Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Campagnes publicitaires’

primes

Je crois que les primes postales me dépriment. Pas vous ? Bon, j’exagère peut-être un peu. Mais ces jours-ci j’en reçois tellement dans ma boîte aux lettres, envoyées par divers OBNL, que je me demande bien comment chacune de ces campagnes de financement peuvent afficher une rentabilité.

Ça m’inquiète. Comme n’importe quel donateur, je me pose des questions quand j’ouvre une enveloppe contenant une des nombreuses variétés de primes ayant pour but de me convaincre de faire un don :

  • Combien ça coûte tout ça ?
  • Combien faut-il de dons pour payer le frais de production ?
  • Est-ce que je fais un don pour la cause ou par culpabilité ?

Il faut dire que l’automne est une période durant laquelle la boîte aux lettres se remplit vite. Et on dirait que mon adresse se retrouve dans quelques fichiers de donateurs qui sont échangés entre plusieurs OBNL.

Résultat ? À chaque fin d’année, je reçois une quantité surprenante d’auto-collants postaux, au moins un agenda, des cartes de Noel accompagnant d’autres collants et un crayon, une pièce de 5 sous et un calendrier. Tout ça en l’espace d’environ 3-4 semaines …

Au-delà de la question de la rentabilité que je considère improbable pour plusieurs OBNL,  on doit réfléchir aussi à l’image que ça projette de l’organisme?

Certaines primes « symboliques » sont touchantes et peuvent aider à la sensibilisation (ex: l’association des aveugles canadiens qui m’envoie une paire de lunettes pour aveugle à même son enveloppe et qui m’invite ne plus voir pour quelques instants) . Mais d’autres primes sont « Fabriqué en Chine », peu environnementales et envoient un drôle de message aux donateurs.

Mais vous savez quoi ? Selon moi, si on reçoit encore des primes postales, il doit y avoir une bonne raison. Les OBNL de dépensent pas inutilement et sont très près de leur argent. Tous les OBNL suivent minutieusement le retour sur investissement de leurs efforts de marketing.

Alors, si ça continue, c’est parce qu’une partie de la population est réceptive à cette approche et ce canal de communication : les baby boomers et les « séniors » qui sont les deux générations qui donnent le plus selon les statistiques.

Publicités

Read Full Post »

J’ai énormément de respect pour l’organisme Dans la rue dont la crédibilité est très solide étant donné la multitude d’activités mises de l’avant depuis très longtemps pour aider les jeunes à sortir de la rue. Si vous ne connaissez pas le Père Emett « Pops » Johns, je vous invite à lire sa présentation ici. Quant aux activités de l’organisme, la liste est clairement présentée ici.

Le Grenier aux nouvelles nous annonçait cette semaine une nouvelle campagne de financement pour Dans la rue. Il n’y a malheureusement pas de page spécifique pour cette campagne sur le site du Grenier aux nouvelles, il se peut donc que vous ayez de la difficulté à trouver le vidéoclip de 30 secondes qui présente les malheurs d’un jeune qui devient sans-abri, en insistant sur le fait qu’on ne naît pas dans la rue, on le devient par la voie d’un processus de marginalisation sociale. Le clip est excellent, mais très difficile (impossible?) à trouver sur le Web, ce qui n’est pas très bon d’un point de vue de dissémination.

Cette campagne me laisse un peu perplexe. Le Grenier aux nouvelles nous la présente comme un effort de financement, mais je ne vois rien dans les affiches qui nous invite à donner. Pas plus dans la publicité. En fait, il n’y a aucune action concrète offerte à quiconque voit les publicité, à part visiter le site Web de l’organisme. De plus en plus, quand je considèrele bruit marketing constant dans lequel nous vivons, je crois que les publicités d’OSBL ne doivent pas se gêner pour présenter une action claire à ceux qui vont les remarquer.  Cette occasion risque de ne se présenter qu’une seule fois…

Read Full Post »

Centraide fait encore une fois une bonne utilisation des outils du Web 2.0 qui sont disponibles et très populaires auprès des jeunes. Cette fois-ci, il s’agit du Concours 100 secondes pour Centraide. Le principe est très simple et efficace. À partir d’aujourd’hui et ce jusqu’au 15 décembre, on retrouve sur cette page Youtube les vidéos que des supporteurs ont produits en répondant à la question suivante : que faites-vous pour Centraide cette année? Les participants peuvent télécharger leur vidéo et s’inscrire pour participer. Le vidéo le plus regardé sera ensuite diffusé sur www.radio-canada.ca/techno.

Ce vidéo fort sympathique explique bien le concours et le positionnement de la campagne de Centraide. Je trouve ça excellent de pouvoir mettre un visage derrière un logo. Grâce à ce vidéo, on comprend que les gens qui pensent et réalisent les activités marketing de Centraide ont tout pour inspirer notre confiance et de plus ils réussissent bien à communiquer leur enthousiame. Finalement, l’idée de miser sur les médias sociaux permet à Centraide de se rapprocher des jeunes qui doivent et peuvent s’impliquer immédiatement dans le projet d’amélioration de leur société. Et dans quelques années, ce sont ces mêmes jeunes qui seront en mesure de supporter financièrement l’organisme et peut-être devenir des leaders d’opinion.

