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Posts Tagged ‘Philanthropie et Web 2.0’

p2p-run

Contrairement à l’expression fort optimiste : « Built it and they will come. », en philanthropie nous savons qu’il ne suffit pas de créer une campagne de levée de fonds peer-to-peer pour que ce soit un succès.

Après le lancement de la campagne, il faut rapidement recruter des alliés engagés qui vont volontairement, avec enthousiasme et en grand nombre décider de mobiliser leurs réseaux personnel ou professionnel dans le but d’atteindre un objectif financier de x$.

Mais même avec le recrutement d’alliés engagés, le succès n’est pas garanti. Encore faut-il que ces derniers atteignent leur objectif de collecte de fonds. Et pour ça, il faut les aider, les outiller et les animer.

Voici les grandes lignes de deux articles (The top three things to do after making a fundraising page et P2P fundraising: the thin line between success and failure) qui offrent de bons conseils sur les meilleures pratiques en collecte de fonds individuelle à adopter dans le cadre de vos campagnes peer-to-peer :

  1. Assurez-vous que vos participants donnent l’exemple. Une campagne personnelle de levée de fonds sera plus efficace si l’allié engagé qui fait la collecte a lui-même fait son don. Même chose pour les activités de types voyage caritatif : il faut absolument que le participant paie lui-même pour son voyage ou son activité, montrant ainsi qu’il est prêt à donner de son argent avant d’en demander aux autres.
  2. Aidez les participants à personnaliser leur page de collecte de fonds. Pour les guider, encouragez-les à exprimer pourquoi votre cause est importante à leurs yeux et qu’ils ont décidé de s’investir dans une collecte de fonds. Une photo ou vidéo ainsi qu’un texte vraiment personnel font une grande différence pour convaincre les amis et collègues de faire un plus gros don.
  3. Donnez toute son importance à l’objectif financier. Celui-ci doit être pris au sérieux par les participants, chacun doit se l’approprié et le considérer comme un minimum absolu, par une cible approximative.
  4. Rappelez que sans demande il n’y a pas de dons. Il faut demander directement, parfois à répétition, dans tous les lieux possibles (face à face, courriel, Facebook, Linked in. Pour les aider, n’hésitez pas à leur donner des textes rédigés, mais à personnaliser. Et expliquez leur les vertus de la répétition, il ne faut pas se contenter de demander une seule fois. Pas de réponse ne veut pas dire non, un rappel est toujours utile.
  5. Suggérez aux participants de préconiser une approche personnelle avec leurs donateurs les plus probables. Une demande de don par courriel est toujours efficace, mais il n’y a rien comme le face à face pour les gens avec qui on est plus proche, ou ceux qui risquent de faire un don plus important.
  6. Proposez à vos participants de segmenter leur collecte de fonds en commençant par les gens qui sont les plus proches d’eux. Ceux-ci ont une plus grande probabilité de don et cela va aider à créer un momentum, tout en définissant une tendance au niveau de la moyenne de don.
  7. Incitez-les à utiliser les réseaux sociaux. C’est prouvé, les utilisateurs de réseaux dépassent dans une mesure de 60% leur objectif, ce qui est de loin supérieur à ceux qui ne l’utilisent pas. Il est bon aussi d’utiliser les réseaux sociaux pour remercier les donateurs publiquement et pour informer les gens sur l’avancement de la collecte de fonds.
  8. Facilitez la création d’équipes. En équipe, chacun donne son maximum.
  9. Soyez disponibles pour aider vos alliés engagés qui acceptent de vous « donner » leur réseau personnel. S’ils ne vous sentent pas à l’écoute de leurs besoins, ils seront bien moins motivés.
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Un copain m’a dit d’aller sur Youtube voir Gary Vaynerchuk . Ce nom ne me disait rien. Ni d’ailleurs l’exploit qui l’a rendu célèbre  qui consiste à avoir pris en main une toute petite entreprise familiale oeuvrant dans le domaine du vin et en avoit fait une entreprise nationale, et ce grâce à son utilisation des médias sociaux at à son attitude.  Comme je respecte bien le copain en question, je me suis dit qu’une petite conférence de Ted TV sur youtube ne pouvait pas me faire de tort … et je me suis donné comme objectif de trouver dans le discours de Gary Vaynerchuk des applications à la philanthropie ainsi qu’à l’idée de faire une différence.

