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Posts Tagged ‘rapport de recherche’

2015 digital outlook reportIl n’est sûrement pas nécessaire d’une nouvelle recherche pour démontrer l’importance pour les OBNL d’intégrer le numérique dans leurs stratégies de collecte de fonds et de communications. En ce sens, le 2015 Digital Outlook Report, même s’il s’agit d’un rapport gratuit, pourrait ne pas vous sembler être une lecture cruciale. Je vous encourage tout de même à y jeter un coup d’oeil.

L’objectif de ce rapport est d’illuster « How have organizations adapted to meet the needs of the philanthropic consumer in 2015, both in terms of investment and strategy. » C’est moi qui met en gras le terme « philanthropic consumer » car je trouve que ça souligne bien le fait que les OBNL s’adressent à des consommateurs quand ils tentent de recruter de nouveaux donateurs … et que ces consommateurs sont habitués de se faire « parler » d’une façon souvent plus dynamique/numérique que les les OBNL ne le font.

L’étude menée auprès de 473 organismes abordent 3 grands points :

  1. La 1e partie mesure l’approche des OBNL au niveau de la structure des équipes et de l’attribution de la responsabilité numérique au sein du personnel. Cette information est communiquée en fonction de la grosseur des organismes. On y constate un certain manque d’intégration des équipes et parfois un manque de focus pour ce qui devrait être très stratégique.
  2. La 2e partie décrit les stratégies mises de l’avant par les OBNL. J’ai été surpris de voir que le marketing par email continue d’être le canal #1 des OBNL alors que les réseaux sociaux m’apparaissent plus importants. Les newsletters n’ont pas perdu de terrain dans les plans des OBNL … ça aussi ça me surprend (faites le calcul du nombre de newsletters que vous recevez vs celles que vous lisez). Comme l’étude démontre que les contenus visuels (vidéos, images et infographiques) sont maintenant la priorité des OBNL, ça confirme la prépondérance des réseaux sociaux où ces contenus sont utilisés.
  3. C’est la 3e partie qui est la plus intéressante car une approche stratégique en 4 points y est présentée. Celle-ci est basée sur le principe de financement bien connu en philanthropie : 1) le bon message, 2) à la bonne personne, 3) de la bonne manière et 4) au bon moment. En accord avec de principe, des informations pertinentes sont partagées à propos 1) du choix des contenus, 2) de la nécessité de mieux connaître les visiteurs Web et 3) de communiquer en utilisant le bon format (Comme le Web est inbound, le « 4) au bon moment » s’applique moins).

Bonne lecture!

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excellenceEn 2012, la firme Clayton Burnett a réalisé une étude intéressante sur les éléments distinctifs qui font qu’un OBNL excelle en collecte de fonds (disponible en sommaire exécutif et rapport complet). Ça date un peu comme information, mais si vous n’avez pas encore pris connaissance de cette étude, ça vaut la lecture pour comprendre les circonstances qui favorise l’excellence.

Pour mener ce projet, les chercheurs ont ciblé cinq organismes oeuvrant en Angleterre qui sont considérés comme des « top performer » (dont British Red Cross et Cancer Reaserch UK).

En relisant dernièrement le sommaire exécutif, il m’est apparu évident que les conclusions de Clayton Burnett ne s’appliquent pas qu’aux organismes caritatifs. Elles s’appliquent sûrement autant à toutes les entreprises commerciales, aux services publics et même aux équipes sportives. Je sais que certains disent toujours qu’en philanthropie « c’est pas pareil ». Mais selon moi quand on pense à ce qui cultive l’excellence, le milieu philanthropique n’est pas différent de toute autre équipe qui se regroupe autour d’une activité commune.

Je vous laisse tirer vos propres conclusions à la lecture du rapport. Et je vous invite à « prendre la mesure » de votre OBNL en fonction des 4 éléments qui suivent.

1.- Une équipe formée de gens exceptionnels

La qualité des gens embauchés est un critère de succès très important en philanthropie où les salaires ne permettent pas toujours d’attirer les plus grands talents ou les professionnels les plus expérimentés. Travailler dans notre « industrie » implique effectivement un choix financier qui ne convient pas à tout le monde, une décision qui en élimine plusieurs dès le départ. De plus, force est de constater que les taux de roulement de personnel des organismes caritatifs sont parfois très élevés. Pour ces raisons, la capacité d’un organisme à recruter puis motiver des gens passionnés et compétents est un élément critique. Surtout quand il faut aussi considérer des attributs de « soft skills » probablement encore plus importants au sein des OBNL.

Mais bâtir une belle équipe ne suffit pas, encore faut-il savoir la « gérer » en fixant des objectifs clairs et en créant des façons de penser qui aident à la cohésion des employés. La question de leadership dans un OBNL est centrale au succès car c’est souvent là que se crée (ou non) la motivation et la fidélisation des troupes.

