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Posts Tagged ‘Fondation Jovia’

En juin 2015 je prenais le poste de directeur général de la Fondation Jovia. Ça ne me gêne pas de dire aujourd’hui que si je comprenais bien au début de ce nouveau mandat le  »quoi » et le  »comment » des clowns thérapeutiques, j’en savais un peu moins sur le « pourquoi ». Comme bien des gens, et pas juste en philanthropie, j’étais plus à l’aise à communiquer des détails sur le travail d’un artiste thérapeutique (le « quoi ») et les variables en jeu pour la réalisation de sa mission (le « comment ») que les raisons profondes qui justifient et mobilisent envers la cause (le « pourquoi »).

Sans trop me questionner, je pouvais dès le départ expliquer qu’un clown thérapeutique travaille (oui, il est rémunéré car il est un professionnel dans ce qu’il fait) seulement 2 jours 1/2 par semaine vu les défis émotionnels de sa fonction. J’étais en mesure de souligner que nous devons offrir un soutien psycho-social pour aider à gérer les cas de décès d’enfants visités durant des mois et auxquels on s’attache. Ou encore de décrire la formation continue qui doit être planifiée pour se maintenir à jour sur les diverses conditions médicales rencontrées à l’hôpital, au CHSLD ou dans les écoles… Toujours du  »quoi » et du  »comment ».

Mais dès ma première visite d’observation, alors que j’accompagnais un duo de clowns à Ste-Justine, le « pourquoi » m’attendait. Nous approchions la chambre d’un petit garçon en attente d’une greffe de coeur depuis des semaines. À l’arrivée de ses amis les clowns, sa mère a compris qu’elle pouvait prendre une pause pour laisser son garçon jouer, chose que tous les enfants doivent faire, même à l’hôpital. J’ai vu que la routine existait entre le petit Kalyan et les Drs Clowns. Un petit rituel s’est déroulé, et après l’improvisation a pris le dessus pour donner lieu à une belle chasse aux étoiles filantes, à bord d’un vaisseau spatial imaginaire. Tout le long de ce jeu, mon regard alternait de l’enfant à sa mère et le  »pourquoi » commençait à prendre forme très clairement. Comme maman filmait une partie du jeu, je me suis dit que ça aussi faisait partie de la raison de notre présence : jouer, briser la routine, et laisser des souvenirs pour que le jeu se poursuive après notre départ.

Quand les clowns ont quitté la chambre, maman et fiston étaient reconnaissants. J’étais très ému, confiant que je pourrais mieux présenter la mission dans le futur et mobiliser des gens à nous suivre, surtout à nous appuyer financièrement. Le  »pourquoi » émeut et motive alors que le  »quoi » et le  »comment » peuvent faire partie des discussions, sans en être le point de départ.

Quelques semaines plus tard, la mauvaise nouvelle du décès de Kalyan nous a été communiquée. Le coeur qu’il attendait pour une transplantation n’est pas arrivé à temps. Sans hésiter, Dre Sanguine a été visiter la famille au salon funéraire, sur son temps. Quand elle m’en a parlé, j’ai encore une fois mieux mesuré notre  »pourquoi » car elle m’a dit que parmi les photos de Kalyan qui passaient en diaporama comme c’est souvent le cas au salon, nombreuses étaient celles avec des Drs Clowns. Pourquoi? Parce dans sa courte vie, ce sont sûrement les moments où il riait le plus, où il était pleinement un enfant malgré le sérieux du milieu dans lequel il a passé les derniers mois de sa vie. En d’autres mots, permettre à un enfant hospitalisé d’être un enfant est un des  »pourquoi » le plus important. Lui donner de la résilience par le fait même est aussi une justification. C’est pour ça qu’on existe.

Il ne me restait plus qu’à maîtriser mes émotion pour arriver à bien l’expliquer aux donateurs potentiels. Mais l’émotion ne m’a jamais quitté face à cette histoire. Heureusement pour moi, cette vidéo m’aide à faire passer le message …

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À la Fondation Jovia, nous misons énormément sur le story telling sur Facebook pour expliquer ce que nous faisons, comment et pourquoi dans le but d’accroître notre notoriété et l’engagement de la communauté. Nous avons la chance d’avoir en moyenne 3 ou 4 duos de clowns thérapeutiques actifs chaque jour dans les programmes de Dr Clown ou La belle visite. Des centaines de personnes sont ainsi rencontrées quotidiennement, nous procurant une quantité importante d’histoires ou de témoignages.

Depuis un an nous avons développé nos réflexes de recensement et de diffusion de ces histoires. Ayant la chance de travailler avec des artistes professionnels habitués à ressentir, raconter et poser pour la caméra, il nous est relativement facile de produire régulièrement du contenu émouvant et esthétique. Le défi n’est pas tant de trouver quoi communiquer, mais plutôt de décider comment le faire.

Ayant utilisé trois méthodes pour faire du story telling, je constate que la variété est utile. Parfois nous racontons tout simplement une intervention des clowns thérapeutiques dont la lecture exige un engagement minimal de la part de notre public. Moins souvent, nous investissons du temps et des efforts pour créer une vidéo qui sort de l’ordinaire en respectant notre côté léger et créatif. Les vidéos tout comme les textes génèrent de bons niveaux de participation. Mais force est de constater que c’est la photo qui capte le mieux l’attention et d’interaction.

Est-ce parce que la photo se consommes avec moins d’effort, en accord avec la vitesse des réseaux sociaux et le manque de temps du public cible? Ou est-ce tout simplement parce nous sommes meilleurs en photos qu’en texte ou vidéo? Comme la combinaison des 3 approches nous donne de bons résultats, nous allons continuer à varier notre communication. Mais certainement que nous la photo va prendre une place toujours plus importante. Voici quelques exemples de photos récentes qui ont eu beaucoup de succès :

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facebook jovia

Y a-t-il un expert Facebook dans la salle? Voici une question pour les lecteurs : est-il bon de « booster » une publication Facebook pour le recrutement de nouveaux amis ? Merci d’émettre votre opinion!

Notre fondation (Fondation Jovia) connaît une belle croissance de sa communauté Facebook. En 14 mois, nous avons pratiquement triplé notre nombre d’amis … quoique nous sommes partis de seulement 1 500 amis en juillet 2015.

graph facebook jovia

Nous y sommes arrivés en maintenant une bonne fréquence de publications et en mixant divers contenus : vidéos, témoignages, story telling, photos. Vous pouvez consulter notre page Facebook pour avoir une meilleure idée…et même la suivre si le contenu vous inspire! Vous verrez que nous avons un bon niveau d’engagement sur la page.

Nos publications atteignent normalement quelques milliers de gens. Une ou deux fois par semaine, une publication génère plus d’engagement et nous rejoignons alors plus de 5 000 personnes, parfois 10 000. C’est alors que Facebook nous suggère de « booster » la publication en investissant un peu d’argent. Ce que nous avons tenté à quelques reprises. Le montant requis est minime et là n’est pas notre frein. En fait, on dirait que chaque fois que nous avons « boosté » une publications, les 2-3 publications suivantes ont été peu diffusées et n’ont pas rejoint beaucoup de personnes. C’est comme si on était pénalisés après avoir investi dans Facebook. C’est normal? On fait quelque chose de mal?

Merci pour vos conseils!

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