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Posts Tagged ‘Stratégie marketing’

future-of-fundraising-180x234C’est le titre un peu ambitieux d’un ebook disponible gratuitement, que j’ai découvert grâce à ma collègue Julie. Le document existe parce que Blackbaud a demandé à 16 experts du domaine de se prononcer sur la question en abordant un thème spécifique. Donc il faut s’attendre à un peu de publicité des produits de Blackbaud qui est une firme avant-gardiste dans sa manière de guider les OBNL dans leurs efforts de financement provenant du grand public.

Voici comment on décrit le document :

« The Future of Fundraising, the brand-new npEXPERTS eBook, gathers 16 of the sharpest minds in nonprofits to sort through the trends and help us focus on the strategies that will lead us into the next era of philanthropy. From a renewed application of the fundraising fundamentals to frank discussions on the tools you’ll need, the topics they cover in the free eBook span a range of opportunities for positive change.« 

C’est disponible ici. Avez-vous le luxe de ne pas vous le procurer? En 2015, il semble que tous les OBNL ont besoin d’être à l’affût des dernières tendances en philanthropie et d’évaluer comment les nouveaux outils disponibles peuvent servir à mieux financer leur mission.

Bonne lecture!

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imab-logo-buttonIl n’est pas facile de mener des campagnes de marketing intégré en philanthropie. Les raisons sont nombreuses. Souvent il manque tout simplement de budget pour décliner un concept dans plusieurs canaux. Ce manque de budget est parfois causé par une crainte face au risque financier. Mais dans la plupart des cas, il y a tout simplement trop peu de contacts dans la base de données et de visiteurs sur un site Web pour que cela puisse être rentable. C’est dommage car en 2015, étant donné les campagnes des grandes entreprises commerciales, les donateurs en ont pris l’habitude et s’y attendent presque…

Malgré le défi, si le sujet vous intéresse et que vous aimeriez pouvoir consulter des études de cas, je vous suggère de suivre le blogue du Integrated Marketing Advisory Board. Plusieurs spécialistes y publient régulièrement d’excellents articles dans lesquels on peut trouver des exemples concrets de campagnes efficaces dans le milieu de la philanthropie. Ces spécialistes animent la réflexion avec beaucoup de pertinence.

Bien peu d’OBNL sont dans une situation de croissance financière en 2015 alors que les besoins pour soutenir leur mission sociale importante augmentent. Éventuellement, qu’on le veuille ou non, notre métier va devoir évoluer vers les meilleures pratiques du marketing intégré. Aussi bien commencer à se document dès maintenant.

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2015 digital outlook reportIl n’est sûrement pas nécessaire d’une nouvelle recherche pour démontrer l’importance pour les OBNL d’intégrer le numérique dans leurs stratégies de collecte de fonds et de communications. En ce sens, le 2015 Digital Outlook Report, même s’il s’agit d’un rapport gratuit, pourrait ne pas vous sembler être une lecture cruciale. Je vous encourage tout de même à y jeter un coup d’oeil.

L’objectif de ce rapport est d’illuster « How have organizations adapted to meet the needs of the philanthropic consumer in 2015, both in terms of investment and strategy. » C’est moi qui met en gras le terme « philanthropic consumer » car je trouve que ça souligne bien le fait que les OBNL s’adressent à des consommateurs quand ils tentent de recruter de nouveaux donateurs … et que ces consommateurs sont habitués de se faire « parler » d’une façon souvent plus dynamique/numérique que les les OBNL ne le font.

L’étude menée auprès de 473 organismes abordent 3 grands points :

  1. La 1e partie mesure l’approche des OBNL au niveau de la structure des équipes et de l’attribution de la responsabilité numérique au sein du personnel. Cette information est communiquée en fonction de la grosseur des organismes. On y constate un certain manque d’intégration des équipes et parfois un manque de focus pour ce qui devrait être très stratégique.
  2. La 2e partie décrit les stratégies mises de l’avant par les OBNL. J’ai été surpris de voir que le marketing par email continue d’être le canal #1 des OBNL alors que les réseaux sociaux m’apparaissent plus importants. Les newsletters n’ont pas perdu de terrain dans les plans des OBNL … ça aussi ça me surprend (faites le calcul du nombre de newsletters que vous recevez vs celles que vous lisez). Comme l’étude démontre que les contenus visuels (vidéos, images et infographiques) sont maintenant la priorité des OBNL, ça confirme la prépondérance des réseaux sociaux où ces contenus sont utilisés.
  3. C’est la 3e partie qui est la plus intéressante car une approche stratégique en 4 points y est présentée. Celle-ci est basée sur le principe de financement bien connu en philanthropie : 1) le bon message, 2) à la bonne personne, 3) de la bonne manière et 4) au bon moment. En accord avec de principe, des informations pertinentes sont partagées à propos 1) du choix des contenus, 2) de la nécessité de mieux connaître les visiteurs Web et 3) de communiquer en utilisant le bon format (Comme le Web est inbound, le « 4) au bon moment » s’applique moins).