Cet exercie ne m’a pas déçu. Je vous le recommande. Ce gars-là, à travers sa personalité bruyante, a quelque chose à offrir à tout le monde qui cherche à utiliser les médias sociaus pour une bonne cause. Mais faites attention à vos petites oreilles sensibles. Ce bonhomme n’y va pas par quatre chemins. Voic les points que je retiens :

  • La patience et la passion sont la clé du succès : sans ces deux éléments il devient très difficile d’accomplir ses rêves;
  • Le travail demeure essentiel, le succès ne vient pas facilement;
  • Il ne faut pas craindre de faire des erreurs;
  • Si vous produisez du matériel de qualité, continuellement, l’attention des médias sociaux sera attirée par votre contenu;
  • Il faut utiliser tous les outils des médias sociaux, pas seulement quelques-uns (hum…je vais devoir m’y mettre)
  • Il faut trouver des niches dans lesquelles on peut se distinguer plutôt que tenter de faire la même chose que tout le monde sans vraiment pouvoir tirer son épingle du jeu.

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newphilanthropy

J’ai reçu il y a quelques jours une demande d’information concernant l’impact de la récession sur les OSBL dans leurs efforts de collecte de fonds. À première vue, la question qui nous interpelle a rapport avec les quantités de dons qui devraient diminuer à mesure que les consommateurs voient leur revenu discrétionnaire s’effriter. Et même pour ceux qui ont la chance de ne pas être touchés par la crise économique doivent certainement hésiter davantage avant de faire des dons. Sans entrer dans les détails, voici les impacts les plus évidents :

  • Les statistiques de dons sont à la baisse, ce qui n’est pas surprenant.
  • Les types de dons sont impactés – les OSBL répondant à besoins primaires comme la santé, l’alimentation et le logement sont priorisés au détriments des OSBL culturels ou d’éducation.
  • Plusieurs OSBL ont dû réduire leur masse salariale et mettre à pied certains employés permanents tout en demandant davantage des bénévoles.
  • Certains OSBL aux États-Unis ont dû fermer leur porte dans la vague de certains scandales (Comme Madoff), ce qui n’est pas directement lié à la récession mais ça vient ajouter aux défis des OSBL qui doivent convaincre les consommateurs que leur argent sera bien utilisé.
  • Plusieurs OSBL ont de la difficulté à ajuster leur communication dans un contexte de récession – comment demander de l’argent alors que les gens perdent leur emploi?

Voilà des impacts importants auxquels on pourrait sûrement en ajouter d’autres. En étant positif, on peut espérer qu’un fois la récession terminée, les choses reviendront à la normale et les défis énoncés ci-dessus vont se régler tout seuls. Mais je pense que ce serait faire erreur car sur un fond de révolution du Web vers des applications hautement participatives, la récession ainsi que les scandales financiers qui l’ont accompagnée ont suscité des changements de comportements de la part des consommateurs qui seront permanents. Les OSBL arriveront-ils à s’adapter à ces changements permanents? Sûrement qu’il y en aura qui feront bien la transition (qui la font déjà) et d’autres qui ne sauront pas comment et qui vont en subir les conséquences. Nous verrons bien lesquels. Voici quelques-unes de ces tendances :