2.- Une structure efficace

Parmi les OBNL étudiés dans cette recherche, Clayton Burnett a observé une séparation des fonctions de développement financier, finances, marketing, relations publiques et opérations pour ne nommer que celles-là. Bien entendu, la taille de l’organisme joue ici un rôle important. Pas tous les OBNL ont un département des ressources humaines, par exemple. Mais ceci n’empêche pas de définir et distribuer des tâches précises avec des objectifs clairs à différentes personnes.

Arriver à le faire sans favoriser la création de silos demande un minimum de finesse afin de conserver un esprit de coopération, et dans un monde idéal des objectifs partagés. Mais dit assez simplement, le défi est de créer un système efficace, sans duplications, où chaque partie accompli sa fonction dans les meilleures conditions. Autrement dit, les approches artisanales et improvisées ne fonctionnent pas très bien car même les employés les plus compétents n’arrivent pas à bien performer dans ces circonstances.

3.- Une culture d’apprentissage

Pour apprendre, il faut explorer et parfois se tromper. Voilà une chose que plusieurs OBNL ne croient pas pouvoir se permettre à cause de moyens et ressources limitées. Selon Clayton Burnett, un changement important de culture a dû se faire au sein des OBNL étudiés afin de favoriser les échanges d’information et l’apprentissage constant. Les gestionnaires de ces organismes ont confié que des changements importants dans les équipes de travail ont parfois dû être effectués afin de changer l’approche générale et introduire des notions de flexibilité/prise de risques dans une perspective de développement à long terme. La notion d’échec étant éliminée dans la mesure où tout le monde apprend quelque chose et réussit à s’adapter pour mieux performer dans le futur. On doit admettre que cette situation est rarement observée en philanthropie.

4.- Des idées de grandes qualités

Clayton Burnett identifie ce 4e élément mais il me semble qu’il est davantage un résultat ou une conséquence des 3 premiers. La capacité d’un OBNL a sortir des sentiers battus et se distinguer par de grands projets innovateurs ou des concepts audacieux me semble impossible si les autres éléments résumés ci-dessus ne sont pas présents. Le rapport détaillé va plus en profondeur dans le processus de génération des grandes idées (ainsi que la résolution de problèmes complexes) et la capacité de les mettre en pratique, et je crois que c’est vraiment là que ce crée la distinction entre les organismes qui font bien et ceux qui excellent.

Des gens de qualité pour former une équipe forte + une structure efficace + une culture favorable = de grandes idées porteuses de succès qui prennent forme et génèrent des résultats. Trois ingrédients clés qui produisent le quatrième menant vers l’excellence. Que ce soit en philanthropique ou dans le monde des entreprises privées, ces éléments font que ça marche ou ne marche pas. Il y sûrement d’autres critères de succès que je vous invite à partager pour le bénéfice des tous les professionnels de notre secteur…

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J’avais déjà commenté l’étude d’Épisode qui nous démontrait le retard du Québec en philanthropie. Je ne suis donc pas surpris par ces résultats de Statistique Canada qui confirment le sondage effectué par Épisode. Pas surpris, mais toujours aussi déçu.

Voici les faits saillants de l’analyse de Statistique Canada :

  • Entre 2007 et 2010, la somme totale de dons et le nombre total d’heures de bénévolat sont restés stables;
  • En 2010, 84 % de la population âgée de 15 et plus, ont donné de l’argent à un organisme de bienfaisance ou sans but lucratif pour un montant total de 10,6 milliards de dollars;
  • 13,3 millions de personnes, ou 47 % de la population, ont donné bénévolement de leur temps par l’intermédiaire d’un groupe ou d’un organisme;
  • Le montant annuel moyen des dons a été de 446 $ par donateur en 2010, soit pratiquement le même qu’en 2007;
  • La proportion de la population ayant fait un don financier à des organismes de bienfaisance et sans but lucratif était la plus élevée dans les provinces de l’Atlantique;
  • Cependant, les donateurs des provinces de l’Ouest ont donné en moyenne des sommes plus élevées;
  • Les taux de donateurs de Terre-Neuve-et-Labrador (92 %) et de l’Île-du-Prince-Édouard (91 %) étaient les plus élevés;
  • Les donateurs de l’Alberta, de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique ont donné environ 550 $ en moyenne à un organisme de bienfaisance ou sans but lucratif en 2010, un montant qui se classe parmi les plus élevés au pays.

Avec ces chiffres en tête, vous pouvez facilement constater par vous-même dans le tableau ci-dessous l’ampleur de l’écart négatif qui sépare le Québec du reste du pays! Le don annuel moyen au Québec est à 208$ vs une moyenne de 444$ pour le Canada. On dirait bien que les OSBL québécois ont du pain sur la planche!

 

 

 

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Si vous êtes intéressé à connaître l’état de la situation en matière de philanthropie au Québec, lire l’Étude sur les tendances en philanthropie au Québec en 2012 est un must. Cette étude est menée par Léger Marketing et Épisode. Le rapport de recherche en couvre large et mon intention ici est de faire ressortir les points qui retiennent mon attention et de les commenter. Il est fort possible que vous soyez intéressé par d’autres aspects de l’étude, c’est pourquoi je ne prétends pas résumer ton son contenu.

