Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Responsabilisation sociale des entreprises’

Un ami me faisait remarquer qu’à son avis les entreprises font preuve d’hypocrisie quand elles s’associent à des causes qu’on pourrait qualifier de contraires aux produits qu’elles commercialisent. Selon lui, McDonald’s ne devrait pas encourager des athlètes olympiques car la nourriture qu’elle vend nuit à la santé. La même logique pourrait s’appliquer aux manufacturiers de tabac qui ont longtemps (et le sont encore dans certaines parties de monde) associés aux grands évènements sportifs. On pourrait en dire autant de Labatt qui annonçait dernièrement son association à Nez rouge et le lancement de sa campagne « À vous de tracer votre ligne de conduite« .

Je ne suis pas d’accord avec ce point de vue un peu trop cynique. Peut-être suis-je naif, mais dans le cas de Labatt, comme vous pouvez le voir sur le site référé ci-dessus, son engagement à encourager les consommateurs à consommer de l’alcool avec modération me semble être un principe profondément ancré dans la culture d’entreprise. Et quand on y pense, une entreprise qui vend de l’alcool n’a pas intérêt à long terme à encourager des comportements irresponsables qui risquent de nuire à l’image corporative.

Et il faut mentionner également que cet engagement de Labatt envers Nez rouge n’est pas seulement une déclaration publique faite rapidement pour annoncer un don qui, même s’il serait substanciel, ne nécessite pas beaucoup d’efforts. Au contraire, Labatt, en plus de donner 60 000$ grâce à une activité de vente de verres Stella Artois, a mis en place un site Web pour aider les gens à mieux planifier leurs déplacements, va impliquer ses employés en tant que bénévoles pour Nez rouge, va distribuer des sapins odorants pour sensibiliser les conducteurs à la sécurité et va aussi faire de la publicité responsable sur ses camions de livraison.

Read Full Post »

Ce que j’adore de la philanthropie corporative est qu’elle démontre parfaitement qu’il est possible d’atteindre ce que nous nommons souvent comme un « win-win », une situation dans laquelle toutes les parties impliquées en ressortent gagnantes. Car même si les plus sceptiques d’entre nous sont peut-être prêts à accuser les grandes entreprises de se servir de leur support aux bonnes causes essentiellement pour se refaire une belle image, les bénéfices sociaux demeurent.

Et quoi de mieux pour illustrer ce phénomène que les investissements des grandes banques et institutions financières canadiennes dans le Fonds pour un Canada vert. Ce fonds investira dans des projets écologiques mis en place au Canada par des organismes des secteurs privé, public et à but non lucratif. Cela favorisera le développement de projets verts dans les collectivités de l’ensemble du pays.

Dans ce cas précis, les banques et les institutions financières ont grandement besoin d’améliorer la perception de leur image après une crise financière très difficile. Elles ont donc avantage à supporter l’environnement et à le faire savoir à la population. Le Fonds pour un Canada vert en sort également gagnant puisqu’il reçoit des millions de dollars en investissement. Et finalement, nous profitons tous de ces gestes des banques puisqu’ultimement nous et nos enfants avons besoin de gestes concrets pour stopper la dégradation de notre planète.

C’est dans cette optique que j’ai lu avec plaisir que la Banque TD et BMO Groupe Financier ont tous les deux annoncé aujourd’hui qu’ils sont les premiers à investir dans le Fonds pour un Canada vert. Le fait que ces deux entreprises compétitionnent pour se déclarer première à poser un geste positif est parfait. Plus la compétition sera grande, plus les bénéfices le seront également.

Je vous reproduis ci-dessous l’essentiel des communiqués de presse d’aujourd’hui pour vous faire apprécier à quel point il est crucial de bien présenter les motivations de l’entreprise et affirmer un grand niveau d’engagement social. Cela démontre également une bonne compréhension des motivations du consommateur moderne qui va prendre ce genre de gestes corporatifs en considétation dans ses décisions d’achat.

BMO Groupe Financier :

« BMO Groupe financier a annoncé aujourd’hui être l’un des investisseurs de départ du tout nouveau Fonds pour un Canada vert, le tout premier fonds d’investissement axé sur la réduction volontaire des émissions de carbone et destiné exclusivement aux grandes entreprises canadiennes. Le fonds achètera des crédits d’émission de carbone provenant de partout au Canada, et les offrira à ses investisseurs. L’investissement initial de BMO dans le fonds est de 10 millions de dollars.

