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Posts Tagged ‘philanthropie’

leadersJe dînais avec une amie il y a quelques jours qui me parlait du concept de leader optimiste et de son importance dans son travail. Selon elle, les leaders optimistes sont assez rares. En l’écoutant, je ne pouvais faire autrement que transposer ses paroles dans le secteur philanthropique où l’optimisme se retrouve toujours dans la balance face à la gestion du risque. À la limite, on dirait qu’optimisme rime avec irresponsabilité. Je me demande si cette fameuse gestion du risque fondée sur la crainte de nuire aux finances de l’organisme a comme impact possible l’inertie et la sous-performance.

Carolina Castro a écrit un bel article sur le leader optimiste. Celui-ci est publié par l’ordre des CHRA (« Quelle place accorder à l’optimisme »), mais il faut être membre de l’ordre pour y accéder. Voici toutefois le résumé des 6 qualités énoncées par madame Castro pour définir un leader optimiste :

  1. Savoir écouter : Être attentif à l’environnement, se montrer curieux, valoriser les échanges de points de vue, comprendre les besoins et enjeux avec ouverture d’esprit. Tout ce qui peut créer un climat de confiance pour la proposition d’idées nouvelles est bénéfique.
  2. Être orienté vers les relations : S’intéresser réellement aux autres, aimer découvrir leurs forces, avoir assez confiance pour déléguer, favoriser la contribution individuelle et le travail d’équipe, reconnaître les bons coups.
  3. Stimuler : Inciter au développement et au dépassement de soi et de groupe, encourager les apprentissages et combattre le surplace en invitant à sortir de sa zone de confort, toujours viser l’évolution. Ça ressemble à une culture d’apprentissage.
  4. Faire confiance : Oser se montrer vulnérable et transparent avec l’équipe, clarifier les attentes et ne pas cacher ses émotions.
  5. Savoir dédramatiser : Conserver son calme dans la turbulence, utiliser l’humour pour détendre l’atmosphère, faire preuve d’intelligence émotionnelle.
  6. Voir un avenir favorable : Envisager le futur avec créativité, identifier les opportunités plus que les obstacles, avoir une vision d’ensemble, croire en la puissance du collectif (de l’équipe), briser les silos pour faciliter l’action.

Étant donné l’importance sociale du rôle des organismes caritatifs, ses qualités sont selon moi encore plus cruciales en philanthropie qu’ailleurs. Sans trop généraliser, j’aurais tendance à croire qu’il manque de leaders optimistes en philanthropie. Probablement à cause de la peur de prendre des chances, on valorise davantage le conservatisme que l’innovation. Est-ce que de potentiels leaders optimistes se retiennent? Difficile de ne pas imaginer l’impact négatif sur les employés en philanthropie qui déplorent souvent l’immobilisme de leur organisme. Est-ce aux conseils d’administration que revient la responsabilité d’encourager l’optimisme?

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Ma collègue Cathia possède une belle sensibilité. Elle ressent fortement les émotions des gens qui l’entourent et sait habilement en susciter chez ceux avec qui elle communique. Quand elle m’a fait suivre cette vidéo, je n’ai pas été surpris d’être particulièrement touché par son contenu. En plus du message sublime qu’elle porte, cette vidéo est efficace dans son montage. Impeccable.

Pour tous les OBNL, il y a une belle leçon à en tirer : nos bénéficiaires, ceux dont la vie est positivement changée par nos gestes et notre mission, sont les mieux placés pour communiquer notre valeur. Ils sont crédibles, émouvants, convaincants et bien souvent plus intéressants. De plus, comme les mamans de la vidéo, notre passion envers la cause fait en sorte que nous sommes rarement satisfaits de nos résultats.

Comme les organismes caritatifs n’ont jamais assez d’occasions pour s’expliquer auprès de potentiels sympathisants, leur discours est presque toujours livré en utilisant le « nous ».  Pour cette raison, je vous recommande fortement de prendre trois minutes et visionnez cette vidéo. Vous verrez pourquoi il serait bien de donner davantage la parole à ceux qui profitent de votre action.