Méthodologie :

Quand on parle de Léger Marketing et d’étude de marché, on a automatiquement un sentiment de crédibilité. Mais pour rassurer les sceptiques, précisons que 2035 individues canadiens, dont 1018 québécois, ont été sondés par un questionnaire en ligne à la fin octobre 2011.  Pour les PME, ce sont 203 propriétaires et hauts dirigeants qui ont rempli le sondage en ligne alors que des responsables de dons de 30 grandes entreprises se sont prêtés à l’exercice.

Les tendances au niveau des individus :

  • C’est la 2e fois que je lis ce rapport (le précédent en 2010) et encore une fois je ne suis pas fier de la performance des individus québécois. En fait, c’est assez douloureux comme constat.
  • Même si un % similaire de québécois ont fait des dons en 2011 (63% vs 68% dans le reste du Canada), la moyenne pour la valeur monétaire des dons des québécois est à 231$ vs 517$ pour le reste du Canada. Soir deux fois moins.
  • Précisons que cette valeur monétaire moyenne des dons prend en compte autant les dons déclarés que les non-déclarés. L’argument selon lequel les québécois demandent moins de reçus d’impôt ou font plus de don spontané (à la caisse du supermarché ou sur la rue) ne tient pas la route.
  • Il faut l’admettre, le Québec arrive bon dernier en matière de dons de charité parmi les province québécoise, et de loin. On peut invoquer notre taux de taxation, le poids de notre état providence, notre histoire où le clergé occupait un rôle très important et tout autre argument culturel … le constat de demeure et je le trouve difficile à accepter.
  • Est-ce que les québécois sont vraiment moins généreux? Donnent-ils autrement? Les OSBL sont-ils moins efficaces à convaincre les donateurs?
  • Le seul point positif au tableau est que la tendance philanthropique est à la baisse dans le reste du Canada alors que le Québec maintient ses indices au même niveau.
  • Il est intéressant de noter que le Québec se distingue au niveau des types d’organismes les plus populaires alors que la santé, l’enfance et la pauvreté obtiennent plus la faveur des donateurs ici que dans le reste du Canada. À l’opposé, les organismes communautaire, ceux liés aux animaux, à l’éducation, à l’environnement et à la religion sont moins populaires.

Les tendances au niveau des PME et des grandes entreprises :

  • Cette section en contient pas de comparatif Québec vs reste du Canada, impossible de juger de l’indice de charité des entreprises québécoises.
  • Je suis un peu déçu de constater que parmi les motivations de dons, les goûts personnels des dirigeants demeurent important à 20% pour les grandes entreprises et 27% dans les PME. Selon moi, ces chiffres démontrent une absence grave de vision stratégique en matière de philanthropie corporative. Je suis sûre que favoriser l’image de l’entreprise et mobiliser les employés vont gagner en importance dans les prochaines années.
  • La crédibilité des OSBL est de loin le critère le plus important dans le choix des entreprises. Voilà qui est important pour les dirigeants d’organismes. Je suis surpris de voir que le lien entre les OSBL et les marchés ciblés par les entreprises ne semble pas avoir être considéré sérieusement par les dirigeants d’entreprise.

Les classements d’organismes, des personnalités québécoises et des entreprises :

  • Le seul secteur de cette étude pour lequel je suis resté sur ma faim, ou devrais-je dire pour lequel j’entretiens le doute, concerne les divers classements proposés.
  • Par exemple, aux niveaux des classements des organismes de santé et du domaine des services sociaux/communautaires, je vois certaines anomalies qui me font soulever les sourcils. Je ne nommerai pas d’organismes précis, mais quand vous verrez la liste, vous trouverez peut-être vous aussi que la position de certains organismes en haut des classements est surprenante ou encore que l’absence totale d’autres organismes est pratiquement pas explicable.
  • Ce classement des OSBL est très important à mon avis car il est un indicateur des de la perception du public face à l’image de marque des organismes. Ce critère devrait primer dans les décisions de dons, plus particulièrement en philanthropie corporative. Voilà pourquoi je souhaite vraiment que ce type de mesure soit élaborer davantage dans les prochaines années.
  • Le classement des personnalités publiques me semble plus recevable dans la mesure où les facteurs de popularité, de présence médiatique, de fortune personnelle peuvent venir brouiller les cartes. En ce sens, la présence de Céline Dion en première place n’est pas si surprenante. J’avoue que j’avais bien aimé voir Dan Bigras en 1e place dans l’étude précédente, il tombe en 5e place cette année.
  • En terminant, le classement des entreprises est celui qui me semble le plus difficile à prendre totalement au sérieux. Je n’ai rien contre le fait que Tim Hortons, le Cirque du soleil ou Jean Coutu soient les trois entreprises considérées les plus généreuses au Québec. Mais quand Telus arrive au 41e rang, malgré tous ses efforts concrets et sa communication de contribution sociale, y a quelque chose qui cloche.

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