BMO est fière d’être l’un des premiers investisseurs du Fonds pour un Canada vert, a déclaré Cam Fowler, chef, Stratégie et marketing, BMO Groupe financier. En matière d’environnement, nos clients s’attendent à ce que nous donnions l’exemple. En investissant dans ce fonds tout à fait unique, nous venons renforcer les efforts que nous avons déjà entrepris en vue de réduire complètement nos émissions de carbone et d’utiliser des sources d’énergie renouvelable. Nous sommes la première banque canadienne à s’être engagée à atteindre la neutralité carbonique dans le cadre de toutes ses activités, et ce, à l’échelle mondiale, dès l’année prochaine.

Nous avons déjà mis en place un certain nombre de projets en vue de réduire complètement nos émissions de carbone, et nous continuons avec l’achat d’énergie provenant de sources renouvelables, a pour sa part déclaré Jim Johnston, directeur général – Durabilité environnementale, BMO Groupe financier. Nous avons apporté des améliorations à nos façons de fonctionner, en améliorant certains bâtiments, en utilisant des technologies permettant de réduire les déplacements, et en sensibilisant nos employés à la question de l’environnement. Récemment, nous avons ajouté les provinces maritimes à notre engagement à utiliser l’énergie produite par la société Bullfrog Power, ce qui nous permettra d’acheter chaque année plus de 23 800 mégawattheures d’électricité propre. Cela représente une quantité d’énergie suffisante pour alimenter en électricité 160 succursales et locaux de BMO, partout au Canada. »

Banque TD :

« Le Groupe Financier Banque TD, la première banque au Canada à avoir promis un bilan neutre en carbone, a annoncé aujourd’hui un investissement de 3 millions de dollars dans le Fonds canadien vert. Il s’agit du tout premier fonds de placement destiné à la réduction volontaire des émissions de carbone. Ses investisseurs peuvent ainsi acheter et vendre des crédits de carbone générés localement pour réduire leur empreinte environnementale.

Nous améliorons sans cesse notre efficacité énergétique et investissons dans les énergies renouvelables, mais il nous est impossible d’éliminer complètement nos émissions de carbone. Voilà pourquoi nous avons besoin de crédits compensatoires, déclare Karen Clarke-Whistler, chef de l’environnement, Groupe Financier Banque TD. Le Fonds canadien vert est un système de crédits compensatoires générés localement qui nous permet à tous de voir, dans notre propre cours, les bienfaits d’écoles, d’hôpitaux et d’autres organismes locaux plus verts.

En investissant dans des programmes compensatoires qui permettent d’améliorer l’efficacité énergétique et de réduire les émissions de carbone dans nos communautés, nous nous élevons au rang des modèles pour ce qui est de l’utilisation de technologies pauvres en carbone. Nous profitons de l’occasion pour aider plusieurs organismes sans but lucratif à aller chercher de nouvelles sources de revenus et à réduire leurs frais d’exploitation, ajoute madame Clarke-Whistler. »

Read Full Post »

starbucks-rwanda
Howard Schultz, le président et CEO de Starbucks, était de passage récemment au Rwanda pour discuter de l’implication de son entreprise en Afrique, entre autres pour rencontrer le président du Rwanda Paul Kagame. Ces derniers ont sûrement échanger des idées concernant un nouveau centre de support aux fermiers rwandais que Starbucks va financer.  Vous pouvez lire ici le relevé de presse concernant cette visite africaine.

Starbucks a investi plus de 6 millions durant les cinq dernières années en Afrique afin d’y aider les producteurs locaux de café vis des dons pour l’éducation et la santé.  Quand on voit une entreprise aussi puissante que Starbucks (son revenu annuel dépasse le PIB de plusieurs pays d’Afrique) investir dans les pays en développement, la réaction de scepticisme de plusieurs est justifiée. On peut douter des intentions trop intéressées de l’entreprise en question ou simplement argumenter que les dons sont insuffisants considérant les moyens énormes à la disposition de cette entreprise.

Personnellement, je choisis d’être positif envers de tels gestes. Premièrement parce qu’il s’agit de gestes posés volontairement, ce qui leur donne une valeur immédiate. Deuxièmement parce que je suis heureux de voir que des entreprises puissent considérer la philanthropie corporative comme une stratégie efficace pour leur succès commercial.  Si toutes les entreprises à grands revenus en faisant autant, les effets ne seraient que bénéfiques.  Et si une entreprise choisit de faire ses dons corporatifs dans une région du globe ou envers un segment de la population de façon à aider leurs résultats commeciaux, c’est une excellente façon de rendre ces investissements profitables et ainsi augmenter la probabilité qu’ils soient répétés.

Qui a dit que la responsabilité sociale des entreprises ne pouvait pas se faire également au bénéfices de celles-ci?

