquences. Nous verrons bien lesquels. Voici quelques-unes de ces tendances :

  1. Les consommateurs ne se contentent plus d’un rôle passif du genre « voilà mon argent, vous pouvez en faire ce que vous voulez ». Au contraire, le donateur moyen voudra être informé sur l’utilisation de ses dons et pourra même prendre l’initiative d’en parler (en bien ou en mal) à son réseau social étendu sur le Web, peut-ême même sur son blog. Idéalement, le donateur voudra prendre part aux décisions de gestion, ce qui n’est pas du tout évident. Les OSBL devront trouver une façon de communiquer avec ce type de donateur énergique, voire de les intégrer dans leur organisme. Êtes-vous prêts à les laisser participer à l’avancement de votre OSBL?
  2. Les consommateurs cherchent de plus en plus à avoir un impact social quand ils achètent. Ils veulent agir de façon responsable et encourager des entreprises qui le sont également. C’est une excellente nouvelle pour les OSBL qui sauront s’associer aux marquent qui miseront sur cette nouvelle tendance pour acquérir de nouveaux clients ou fidéliser les clients existants.
  3. De plus en plus de consommateurs cherchent à joindre une communauté. Faire des dons dans l’isolement ne sera pas aussi intéressant que le faire en sentant la force d’un mouvement communautaire. Ça passe évidemment par le Web et nous voyons déjà certains OSBL miser sur cette tendance avec des campagnes de financement du type Web 2.0.
  4. Il est évident que le doute s’est instauré au sein des consommateurs dans la vague des scandales qui ont malheureusement touché certaines fondations majeures aux États-Unis. Transparence et rigueur seront des valeurs fondamentales pour les OSBL face à des donateurs qui risquent de poser plus de questions. La réputation des OSBL, surtout sur le Web, sera un trésor à protéger avec minutie.
  5. Dans un monde où les nouvelles sont trop souvent pessimistes, il sera important pour les OSBL de présenter les choses avec optimisme. Chaque OSBL travaille à l’amélioration d’un problème important, c’est incontournable. Il faut bien entendu en parler aux donateurs potentiels, mais il faut trouver le moyen de communiquer un message d’espoir et surtout de convaincre le donateur qu’il faut partie de la solution pour un monde meilleur. Ceci n’est pas nouveau, mais je crois que l’attention des consommateurs pour les messages pessismistes a diminué au cours des dernières années.
  6. La segmentation du marché a changé dans un monde où les leaders d’opinion sont encore plus puissants avec le Web 2.0. Réussir à mobiliser les influents du Web devient critique pour le succès des OSBL.
  7. L’innovation est maintenant une condition sine qua non. Le status quo n’est plus admissible. Les OSBL qui ne montrent pas une forme ou une autre de mouvement et d’innovation seront mal perçus par les donateurs potentiels. Ceci n’est pas évident pour les OSBL qui sont ancrés dans des façons de faire solides mais dépassées. L’idéal est de fonder l’innovation sur une base solide démontrée par une longue histoire d’implication sociale. C’est un grand défi.

Voilà sept grandes tendances qui influencent déjà les décisions des consommateurs. Il y a en a sûrement d’autres que je vous invite à ajouter dans les commentaires. À la lumière de ces changements, je dois avouer que je crains beaucoup pour certains OSBL qui vont sûrement résister au changement par manque d’ouverture ou par inconfort. Un correspondant qui désirait conserver l’anonymat m’écrivait dernièrement à quel point il est difficile d’amener du changement dans son OSBL où les postes décisionels appartiennent tous à des gens plus âgés qui ne saisissent pas l’ampleur des changements. La même chose est vraie pour les conseils d’administration qui ne sont pas toujours visionnaires.

Alors, pour répondre à la question de l’impact de la récession sur les OSBL et leur financement, peut-être verrons-nous une forme de « survival of the fittest » dans les prochaines années. Comme l’a bien vu Darwin, les mieux adaptés survivent et les autres disparaissent…

Read Full Post »

Older Posts »

%d blogueurs aiment cette page :