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Archive for the ‘bénévolat’ Category

Ceux qui me connaissent le savent bien, je fais partie de ceux qui craignent que les organismes caritatifs vont avoir de plus en plus de difficulté à répondre aux besoins grandissants de la population en services divers que l’état n’assure plus. Pour qu’on arrive à faire face au déficit social qui nous menace, il faudra que la culture philanthropique et le don de soi se développent beaucoup au Québec. Et comme ces deux enjeux sont au coeur de la mission de l’Institut Mallet, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt leur nouveau plan stratégique 2019-23.

Personnellement, mon regard se porte avant tout du côté des organismes caritatifs quand je réfléchis aux pistes de solution pour développer la culture philanthropique et le don de soi. Mais cela ne m’empêche pas de souhaiter que le mouvement vienne aussi des gens qui tous les jours décident de donner ou non de leur argent et de leur temps. En ce sens, je souhaite que l’Institut Mallet réalise pleinement sa mission et son plan stratégique qui est aussi ambitieux que nécessaire.

L’Institut Mallet pourrait effectivement jouer un rôle clé dans les prochaines années. Alors que les 16 000 OBNL québécois seront entièrement occupés à optimiser leurs opérations pour augmenter les impacts en plus d’assurer le financement de leur mission, l’Institut Mallet visera à préparer le terrain du côté des donateurs pour que les OBNL aient plus de succès dans leur campagnes de recrutement de bénévoles et de financement. Aussi, l’Institut Mallet veut faire de la vigie dans le secteur et de la recherche, rassembler les organismes pour faciliter le dialogue et valoriser les bons coups pour que d’autres OBNL adoptent les meilleures pratiques. Tous ces éléments représentent un mandat plutôt unique et très ambitieux qui a sa place au Québec. Surtout quand on connaît la rareté du benchmarking et des échanges stratégiques parmi les OBNL.

Ce schéma tiré du plan stratégique de l’Institut Mallet résume très bien leurs objectifs et nous ne pouvons qu’espérer que ces derniers soient atteints, voire même dépassés !

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Depuis quelques semaines que je collabore au développement de la Suite interactive donna, j’ai eu la chance de discuter avec des responsables du financement d’OBNL qui comptent sur un réseau impressionnant de bénévoles pour réaliser leur mission sociale. Au fil de ces discussions, je détecte une belle opportunité de levée de fonds auprès des bénévoles … et un certain malaise à en demander encore plus à des gens qui donnent déjà beaucoup. Est-ce que le « filet » des bénévoles peut servir à « attraper » des donateurs?

Je comprends qu’il est délicat de briser une solide relation d’engagement avec une demande additionnelle faite à de précieux de contributeurs souvent très fidèles. Mais vu que plusieurs stratégies de financement commencent avec le recrutement d’ambassadeurs passionnés, il faut reconnaître que les bénévoles sont les meilleures personnes à ce niveau.

Chaque OBNL décidera de poursuivre ou non cette opportunité, plus particulièrement en développant une campagne peer-to-peer adaptée à ce groupe. Entretemps, voici quelques raisons qui devraient faire en sorte que les bénévoles ont un excellent potentiel de levée de fonds :

  • Il n’est pas necessaire de créer un événement ou un défi pour justifier leur campagne peer-to-peer car leur bénévolat est déjà suffisant pour formuler une demande d’appui. Si un ami m’approche pour me dire que toutes les semaines il consacre trois heures de son temps à une cause, j’ai une raison de faire un don aussi bonne que si cette même personne va grimper une montagne.
  • En plus de ne pas avoir de logistique à gérer, la campagne peer-to-peer peut être permanente. Chaque bénévole fait sa levée de fonds quand il le veut, en contribuant à un objectif annuel pour le groupe.
  • Les bénévoles ont déjà plusieurs histoires et témoignages à raconter. On peut les aider à communiquer ces histoires personnelles, mais la base est là.
  • Personne n’est plus crédible qu’un bénévole non-rémunéré. Il peut décrire ce qui sera fait avec le don dans ses propres activités au sein de l’OBNL.

Des bénévoles qui font de la levée de fonds peuvent aussi être valorisés dans les réseaux sociaux de l’OBNL. Une publication Facebook est une belle façon de les remercier tout en rappelant à toute la communauté que la possibilité existe de faire une campagne de financement de la cause. Si des organismes ont déjà démontré que les bénévoles sont très souvent également donateurs, j’imagine qu’il est possible d’en faire de bons recruteurs de donateurs…

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Vivianne Venisse m’a écrit pour me demander de publier cette offre qui pourrait être utile à certains OBNL. Alors voilà!