Read Full Post »

tomsshoesIl y  a dans le monde de la philanthropie certaines histoires qui sont presque trop belles pour être vraies. C’est le cas de Tomsshoes.com et de son fondateur Blake Mycoskie. Je vous résume cette histoire car elle contient un potentiel d’inspiration fort intéressant en ce qui concerne le moment d’engagement ainsi que les rêves qui se réalisent parfois pour faire avancer une bonne cause.

Blake Mycoskie a connu son moment d’engagement en compétitionnant pour la victoire dans un programme TV américain nommé « The Amazing Race ». Dans cette course, les participants forment des équipes qui doivent parcourir le monde et arriver en premier pour remporter 1 million de $. Mycoskie et son équipe ont terminé 2e et c’est en complétant le parcours qu’il a visité de spays comme le Belize, l’Afrique du Sud et l’Argentine où il est retourné par la suite pour faire du bénévolat … et conceptualisé un projet sublime : vendre des chaussures aux riches pour utiliser le profit et chausser un enfant qui marche normalement sans protection pour ses pieds. Pour chaque paire de soulier vendue, une paire est remise à un enfant pauvre.

blake mycoskie2

Comme vous devez vous en douter, si je vous en parle dans cet article, c’est que le projet Tomsshoes.com a connu un succès phénoménal. Mycoskie était parti avec l’espoir de vendre 250 paires de souliers et il en a vendu plus de 130000 en quelques années! Pour 2009, Tomsshoes a un onjectif de 300000 paires de souliers vendues, donc 300000 paires de douliers données.

Avec un tel succès, on ne se surprend par que Mycoskie soit devenu un modèle en terme d’entrepreneuriat social et il croit fermement qu’en donnant, une entreprise peut se démarquer de sa compétition. Vous pouvez visionner ces deux vidéos pour mieux comprendre le beau « miracle » de Tomsshoes.com.

 

Je vous invite à visiter ma page de projet de dons pour découvrir comment vous pouvez m’aider à financer des OSBL sans avoir à donner de l’argent.

Read Full Post »

airmiles

Je vous ai parlé déjà du Consumer Report produit par BBMG qui présente des résultats concernant une prétendue (et sûrement souhaitable) tendance fondamentale des consommateurs à supporter davantage les entreprises qui affichent une responsabilisation sociale. Le nouveau Consumer Report 2009 est justement disponible depuis quelques jours comme vous pouvez le lire sur la page des nouvelles du site Web de BBMG. Si vous avez les 2 495$ disponibles pour en faire l’achat, il n’y a qu’un clic à faire, sinon j’imagine que le rapport sera bientôt disponible gratuitement quelque part sur le Web.

Pour les gens en entreprises, ce rapport vaut l’achat car il peut vous aider à développer une culture organisationnelle plus philanthropique. Pour les gens en OSBL, le rapport peut peut-être aider vos efforts de recrutement de partenaires corporatifs. Le récent rapport perle justement d’une baisse du niveau de confiance des consammateurs envers les entreprise dont l’image corporative est affactée par la crise économique. Drôle de coincidence, Infopresse nous parle aujourd’hui des efforts d’Air Miles pour se donner une image « verte« . Tant mieux.

Mais j’en profite pour mentionner que les efforts d’Air Miles pourraient être beaucoup plus importants dans le domaine de l’échange des milles accumulés contre des dons de beinfaisance. Car en effet, la seule option offerte par Air Miles concerne la WWF-Canada. Comprenez-moi bien, je n’ai rien contre la WWF-Canada, au contraire. Je crois par contre qu’Air Miles devraient offrir plus d’options à ses membres pour choisir des causes selon leurs valeurs personnelles. De plus, quand vous connaissez la valeur des milles Air Miles, vous comprenez rapidement que les 170 milles exigés pour faire un don de 20$ sont tous pris en charge par les membres. Il n’y a clairement aucun don fait par Air Miles dans ce processus. Pourquoi Air Miles ne mettrait pas un peu la main dans sa poche? Voilà une belle opprotunité manquée.

Aeroplan fait beaucoup mieux à ce niveau avec une liste d’oeuvres de charité disponibles…quoiqu’encore une fois je ne suis pas convaincu qu’Aeroplan soit plus généreux qu’Air Miles. Et comme je ne suis pas membre Aeroplan, je ne peux pas me prononcer sur ce point. Visitez cette page pour en savoir davantage

Read Full Post »

telus

Ça fait exactement 10 ans que Seth Godin nous parle de Permission Marketing dont les 3 premiers chapitres sont offerts gratuitement sur ce site. Le concept semble vieux aujourd’hui mais il demeure très réel : les consommateurs sont soumis à une quantité croissante de marketing non-sollicité et ils prennent de plus en plus le pouvoir de choisir les messages auxquels ils sont le plus réceptifs, donc de donner la permission à des entreprises de leur parler de leurs produits.