Bonne lecture!

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primes

Je crois que les primes postales me dépriment. Pas vous ? Bon, j’exagère peut-être un peu. Mais ces jours-ci j’en reçois tellement dans ma boîte aux lettres, envoyées par divers OBNL, que je me demande bien comment chacune de ces campagnes de financement peuvent afficher une rentabilité.

Ça m’inquiète. Comme n’importe quel donateur, je me pose des questions quand j’ouvre une enveloppe contenant une des nombreuses variétés de primes ayant pour but de me convaincre de faire un don :

  • Combien ça coûte tout ça ?
  • Combien faut-il de dons pour payer le frais de production ?
  • Est-ce que je fais un don pour la cause ou par culpabilité ?

Il faut dire que l’automne est une période durant laquelle la boîte aux lettres se remplit vite. Et on dirait que mon adresse se retrouve dans quelques fichiers de donateurs qui sont échangés entre plusieurs OBNL.

Résultat ? À chaque fin d’année, je reçois une quantité surprenante d’auto-collants postaux, au moins un agenda, des cartes de Noel accompagnant d’autres collants et un crayon, une pièce de 5 sous et un calendrier. Tout ça en l’espace d’environ 3-4 semaines …

Au-delà de la question de la rentabilité que je considère improbable pour plusieurs OBNL,  on doit réfléchir aussi à l’image que ça projette de l’organisme?

Certaines primes « symboliques » sont touchantes et peuvent aider à la sensibilisation (ex: l’association des aveugles canadiens qui m’envoie une paire de lunettes pour aveugle à même son enveloppe et qui m’invite ne plus voir pour quelques instants) . Mais d’autres primes sont « Fabriqué en Chine », peu environnementales et envoient un drôle de message aux donateurs.

Mais vous savez quoi ? Selon moi, si on reçoit encore des primes postales, il doit y avoir une bonne raison. Les OBNL de dépensent pas inutilement et sont très près de leur argent. Tous les OBNL suivent minutieusement le retour sur investissement de leurs efforts de marketing.

Alors, si ça continue, c’est parce qu’une partie de la population est réceptive à cette approche et ce canal de communication : les baby boomers et les « séniors » qui sont les deux générations qui donnent le plus selon les statistiques.

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Le Diocèse de Montréal fait de la publicité ces jours-ci et pas avec n’importe qui. C’est l’agence BOS qui crée la campagne d’affichage extérieur. En 2011 aussi, une campagne avait été réalisée. Je ne sais pas si cela se fait pro bono, idem pour l’affichage. Le Diocèse de Montréal dépense-t-il pour ce type de campagne de publicité ? Y a-t-il un budget et un retour sur investissement attendu ? Je ne sais pas. Mais si on recommence en 2012, c’est sûrement parce que les résultats sont au rendez-vous.

Une chose est certaine, c’est qu’il me semblerait difficile de mesurer quoi que ce soit avec l’approche choisie. Car comme vous pouvez le voir au bas de cet articles dans les images des campagnes de 2011 et 2012, il n’y a aucun « call to action » proposé. Même pas une adresse Web où aller. Je présume qu’une mesure de la notoriété ou de la perception du public pourrait se faire en mode avant/après, mais encore là je doute que cela se fasse.

Les 3 publicités retenues sont :

  1. 2012 : Le classement des équipes de la Conférence Est de la Ligue Nationale de Hockey où on met « Prions » en 8e position, le rang que les Canadiens de Montréal doivent atteindre pour se entrer dans les séries éliminatoires.
  2. 2011 : Sur un fond rappelant clairement Facebook, on voit le bouton « Aime » dans une sorte d’analogie entre les réseaux sociaux et le fait que l’Église est elle-même un réseau social tissé de gens qui s’aiment les uns les autres.
  3. 2011 : À l’entrée d’un pont de Montréal dont la précarité est connue, on invite les automobilistes à prier.

Évidement, on comprend aisément qu’en jouant sur l’humour, ces trois publicités ont pour but de donner au Diocèse de Montréal une image plus décontractée, voire plus humaine. Probablement qu’en faisant sourire les gens, on se dit que les plus jeunes seront attirés, auront le goût de s’intéresser.

Je ne sais pas pour vous, mais moi je trouve ces pubs géniales pour attirer mon attention. Le clin d’oeil est très efficace. Mais en terme de message véhiculé, cela m’éloigne davantage de l’église au lieu de m’attirer. Je vois une forme de banalisation de la religion, même une forme d’opportunisme basé sur l’actualité et les dernières tendances. En tant que personne impliquée en marketing philanthropique, je me demande même comment une telle campagne peut se faire sans appel à l’action, juste pour l’image.

Quelque chose m’échappe, je l’espère. Vous y voyez autre chose?