« Le web est devenu un incontournable de nos jours. Il permet aux OSBL de faire connaître leurs services, de recueillir des dons et de se présenter à la population en général. La plupart des organismes possèdent déjà leur site mais en créer un nouveau est coûteux ainsi que d’en refaire un ancien pour le mettre au goût du jour.

Voici une solution attrayante! Étudiante en Design Web au collège CDI de Québec, je vous propose de faire ou refaire votre site tout à fait gratuitement. Je suis supervisée par mon professeur et suis en mesure de créer des sites professionnels et actuels. Visitez mon propre site au http://www.vevolution.net et écrivez moi à vvenisse@gmail.com. J’ai hâte de pouvoir vous aider, cela me donnera de l’expérience et me permettra de faire ma part dans la communauté. »
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Certains sont motivés à s’engager socialement par l’exemple des autres. Ils voient quelqu’un qui tente de faire une différence et ils décident d’en faire autant eux-mêmes. Mais le contraire est également vrai. Plusieurs gens ne font rien simplement parce qu’ils sont convaincus que d’autres vont s’impliquer et faire avancer les choses. Leur contribution n’est pas nécessaire. Ils se déresponsabilisent.

De quel type êtes-vous? Vous ne bougez pas tant que vous n’en voyez pas d’autres se démener? Ou vous allez faire des pieds et des mains parce que vous sentez que sans votre contribution rien ne se fera, ou pas assez? Personnellement, je suis un peu des deux. Je suis inspiré par le travail et les initiatives de personnes à grande conscience sociale. Et je suis également motivé par la conviction que trop peu de gens s’impliquent…

Si vous êtes du second type, vous n’avez qu’à vous convaincre que :

  • Personne ne va donner pour la recherche sur le cancer, les maladies cardiaques, etc…
  • Personne ne va aider les personnes âgées qui vivent dans l’isolement et la précarité;
  • Personne ne va supporter les OSBL qui aident les enfants maltraités;
  • Personne ne va combattre la faim;
  • Personne ne va s’indigner contre la violence familiale;
  • Personne ne va venir en aide aux aveugles;
  • Personne ne va se préoccuper des itinérants;
  • Personne ne va penser aux victimes de droits humains;
  • Personne ne va faire de bénévolat dans les hôpitaux.

Voilà une façon pessismiste de voir les choses, je l’avoue. Mais si c’est ce dont vous avez besoin pour décider de vous impliquer… Car, qui d’autre que vous peut faire une différence?

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La Fondation de l’Institut Nazareth et Louis-Braille a eu l’excellente idée de mettre sur pied un comité de marketing et innovation pour optimiser ses pratiques en matière de levée de fonds et marketing en général. Les membres proviennent de différentes industries et partagent une intention de contribuer positivement à l’amélioration des activités de marketing de la fondation. Ce comité se rencontre sur une base trimestrielle avec des discussions téléphoniques selon les besoins.

Bien qu’il y ait déjà eu une rencontre, il est toujours possible pour vous de joindre cette équipe de bénévoles. Alors, si vous avez des idées à partager, que vous détenez une bonne expérience en marketing et que vous aimeriez donner quelques heures de votre temps, vous n’avez qu’à communiquer avec madame Sylvie Tremblay, directrice générale de la Fondation, au 450 463-1710, poste 301.

L’Institut Nazareth et Louis-Braille est le seul centre au Québec dédié exclusivement aux
personnes vivant avec une perte de vision partielle ou une cécité totale et offre des services d’adaptation, de réadaptation et d’intégration sociale, scolaire et professionnelle. Crée en 2000, la Fondation de l’Institut Nazareth et Louis-Braille a pour mission de recueillir des fonds pour assurer le développement de l‘Institut, le soutenir dans ses projets et contribuer à son rayonnement ainsi qu’à son leadership.

Il s’agit définitivement d’une cause qui mérite notre support et l’apport d’idées provenant de spécialistes comme vous qui amènent un regard externe pouvant donner lieu à de belles innovations. Il s’agire d’une expérience très valorisante pous vous, aucun doute!

Au plaisir de vous cotoyer sur le comité!

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Il y a des records qui ne devraient jamais être battus. Les 260 travailleurs humanitaires tués en 2008 représentent le plus grand total depuis qu’on mesure cette information en 1993. Malheureusement, je ne crois pas qu’il soit très réaliste de croire que les risques vont diminuer. Cette triste réalité ajoute encore au courage et à la détermination de ces gens qui, selon moi, font preuve d’un niveau d’engagement social inégalable.