Read Full Post »

Comme la très grande majorité de la population, je suis fortement ému par les causes qui visent à améliorer le sort des enfants. En ce sens, la mission de la Fondation Marie-Vincent ne me laisse pas indifférent :

« La Fondation Marie-Vincent a pour mission de s’attaquer au problème de la maltraitance dont sont victimes les enfants de moins de 12 ans. Elle oeuvre au Québec où elle recueille des fonds pour financer des activités de prévention, d’éducation et d’aide aux jeunes victimes et à leurs proches. »

Donc, quand j’apprends que cette fondation lance une nouvelle campagne de financement, c’est avec beaucoup d’intérêt que je me renseigne sur la stratégie et que j’espère découvrir ce qui me semble être de bons outils de communication pour atteindre les objectifs financiers. Dans ce cas-ci, je dois dire que je suis impressionné par le support de la campagne par des personnages publics aussi populaires que Lucien bouchard et François Morency, qui est d’ailleurs le porte-parole officiel de l’organisme. Leur message de « you-hou, réveillez-vous » est excellent.

J’aime bien l’idée du microsite créé pour la campagne à l’ère du Web 2.0. Ce dernier est efficace par sa simplicité : troisx capsules vidéos courtes et bien montées pour un total de 5 options à cliquer (à part les messages de Lucien Bouchard et François Morency). Malheureusement, trois de ces cinq options mènent à la même page d’accueil de la fondation. Personnellement, quand je clique sur « Pourquoi donner », je m’attends à une « landing page » vraiment ciblée. J’ose espérer qu’un maximum de visiteurs du microsite cliqueront sur « Faire un don« .

Bien entendu, un des critères de succès de la campagne sera la capacité de générer des visites sur le microsite. À ce titre, comme j’ai une des affiches de la campagne près de chez moi, je me suis donné la peine de demander à quelques personnes leur compréhension de l’affiche suivante. Le résultat n’a malheureusement pas été fantastique. La curiosité était manifeste chez mes amis, mais personne n’a vraiment compris le message ni exprimé un réel intérêt pour aller sur le Web et en apprendre davantage. J’imagine qu’on mise beaucoup sur la notoriété de l’ourson…

Fondation Marie-Vincent

Comme le concept se décline aussi à la télé et et à la radio, souhaitons que que l’effet combiné de ces médias portera assurera le succès de la campagne car la cause des enfants maltraités mérite absolument le support et la générosité de la population.

Read Full Post »

conter une histoire

Cet article qui décrit l’importance de bien raconter des histoires engageantes dans le monde des OSBL est très intéressant. Vous serez d’accord avec moi pour dire que cette idée concernant l’importance d’une bonne histoire bien racontée pour capter l’attention du marché cible n’a rien de bien nouveau en marketing. Également, on peut affirmer que ce constat ne s’applique pas seulement en philanthropie, tout produit ou service supportée par une bonne histoire a beaucoup plus de chance de se tailler une place dans un environnement communicationnel définitivement trop chargé.

Sauf que pour les OSBL, c’est encore plus crucial de bien communiquer le message car il n’y a pas de budget marketing massif pour « sauver » un message mal rendu avec du créatif efficace. Pour la même raison, il n’y a pas non plus de répétition dans l’exécution des activités marketing qui pourrait combler des lacunes à ce niveau.

Et malheureusement, quand on visite des sites Web d’OSBL ou qu’on lit du matériel publicitaire, on constate trop souvent que ce qui est mis de l’avant n’est pas toujours très engageant. Pourtant, s’il y a un message poistif qui devrait être engageant pour les gens, c’est bien celui qui porte sur la mission des OSBL. De plus, le monde des OSBL déborde de très belles histoires touchantes qui expliquent tellement clairement les raisons pour lesquelles on devrait les supporter. En fait, la tendance dans les OSBL est souvent de rapidement parler des services rendus, des statistiques ou d’utiliser du jargon assez technique relié au milieu d’intervention.

L’auteur de l’article suggéré plus haut insiste sur la nécessité de corriger ces lacunes grâce à la communication d’histoires bien structurées qui donnent un visage très humain (ou une image précise sir l’OSBL ne se consacrent pas directement aux humains). Voici les quatre éléments d’une histoire qui a une bonne structure :

  1. Un protagoniste qu’on suit tout au long de l’histoire;
  2. Un incident qui représente l’obstacle à surmonter (que l’OSBL attaque);
  3. Des barrières qui constituent le quotidien de l’OSBL et justifient sa mission;
  4. Une résolution positive et concluante de l’incident (un success story).