  1. Les consommateurs ne se contentent plus d’un rôle passif du genre « voilà mon argent, vous pouvez en faire ce que vous voulez ». Au contraire, le donateur moyen voudra être informé sur l’utilisation de ses dons et pourra même prendre l’initiative d’en parler (en bien ou en mal) à son réseau social étendu sur le Web, peut-ême même sur son blog. Idéalement, le donateur voudra prendre part aux décisions de gestion, ce qui n’est pas du tout évident. Les OSBL devront trouver une façon de communiquer avec ce type de donateur énergique, voire de les intégrer dans leur organisme. Êtes-vous prêts à les laisser participer à l’avancement de votre OSBL?
  2. Les consommateurs cherchent de plus en plus à avoir un impact social quand ils achètent. Ils veulent agir de façon responsable et encourager des entreprises qui le sont également. C’est une excellente nouvelle pour les OSBL qui sauront s’associer aux marquent qui miseront sur cette nouvelle tendance pour acquérir de nouveaux clients ou fidéliser les clients existants.
  3. De plus en plus de consommateurs cherchent à joindre une communauté. Faire des dons dans l’isolement ne sera pas aussi intéressant que le faire en sentant la force d’un mouvement communautaire. Ça passe évidemment par le Web et nous voyons déjà certains OSBL miser sur cette tendance avec des campagnes de financement du type Web 2.0.
  4. Il est évident que le doute s’est instauré au sein des consommateurs dans la vague des scandales qui ont malheureusement touché certaines fondations majeures aux États-Unis. Transparence et rigueur seront des valeurs fondamentales pour les OSBL face à des donateurs qui risquent de poser plus de questions. La réputation des OSBL, surtout sur le Web, sera un trésor à protéger avec minutie.
  5. Dans un monde où les nouvelles sont trop souvent pessimistes, il sera important pour les OSBL de présenter les choses avec optimisme. Chaque OSBL travaille à l’amélioration d’un problème important, c’est incontournable. Il faut bien entendu en parler aux donateurs potentiels, mais il faut trouver le moyen de communiquer un message d’espoir et surtout de convaincre le donateur qu’il faut partie de la solution pour un monde meilleur. Ceci n’est pas nouveau, mais je crois que l’attention des consommateurs pour les messages pessismistes a diminué au cours des dernières années.
  6. La segmentation du marché a changé dans un monde où les leaders d’opinion sont encore plus puissants avec le Web 2.0. Réussir à mobiliser les influents du Web devient critique pour le succès des OSBL.
  7. L’innovation est maintenant une condition sine qua non. Le status quo n’est plus admissible. Les OSBL qui ne montrent pas une forme ou une autre de mouvement et d’innovation seront mal perçus par les donateurs potentiels. Ceci n’est pas évident pour les OSBL qui sont ancrés dans des façons de faire solides mais dépassées. L’idéal est de fonder l’innovation sur une base solide démontrée par une longue histoire d’implication sociale. C’est un grand défi.

Voilà sept grandes tendances qui influencent déjà les décisions des consommateurs. Il y a en a sûrement d’autres que je vous invite à ajouter dans les commentaires. À la lumière de ces changements, je dois avouer que je crains beaucoup pour certains OSBL qui vont sûrement résister au changement par manque d’ouverture ou par inconfort. Un correspondant qui désirait conserver l’anonymat m’écrivait dernièrement à quel point il est difficile d’amener du changement dans son OSBL où les postes décisionels appartiennent tous à des gens plus âgés qui ne saisissent pas l’ampleur des changements. La même chose est vraie pour les conseils d’administration qui ne sont pas toujours visionnaires.

Alors, pour répondre à la question de l’impact de la récession sur les OSBL et leur financement, peut-être verrons-nous une forme de « survival of the fittest » dans les prochaines années. Comme l’a bien vu Darwin, les mieux adaptés survivent et les autres disparaissent…

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Enfant-retour

La découverte plus tôt cette semaine du corps de Victoria Stafford en Ontario, une fillette de 8 ans disparue depuis 3 mois, repeésente une belle occasion de penser à supporter un OSBL comme Enfant-Retour Québec. La mission d’Enfant-Retour Québec est cruciale :

« Fondée en 1985, Enfant-Retour Québec dispense des services de première ligne aux familles dont un enfant a disparu. Son personnel accompagne, appuie et conseille les familles et collabore étroitement avec les services policiers, les médias et d’autres organisations vouées  à la recherche d’enfants.  De plus,  Enfant-Retour Québec offre des programmes de prévention et de sécurité destinés aux enfants, aux parents et aux professionnels. « 

En tant que père de deux jeunes enfants, je n’ose pas imaginer à quel point des parents peuvent être dévastés par une telle tragédie et je ne peux qu’encourager Enfant-Retour Québec à poursuivre son excellente oeuvre.