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Il y a quelques semaines, dans le cadre du projet de la Librairie philanthropique, j’avais fait un don à L’Oeuvre Léger qui aide à la reconstruction d’Haiti. J’ai bien aimé recevoir ce matin la communication qui suit. Plusieurs sondages le disent, les donateurs veulent savoir ce qui advient des sommes d’argent amassées. Et en ce sens, L’Oeuvre Léger fait bien d’entretenir la relation avec ses donateurs et, sans aller dans le détail de la distribution des dons, les informer des montants collectés tout en les rassurant que 100% des dons sont investis dans al reconstruction. Remarquez que nous ne pouvons pas valider cette information, mais le simple fait de m’en informer est une excellente initiative. Trop souvent, le don est suivi de la réception d’un reçu d’impôt (rarement accompagné d’un message personalisé) … et d’un silence.

« 360 000 $ amassés :
MERCI à tous nos donateurs!
 
Le travail de reconstruction s’annonce titanesque. Présentement à Léogâne pour évaluer la situation, Pierrette Lévesque, la directrice de la programmation internationale de L’OEUVRE LÉGER, affirme : « l’ampleur réelle de la catastrophe est plus considérable encore que les images diffusées dans les médias ne le laissent entrevoir.»
L’OEUVRE LÉGER tient à rappeler que 100 % des dons reçus serviront à la reconstruction : elle assumera tous les frais de gestion. »
 

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J’attire votre attention vers le site Web du magazine Don, une nouvelle publication avec une mission fort intéressante:

« L’objectif du magazine DON est de défendre et d’illustrer la philanthropie en rejoignant à la fois les gens qui donnent généreusement et les organisations qui utilisent leurs fonds. DON souhaite ainsi fournir une tribune objective à ceux qui veulent simplement faire du bien autour d’eux. La moitié du montant de l’abonnement est versé à l’organisme choisi par le lecteur. »

Le site contient des informations intéressantes pour ceux qui s’intéressent au monde la philanthropie et qui cherchent à faire une différence. Il y a une page d’actualités, une liste d’évènements dans le domaine de la philanthropie et des liens utiles.

Le contenu du premier numéro est présenté ici. Comme vous pourrez le constater en vous abonnant, les articles sont de qualité et on retrouve une bonne variété dans la revue. Dans un monde où les mauvaises nouvelles ne manquent pas, je trouve très rafraîchissant de retrouver un contenu plus positif et inspirant.

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J’aime bien cette initiative de Placements Mackenzie qui encourage les adolescents canadiens démontrant une conscience sociale au-delà de la moyenne. L’initiative prend la forme d’un concours annuel par lequel  Placement Mackenzie part à la recherche de l’adolescent le plus philanthrope du Canada.

Les prix sont les suivants:

  • Le gagnant recevra un prix de 5 000 $ qui ira à un organisme de bienfaisance de son choix.
  • Il recevra EN PLUS 1 000 $ comptant qu’il pourra garder, idéalement pour cotiser à un REEE et aider à payer ses études futures.
  • Cinq autres finalistes recevront chacun 500 $ qu’ils remettront à un organisme de bienfaisance de leur choix.

Si vous êtes un ado engagé, renseignez-vous comment participer et ne manquer pas votre chance. quoique la compétition doit être assez féroce si on se fie à ces statistiques fort encourageantes :

  • 93 % des adolescents canadiens participent à une activité philanthropique.
  • Les adolescents, qui sont près de trois millions au Canada, donnent en moyenne 293 $ de leur propre argent par année; montant presque tout aussi élevé que les 400 $ que donne chaque adulte en moyenne.
  • Les activités de collecte de fonds des adolescents produisent en moyenne 516 $ par année
  • 59 pour cent des adolescents déclarent que la principale raison pour laquelle ils font don de leur temps et de leur argent, c’est pour aider les collectivités dans lesquelles ils vivent; 58 pour cent veulent aider à rendre le monde meilleur.

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Voilà la question à laquelle le dernier « white paper » de BBMG tente de répondre (vous pouvez le télécharger gratuitement).