À cette structure qui, vous l’avez sûrement remarqué, constitue la recette gagnante pour toutes les histoires qui sont populaires dans les romans ou au cinéma, on peut ajouter les qualités d’une bonne histoire :

  1. Concise : êtes-vous capable de la rédiger en 750 mots maximum?
  2. Rédigée ou dite dans le langage de l’audience;
  3. Pas trop prévisible, sinon on perd l’intérêt;
  4. Émotionnellement engageante;
  5. Contient un moment de vérité qui doit convaincre les gens que la situation est inacceptable et qu’il faut agir;
  6. Démontre clairement ce qu’il faur faire sans que cela soit dit, il vaut mieux le montrer à l’aide de l’histoire que simplement le dire sans histoire.

Read Full Post »

unheritage

Vous avez peut-être remarqué la nouvelle publicité d’Un héritage à partager Québec qui paraît ces temps-ci dans plusieurs publications québécoises. Cette publicité est reproduite plus bas. Sur le thème de « Et vous ! Que laisserez-vous ? », la publicité évoque des personnalités qui ont marqué l’histoire du Québec ou qui contribuent présentement à l’amélioration de la société. La campagne n’a rien d’extravagant d’un point vue visuel, mais son message est intéressant car il interpelle le lecteur quand à sa responsabilité personnelle de laisser aux générations futures une marque de son passage sur terre. Cette campagne médiatique a été proposée par des étudiants du cours de publicités sociétales et de grandes causes humanitaires du Certificat en publicité de l’Université de Montréal.

unheritage

Cette campagne de publicité vise à sensibiliser la population québécoise à propos du don planifié, une forme de don malheureusement peu connue.  C’est quoi un don planifié? « Un don planifié est l’aboutissement d’un processus de planification de dons de bienfaisance, immédiats ou futurs, qui reflète les désirs et les objectifs philanthropiques exprimés par le donateur et qui tient compte du contexte personnel, familial et fiscal qui est le sien. » Par cet effort de communication, Un Héritage à partager Québec vise à donner aux organismes de bienfaisance partenaires de nouveaux moyens pour trouver du financement à long terme. Ainsi, ils seront mieux outillés pour travailler à maintenir et à améliorer la qualité de vie de leurs communautés respectives.

Il y a un côté modeste mais efficace qui me plaît dans cette campagne ainsi qu’une belle collaboration avec l’Université de Montréal qui met les jeunes cerveaux au service d’une bonne cause. Le site Web de l’organisme est également modeste et, comme c’est la cas pour de nombreux OSBL, on n’y retrouve pas les nouveaux outils du Web 2.0 qui facilitent l’interaction. Par contre, autre signe d’efficacité, l’information qu’on y publie est efficace et utile.

Ainsi, si vous êtes un OSBL et que vous aimeriez devenir partenaire d’Un héritage à partager Québec, toute l’information se trouve ici. Pour les particuliers qui désirent en savoir plus sur le don planifié, vous  pouvez obtenir beaucoup d’informations sur les formes de dons planifiés et les démarches à entreprendre pour passer à l’action en cliquant sur l’onglet « Les dons planifiés » dans la barre verticale de gauche sur le site Web.

Read Full Post »

celine-dion

Quand je vois de la publicité et que j’y consacre un peu de mon attention, je suis de ceux qui préfèrent de loin le témoignage des gens qui reçoivent ou donnent des services dans le milieu philanthropique. Le fait de voir un gros nom, une figure connue, ne m’aide pas à créer un lien émotif avec une cause et décider de faire un don. Ceci étant dit, ce  commentaire est subjectif et je suis parfaitement conscient que les célébrités jouent un rôle important dans les efforts marketing menés par les OSBL pour créer de la notoriété et encourager les dons.

Si vous doutez de cette opinion, je vous encourage à lire cet article de Professional Fundraising dans lequel on présente la situation de quelques OSBL en Angleterre qui expliquent comment elles s’y prennent pour solliciter des célébrités et obtenir leur support. Pour ces OSBL, obtenir la participation d’une star est si importante que certaines commencent même à attribuer un rôle à temps plein à cette fonction qui consiste à identifier les personnages public, initier le contact et ensuite gérer la relation pour maintenir l’appui.

Un fait intéressant dans cette stratégie de communication : il faut réfléchir à vos besoins. J’aime bien l’exemple de l’OSBL qui vient en aide aux intoxiqués et ui expliquent comment son image est rarement perçue comme négative étant donné la dimension « volontaire » des junkys. Cette variable fait en sorte que le support de vedettes vient donner de la crédibilité à l’organisme.

Autre fait intéressant, il faut bien entendu solliciter des célébrités dont la popularité coincide avec les donateurs potentiels de votre OSBL. Finalement, trouver une célébrité qui s’engage à fonds, pas seulement pour une campagne publicitaire, est un autre élément important. Idéalement, il faut que la cause très importante pour le personnage public.

Étant donné que les vedettes (musicales, sportives, cinéma, etc…) sont extrêmement sollicitées, il faut faire preuve de doigté pour les approcher. L’article contient quelques conseils à ce sujet.

Read Full Post »

Older Posts »

%d blogueurs aiment cette page :