Et dans ce contexte, les entreprises qui investissent une partie de leur budget marketing dans la philanthropie corporative et qui savent bien communiquer leurs bons coups ont davantage de chance d’être bien perçues et mieux écoutées par les consommateurs. Telus en donne ici un très bel exemple alors qu’elle fait partie des entreprises récompensées par Imagine Canada pour ses collaborations qu’elles ont tissées avec la collectivité. Telus utilise bien Youtube, un outil du Web 2.0 :

Certains pourraient dire que Telus devrait plutôt ne pas se vanter de son implication sociale. Que cette façon de parler d’elle-même dans le cadre de ce qu’elle offre comme service à la Croix-Rouge rend son implication communautaire moins noble. Je ne suis pas d’accord. Je crois même que plus d’entreprises devraient se vanter de leurs bons coups et s’assurer d’en récolter les fruits en terme d’amélioration de leur image corporative au sein des consommateurs. Car plus les entreprises obtiendront un retour sur investissement au niveau de leur philanthropie corporative, plus elles seront convaincues qu’elle doivent le faire encore davantage.

Et qui sera bénéficiaire ultimement de cette pratique? Les OSBL qui offrent les services nécessaires à l’amélioration de la société dans laquelle nous évoluons. Comme je vous le mentionnais ici, la philanthropie corporative est l’une des rares idées qui produit à répétition des scénarios gagnant-gagnant.

Je vous invite à visiter ma page de projet de dons pour découvrir comment vous pouvez m’aider à financer des OSBL sans avoir à donner de l’argent.

Read Full Post »

bbmg

 » We believe that we live in one of the most promising moments in human history, where sustainability and brand strategy are one and the same — where the ideas and experiences of our stakeholders can spark innovation and the Triple Value Proposition™ delivers prosperity that is good for people and the planet.


Done right, sustainable branding will lead a revolution in which companies are no longer distinguished by the “what” of new and improved commodities, but by the “how” of human relationships, shared values and common purpose. »

Je ne suis pas très renseigné sur la façon dont les agences de marketing prennent le virage du développement durable et de la responsabilité  sociale des entreprises. Ceci étant dit, je serais heureux de découvrir qu’elles sont nombreuses à prendre un positionnement comme celui de BBMG qui se spécialise en branding des entreprises à ce qui commence à ressemble à une ère de la conscientisation sociale des consommateurs.

Ce positionnement me rend heureux parce qu’il me semble aussi efficace d’un point de vue business que bénéfique socialement.

BBMG nous présente clairement leur positionnement dans ce white paper qui explique les 5 principes essentiels au développement d’une marque durable : Branding for Sustainability. Allez y, vous n’avez que deux petites cases à remplir, le reste n’est pas obligatoire (merci BBMG). Vous aurez ainsi accès à un texte riche qui ne fait que 4 pages dans lequel BBMG décrit fort habilement les fondements d’un nouveau paradigme en matière de branding.

En lisant ce texte, vous serez peut-être comme moi égaré entre la réalité et le rêve. Ce que BBMG décrit est bel et bien réel, mais en même temps cela fait encore partie de ce qui demeure dans le domaine du souhaitable, presque trop beau pour être vrai. Par exemple, quand BBMG avance que le branding doit être fondé sur un principe de collaboration, tout le monde est d’accord pour admettre que si certains signes sont encourageants (outils pour les entreprises et le Web 2.0), ils ne sont pas encore répandus à grand échelle.

Afin de mieux convaincre les entreprises qu’il faut dès maintenant définir une stratégie de branding durable, BBMG publie également son rapport sur la conscientisation des consommateurs : Conscious Consumer Report. Ce rapport vient appuyer la stratégie de branding de BBMG sur une analyse du comportement actuel (ou futur) des consommateurs en terme de décisions d’achat. On y argumente que les consommateurs, dans leur processus décisionnel d’achat, sont de plus en plus nombreux à réfléchir selon une nouvelle liste de critères socialement responsables.

Voici un graphique tiré du rapport (cliquez sur l’image pour aggrandir):

conscience-consommateurs

Encore une fois, ce que décrit BBMG ressemble beaucoup à un monde idéal qui est fort souhaitable, mais qui ne représente pas encore la majorité du marché des consommateurs. Je crois toutefois que le mouvement positif est entrepris pour de bon même s’il risque d’être ralenti par la crise financière actuelle. Espérons que BBMG a raison et que les entreprises vont y croire!

Read Full Post »

Older Posts »

%d blogueurs aiment cette page :