D’un point de vue marketing (le sujet de ce blog), j’en profite pour souligner le défi additionnel que représente une cause aussi importante mais dont le nombre de victimes est relativement faible comparé au cancer, à la pauvreté, à la maladie d’Alzheimer, etc… Car même s’il y a eu plus de 8 000 enfants disparus au Québec en 2008, ce grave problème demeure relativement peu connu hors des cas plus médiatisés dont nous entendons parler. Sans aucun doute, voilà un défi additionnel pour obtenir du fiancement oublic et générer des dons de la part de la population en général.

Malgré ce qui doit être un budget de communication assez limité, Enfant-Retour Québec fait du bon travail sur son site Web en communiquant habilement ses activités, sa mission et des statistiques sur le problème des enfants disparus. La présentation est claire et la navigation facile. Encore mieux, l’invitation à faire un don est présente sur toutes les pages. Même si je comprends très bien à quel point les ressources de l’OSBL doivent être sollicitées, je pense qu’une publication régulière des cas supportés par l’organisme, avec présentation des enfants disparus, de leur famille et des démarches entreprises et des résultats serviraient bien la cause. Ultimement, les gens aiment apprendre quand les histoires finissent bien et si ma compréhension est bonne Enfant-Retour Québec contribue justement à améliorer les chances de succès des recherches d’enfants disparus.

Alors, si vous me lisez et que vous aimeriez aider à sensibiliser la population quant à cet organisme, pourquoi ne pas offrir votre aide afin d’alimenter un newsletter ou un blog? Il n’y a pas de coût de production et le site Web serait encore plus visité. Faites-le, sinon je devrai le faire moi-même 🙂

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alzheimer

Ma mère avait 64 ans quand elle a commencé à se tromper dans l’utilisation des ingrédients des recettes qu’elle était si fière de faire goûter à toute la famille. Ces distractions et quelques autres étaient pratiquement taboues car nous ne voulions pas admettre que ça pouvait être l’Alzeimer. Puis un jour elle s’est perdue en prenant sa marche quotidienne, ça devenait plus inquiétant et un constat médical s’imposait. Bien que ce constat n’a jamais été effectué sans équivoque, nous avons tranquillement admis que ses distractions plus fréquentes ne pouvaient être que des symptômes de la maladie.

La suite des évènements est malheureusement bien connue des gens, de plus en plus nombeux, qui vivent près de personnes frappées par cette terrible maladie évolutive du cerveau. En commençant par une première phase de refus d’acceptation des faits, suivie d’une phase d’espoir que les médicaments pourront retarder l’avancement des symptômes, d’une autre période plus agressive, des questions qui se répètent, des pertes des capacités motrices et j’en oublie sûrement car à la fin on en sort si épuisés que l’ensemble demeure un peu flou.

À travers ces années, l’isolement de ma mère et de notre famille est devenu pratiquement inévitable. Dans notre société, personne n’est à l’aise avec la maladie en général, peu importe laquelle. Et l’Alzheimer n’est pas différente. Si je vous parle de mon expérience personnelle, c’est parce que je trouve que la campagne Je m’en souviens  de la Fédération québécoise d’alzheimer est très intéressante car elle communique justement un message qui peut aider à améliorer l’acceptation sociale de la maladie. De plus, je trouve que la Fédération québécoise d’Alzheimer utilise bien le Web 2.0 pour sensibiliser les gens : vidéos, viral, concours, etc…

Voici la description de la campagne Je m’en souviens :

 »

« La Fédération québécoise des sociétés Alzheimer est heureuse de vous faire découvrir les cinq sites touristiques naturels québécois que les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ne veulent pas oublier. Sur ce site, vous pourrez voter pour votre site préféré parmi les cinq sites présélectionnés par les personnes atteintes d’Alzheimer et leurs proches. Les personnes qui enregistreront leur vote avant le 4 juin 2009 courront la chance de gagner une escapade pour deux, d’une valeur de 2 500$, vers la destination québécoise de leur choix. »

Par un drôle de hazard, quelqu’un m’a envoyé hier soir un lien vers ce vidéo sur Youtube qui montre la relation d’un père avec son fils. Je ne sais pas si le but était de montrer comment les enfants doivent être plus patient avec des parents qui perdent la mémoire, mais le contenu s’applique parfaitement à cette situation.