Si vous ne la connaissez pas, la thèse principale qui est à la base des travaux de BBMG est que le (nouveau) consommateur est beaucoup plus exigeant avec les entreprises qui lui offrent des produits et services. Selon les recherches de BBMG, les consommateurs entretiennent le doute  envers les grandes entreprises et recherchent plus de transparence et de responsabilité sociale. Dans ce mouvement, le consommateur n’est plus isolé car il est en mesure de consulter et discuter avec des millions de gens présents sur le Web.  Il s’agirait là d’une nouvelle économie impliquant un transfert de pouvoir vers les nouveaux consommateurs…et c’est dans cette nouvelle économie que les OSBL doivent obtenir l’attention ainsi que la confiance des consommateurs.

BBMG1La bonne nouvelle pour les OSBL est que les nouveaux consommateurs cherchent de plus en plus à combler un besoin de contribuer socialement à la résolution de problèmes importants. Ces problèmes sont classés par ordre d’importance dans le graphique ci-dessus (cliquez sur l’image pour l’agrandir; données pour les États-Unis). Cette réalité représente à mon avis une opportunité en or pour les OSBL qui arrivent à établir un partenariat avec des marques commerciales qui cherchent à capitaliser sur une association avec une bonne cause ayant la faveur du public.

La moins bonne nouvelle pour les OSBL est que les nouveaux consommateurs sont également plus exigeants envers les organismes auxquels ils contribuent. Ils exigent de la transparence et de l’efficacité. De plus, d’un point de vue communicationnel et relationnel, les consommateurs s’attendent à des approches qui mobilisent plusieurs individus désirant joindre une communauté de passionnés qui veulent provoquer un changement. La campagne de financement d’Obama l’a bien montré : aller chercher un petit don de la part de millions de gens peut se faire avec les outils du Web 2.0.

Les OSBL sauront-ils prendre ce virage? Je ne suis pas assez près des gens qui travaillent au sein des OSBL pour me prononcer, mais selon Seth Godin dans cet article, la réponse serait non…

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Comme la très grande majorité de la population, je suis fortement ému par les causes qui visent à améliorer le sort des enfants. En ce sens, la mission de la Fondation Marie-Vincent ne me laisse pas indifférent :

« La Fondation Marie-Vincent a pour mission de s’attaquer au problème de la maltraitance dont sont victimes les enfants de moins de 12 ans. Elle oeuvre au Québec où elle recueille des fonds pour financer des activités de prévention, d’éducation et d’aide aux jeunes victimes et à leurs proches. »

Donc, quand j’apprends que cette fondation lance une nouvelle campagne de financement, c’est avec beaucoup d’intérêt que je me renseigne sur la stratégie et que j’espère découvrir ce qui me semble être de bons outils de communication pour atteindre les objectifs financiers. Dans ce cas-ci, je dois dire que je suis impressionné par le support de la campagne par des personnages publics aussi populaires que Lucien bouchard et François Morency, qui est d’ailleurs le porte-parole officiel de l’organisme. Leur message de « you-hou, réveillez-vous » est excellent.

J’aime bien l’idée du microsite créé pour la campagne à l’ère du Web 2.0. Ce dernier est efficace par sa simplicité : troisx capsules vidéos courtes et bien montées pour un total de 5 options à cliquer (à part les messages de Lucien Bouchard et François Morency). Malheureusement, trois de ces cinq options mènent à la même page d’accueil de la fondation. Personnellement, quand je clique sur « Pourquoi donner », je m’attends à une « landing page » vraiment ciblée. J’ose espérer qu’un maximum de visiteurs du microsite cliqueront sur « Faire un don« .

Bien entendu, un des critères de succès de la campagne sera la capacité de générer des visites sur le microsite. À ce titre, comme j’ai une des affiches de la campagne près de chez moi, je me suis donné la peine de demander à quelques personnes leur compréhension de l’affiche suivante. Le résultat n’a malheureusement pas été fantastique. La curiosité était manifeste chez mes amis, mais personne n’a vraiment compris le message ni exprimé un réel intérêt pour aller sur le Web et en apprendre davantage. J’imagine qu’on mise beaucoup sur la notoriété de l’ourson…

Fondation Marie-Vincent

Comme le concept se décline aussi à la télé et et à la radio, souhaitons que que l’effet combiné de ces médias portera assurera le succès de la campagne car la cause des enfants maltraités mérite absolument le support et la générosité de la population.

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