Affiche 2012 :

Affiches 2011 :

 

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On lit de plus en plus que la philanthropie corporative est en évolution, autant du côté des entreprises qui veulent optimiser leur « investissement » que du côté des organismes qui doivent assurer le financement de leur mission dans un contexte de réduction des dons provenant du grand public.

Nul doute que pour les dirigeants d’OSBL, ce volet de développement financier mérite beaucoup d’attention. Voici une présentation qui identifie cinq des éléments critiques à considérer dans une bonne stratégie relationnelle avec des entreprises cherchant à contribuer socialement tout en redorant leur image de marque.

  1. Bien comprendre les besoins et intérêts des entreprises : Dans le marché concurrentiel d’aujourd’hui, les entreprises doivent projeter une image de responsabilité sociale et d’authenticité. La philanthropie corporative joue un rôle clé dans l’atteinte de cet objectif. De plus, tout en impactant positivement les ventes (revenus) de l’entreprise, celle-ci chercher à s’impliquer dans des causes qui sont près de ses valeurs corporatives, près aussi des valeurs ou intérêts de ses consommateurs et également en mesure de mobiliser/fidéliser ses employés. Bien comprendre ces variables représente une condition sine qua non pour les OSBL qui veulent développer des alliances solides.
  2. Identifier les bonnes combinaisons OSBL/entreprise : Les entreprises peuvent s’investir socialement de diverses façons. Certaines veulent faire un don d’argent ou de biens, d’autres veulent aider au développement de l’OSBL en fournissant de l’expertise ou de la formation et certaines préfèrent financer une campagne publicitaire. À l’OSBL d’identifier ses priorités ainsi que le type d’entreprises avec lesquelles il serait préférable de bâtir une alliance. Même si en théorie tout don est bénéfique, il se peut que certaines entreprises ne représentent pas une bonne alliance à long terme.
  3. Attirer l’attention des entreprises : Afin d’exercer un levier bénéfique sur l’image de marque des entreprises menant des activités de philanthropie corporative, l’OSBL doit lui-même être en mesure de faire valoir la force de sa marque. Pour y arriver, il est crucial de développer et entretenir un soutien populaire qui démontre aux entreprises que via une alliance avec un OSBL, il est possible de communiquer avec des milliers de consommateurs qui seront positivement marqué par l’implication de l’entreprise. En ce sens, les OSBL devraient tenter de mesurer (une croissance de) la valeur de leur marque ainsi que le nombre de donateurs et sympathisants à leur cause.
  4. Bien réaliser les projets – livrer la marchandise : L’impact de l’investissement réalisé par une entreprise est important. Celle-ci veut rendre compte et démontrer que son geste a effectivement eu un impact quantifiable. Une bonne communication durant le projet devient donc nécessaire, ce qui permet aussi de maintenir la relation.
  5. Développer la relation à long terme : Rien de particulièrement nouveau quand vient le temps de développer une relation à long terme avec un allié corporatif. Les techniques habituelles, malheureusement souvent négligées, demeurent efficaces. Il s’agit de communiquer régulièrement, rendre des comptes en informant des impacts positifs obtenus grâce à la contribution de l’entreprise, valoriser ses alliés, et toujours être transparent.

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Telus est dans une classe à part en matière d’engagement social et de compréhension des bienfaits au niveau de son image de marque. Cette entreprise multiplie effectivement les initiatives de philanthropie corporative, autant par des dons que par des activités mobilisant ses employés et clients, tout en sachant comment communiquer ses bons coups afin de que la communauté ainsi que les consommateurs puissent apprécier sa contribution.

Pour cette raison, quand la VP des affaires communautaires fait une présentation des fondements de la stratégie de l’entreprise en philanthropie corporative, il est avisé de porter attention pour saisir les meilleures pratiques. Dans ce document disponible gratuitement en ligne, Jill Schnarr nous livre plusieurs informations comme les niveaux de contributions de l’entreprise, mais aussi elle explique quels sont les 6 éléments clés à la base de leur approche communautaire :

  1. Intégrer la stratégie de philanthropie corporative à la stratégie d’affaires de l’entreprise : cela peut sembler évident, mais dans plusieurs entreprises il n’y a aucune intégration à ce niveau;
  2. Aligner les pratiques d’affaires avec une cause précise : par exemple, pour développer le secteur des services offerts aux institutions de la santé, Telus priorise des engagements dans ce domaine;
  3. Permettre aux employés de contribuer socialement à une cause de leur choix : c’est une belle façon de fidéliser et valoriser les gens;
  4. Inclure les clients dans la stratégie : ceux-ci préfèrent de plus en plus consommer de façon responsable et une entreprise doit toujours soigner son image;
  5. Utiliser les réseaux sociaux pour créer un élément de viralité : Telus a plus de 600 000 amis sur sa page Facebook … c’est 3 fois plus que Rogers!;
  6. Développer une éthique sociale pour l’entreprise : Telus en a fait un élément de son ADN corporatif.

Encore une fois, Telus montre le chemin aux autres…

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