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communaute webAvant de commencer à publier ce blog, je pensais un peu naivement qu’il serait logique qu’une communauté Web se créer autour des bonnes causes. Après tout, il y a des milliers de communautés Web qui existent dont les fondements sont sûrement moins solides que ceux qui pourraient justifier l’existence d’un rassemblement de gens qui veulent améliorer le sort des autres et de la planète. Il est vrai qu’il y a quelques initiatives sur lesquelles je vais me pencher dans les semaines à venir, mais elles n’en sont qu’à des stades de lancement et on ne peut pas encore parler de membership très solide.

Voici quelques idées qui alimentaient ma vision d’une communauté :

  • Un lieu de rencontre pour discuter des actions positives menées par les OSBL à travers la francophonie;
  • Des participants impliqués à tous les niveaux : bénévoles, employés d’OSBL, consultants, bénéficiaires, porte-parole, etc…;
  • Les OSBL présenteraient leur campagnes de financement ainsi que leur réalisation pour bien communiquer les bienfaits de leur mission;
  • Des forums sur les actualités locales et internationales serviraient à aider les lecture dans la sélection des bonnes causes à supporter;
  • Des échanges entre consultants et OSBL;
  • Des appels au bénévolat ainsi que des offres de bénévolat;
  • Une participation des entreprises privées qui investissent dans la communautés.

Et sûrement d’autres idées qui viendraient avec la collaboration des gens. Dans un monde idéal, cette communauté pourrait générer des revenus qui seraient redistribués aux OSBL.

Mais tout ça n’est qu’une idée que je juge maintenant peuréaliste. Après quelques mois de recherche et de lecture sur les stratégies marketing dans le monde de la philanthropie, je suis dans l’obligation de conclure : il serait très surprenant qu’une communauté Web vraiment dynamique soit lancée avec succès. Voici pourquoi je pense ainsi:

  • Les OSBL n’ont pas tendance à naturellement chercher la collaboration entre elles. Sans dire qu’il existe une certaine concurrence, je crois que le temps ainsi que la vision manquent pour que les responsables d’OSBL sortent de leur quotidien et s’impliquent dans un projet de communauté Web.
  • La culture Web n’est pas encore assez développée au sein des OSBL. combien d’OSBL ont développé un plan stratégique pour optimiser le Web?
  • Bien que les jeunes générations ont elles aussi une conscience sociale, je ne crois pas qu’une communauté Web centrée sur les bonnes causes pourrait bénéficier d’une masse critique suffisante. Car pour le moment, les supporteurs d’OSBL sont majoritairement des gens qui ne participeraient pas activement à une communauté Web.

Ceci étant dit, j’espère bien me tromper. Peut-être serai-je surpris dans quelques semaines/mois en trouver sur le Web une communauté dynamique très développée. Souhaitons-le. D’ici là, je vais continuer mes recherches et  visionner des conférences comme celle-ci de Seth Godin dans laquelle il nous explique les éléments en jeu dans la constitution de « tribues » ou mouvements qui se forment autour d’idées que les gens répandent grâce à la passion de leaders visionnaires. Selon Godin, ces leaders visionnaires jouent un rôle d’organisateurs autour d’idées qui ne sont pas nécessairement nouvelles mais qui visent le changement. Y a-t-il un visionnaire passionné dans la salle?

Encore une fois, Seth Godin communique une théorie originale de façon stimulante et drôle. Et comme vous le verrez, plusieurs des exemples utilisés concernent des bonnes causes…