Nous avons tous vécu des moments d’engagement dans notre vie et nous en vivrons d’autres dans le futur. Un moment d’engagement se définit comme une expérience personnelle qui déclenche une réaction. Pour certains, ce sera une catastrophe internationale vue à la télévision et pour d’autres une tragédie personnelle comme par exemple la maladie ou le décès d’un proche. Et la réaction à ce moment d’engagement prend différente forme en partant de l’inertie, au don monétaire ou matériel, au bénévolat, au changement de carrière pour travailler dans un OSBL ou même en mettre un nouveau sur pied. Devenir travailleur humanitaire et aller changer le monde dans des pays où la guerre et la misère règnent constitue un niveau d’engagement dans une classe à part. Cet engagement a coûté la vie à 260 personnes en 2008.

Le Humanitarian Policy Group vient de publier son rapport Providing aid in insecure environments: 2009 update. Il est disponible gratuitement. Si le sujet vous intéresse, vous y trouverez des informations intéressantes sur les pays les plus dangereux et les causes principales de danger.

Quant à ceux qui font du travail humanitaire dans un pays dangereux ainsi que ceux qui en ont déjà fait, je vous estime énormément pour votre courage et votre charité. Mon blog me semble être une forme d’engagement tout-à-fait infime comparé à ce que vous faites. Mais comme je me consacre aux aspects marketing de la philanthropie, je me permettai de dire que les OSBL devraient vraiment faire un effort additionnel pour communiquer la contribution énorme des travailleurs humanitaires car elle renforce la perception qu’il faut agir et aiderait à susciter la réaction des gens qui se diraient peut-être « Wow, si elle quitte le monde occidental pour aller risquer sa vie dans un pays dangereux, le moins que je puisse faire est peut-être de donner un montant d’argent »…

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Les baby boomers, par leur poids démographique et leur désir d’influencer le cours de l’histoire, pourrait impacter très positivement le monde philanthropique. En fait, les baby boomers impactent déjà la philanthropie dans leur attitude face aux OSBL, leur support ou leurs dons ainsi que leur bénévolat actif ou non. De plus, la plupart des OSBL sont gérés par des baby boomers qui seront bientôt à la retraite. La grande question pour les prochaines années est de voir s’ils saisiront l’opportunité qui leur est présentée d’améliorer les choses maintenant qu’ils deviendront de plus en plus des bénéficiaires des services ou des acteurs impliqués durant leur retraite.

Voici quelques-uns des éléments sur lesquels les baby boomers pourraient se montrer très utiles :

  • Les nouveaux retraités auront l’occasion de mettre une grande expertise au service des OSBL. Vous imaginez si chaque abby boomer décidait de donner 10% de son temps de retraité à des OSBL selon ses compétences? La valeur économique de ce bénévolat serait énorme.
  • En tant que voteurs très impliqués, les baby boomers pourront influencer le gouvernement à s’impliquer davantage dans le support aux OSBL ainsi que dans la communication ou valorisation entourant le bénévolat.
  • Les baby boomers sont encore nombreux à attendre un héritage important. On a souvent parlé du colossal transfert d’argent des parents de baby boomers vers leurs enfants. Que vont faire les baby boomers avec une telle fortune? Y en aura-t-il une partie pour les bonnes causes? À quel point les récents évènements négatifs des marchés boursiers ont-ils fait fondre les fortunes?
  • Les baby boomers seront de loin les plus grands bénéficiaires des services données par les OSBL. On dit parfois que cette génération est en grande forme. Espérons-le car sinon on peut craindre le pire. Est-ce que la santé personnelle est assez présente dans les préoccupations des baby boomers dont l’espérance de vie est très grande?
  • Quel rôle les baby boomers voudront dire jouer dans les OSBL? Accepteront-ils de se rendre utiles sans nécessairement prendre le leadership? Une chose est certaine, comme tout bénévole, ils voudront faire quelque chose d’intéressant pour contribuer socialement. Les OSBL pourraont-ils absorber autant de bénévolat?

Une chose est certaine, même si le moment de la retraite a été quelque peu repoussé dernièrement étant donné la crise financière, les baby boomers vont tout de même avoir une longue vie hors du monde du travail. En profiteront-ils pour développer un modèle intense d’implication sociale et ainsi dynamiser le monde philanthropique? C’est à suivre…

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