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twitter_logoFaire du marketing aujourd’hui et ne pas connaître Twitter est sûrement un cas de plus en plus rare. On entend parler de Twitter depuis plusieurs mois, mais ces temps-ci on remarque que le petit oiseau est devenu « mainstream » dans les médias qui en parlent à toutes les sauces. Dans les faits, on estime à 10 millions le nombre d’utilisateurs alors que le traffic sur Twitter aurait été multiplié par 27 dans les 12 derniers. Selon certains estimés, il y aura plus de 100 millions d’utilisateurs à la fin 2009. Comme on le voit dans ce graphique suivant, la courbe d’adoption connaît une ascension impressionante:

twitter_statistics

Mais qu’en est-il de Twitter dans le monde des OSBL, plus particulièrement ici au Québec? Mon impression est que très peu d’OSBL utilisent Twitter pour se faire connaître, fidéliser un groupe de « followers » ou amasser des fonds? Ceci dit, on entend de plus en plus parler de causes qui se financent via Twitter, parfois même des histoires individuelles qui « prennent en feu » sur Twitter et qui suscitent un mouvement de générosité surprenant. D’un point de « awareness », il ne fait aucun doute que des OSBL impliquées au niveau des droits humains (exemple Aministie Internationale) font usage de Twitter pour communiquer rapidement des nouvelles liées à des injustices.

Concrètement, dans les faits, il est très difficile d’estimer le pourcentage d’utilisatiteurs dans le monde caritatif. Si on en croit cet article, seulement 5% des américains utilisent Twitter. Cette mesure fondée sur un sondage Harris effectué à la fin mars 2009, semble indiquer une forte sur-évaluation du phénomène Twitter. Mais si on se fie à cette étude également publiée suite à un sondage qui concerne uniquement les OSBL (étude que j’ai découverte grâce au blog La fontaine de pierres), c’est plus de 40% des OSBL qui utilisent Twitter! Avouez qu’entre ces deux statistique si éloignées, on peut se demander où se retrouve la réalité.

twitter_non_profit

Mais peu importe qui dit vrai, la décision de commencer à Twitter pour supporter une bonne cause ne devrait pas nécessairement dépendre du niveau actuel d’utilisation de ce réseau social par les OSBL. Je pense que cahque OSBL doit faire sa propre démarche pour mieux comprendre ce qu’est Twitter et quelle pourrait être sa place dans le plan marketing de l’organisme. Et à ce niveau, ce ne sont pas les ressources qui manquent.

Pour ceux qui aiment lire, je vous suggère cet excellent article publié par le blogueur Étienne Chabot qui contient de bons exemples et plein de liens intéressants. Une autre bonne source d’information est le DigiActive Guide to Twitter, un document d’une vingtaine de pages disponible gratuitement et qui contient quelques exemples illustrant comme Twitter a permis de créer une masse de « followers » importante.

Digiactive_guide_twitter

Si vous êtes davantage du type visuel, voic i une présentation d’introduction :

Finalement, vous pouvez visionner cette présentation Slideshare pour une application de Twitter dans le monde philanthropique:

Pour une personne qui n’est pas du tout familière avec les réseaux sociaux dynamiques du Web 2.0, Twitter n’est pas si simple à « digérer » et je comprends que cet article contient plusieurs liens vers une quantité potentiellement indigeste d’information. Mais pour une personne un peu plus familière avec les réseaux sociaux et qui souhaite investiguer le potentiel de Twitter pour une OSBL, je vous recommande ce dernier article qui pose 7 questions essentielles à répondre avant de vous lancer dans ce projet :

  1. Quels sont vos objectifs? Créer de la notoriété et de l’intérêt pour une cause est possible, amasser des montants significatifs d’argent probablement pas.
  2. Votre « marché cible » est-il sur Twitter? Vérifiez-le en lisant cet article publié par Michelle Blanc.
  3. Combien de temps pouvez-vous consacrer à Twitter? Avoir du succès dans un réseau social exige un minimum d’investissement et d’effort. C’est gratuit, mais ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas travailler.
  4. Qui aura la responsabilité de twitter dans votre OSBL?
  5. Avez-vous une idée de ce que vous direz sur Twitter? Votre seule présence ne suffira pas à créer des « followers ».
  6. Comment mesurerez-vous le succès de votre activité Twitter? Le nombre de followers, de visites sur votre sitre Web?
  7. Est-ce l’idée vous semble intéressante et amusante? si vous ne ressentez pas un minimum d’attrait pour Twitter, il est peu probable que vous en fassiez un succès.

Pour une excellente ressource additionnelle sur la question, je vous suggère de lire cet article de Michelle Blanc et prendre l’habiture de suivre son blog.

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