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Posts Tagged ‘publicité’

J’adore cette approche publicitaire qui vise à nous intriguer pendant 30-45  secondes afin d’avoir toute notre attention avant de communiquer un message important. J’aime aussi la simplicité du message, trop souvent les publicités veulent trop en faire (ou en dire en même temps). Le message ne requiert d’ailleurs aucun ajout sensationnaliste : l’espérance de vie en Afrique est de 47 ans!

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meilleures-pratiques-marketing

Je vous suggère la consultation de cet excellent livre gratuit que vous pouvez télécharger en remplissant un petit formulaire : « Why Bad Ads Happen to Good Causes« . Étant donné les bénéfices sociaux tangibles et désespérément nécessaires qui dépendent du succès des campagnes de financement des OSBL, je crois que l’efficacité du marketing philanthropique n’est pas du domaine du « nice to have« . Il s’agit plutôt d’un « must » car perdre du budget marketing avec de la publicité mal exécutée est trop dommage dans le monde philanthropique.

Le livre gratuit que je vous suggère n’est pas récent. Il traite de publicités imprimées qui remontent à environ 10 ans et qui ont été exécutées aux État-Unis. Est-ce que 10 ans plus tard les études de cas présentées sont encore valides? Je pense que oui car elles traitent de principes fondamentaux qui sont toujours justes.

L’attrait de ce livre tient beaucoup dans sa présentation d’une série de pubs imprimées en énonçant ce qui est bien ou moins bien dans chaque publicité. Consultez ce guide et prenez le temps d’analyser les publicités philanthropiques que vous voyez tous les jours (ou les pubs de votre OSBL si vous travaillez dans le domaine) et demandez-vous si ces pubs auraient passé le test des cinq principes fondamentaux suivants :

  1. Capturer l’attention du lecteur par la simplicité, un point d’emphase et une présentation logique des éléments visuels qui incitent le lecteur à regarder là où il faut le faire.
  2. Établir un lien émotionnel avant de présenter une argumentation.
  3. Écrire un titre (« headline« ) qui pique la curiosité.
  4. Utiliser des photos qui attirent l’attention et supportent le message.
  5. Présenter un texte facilement lisible.

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bailoutbooth

Ne vous faites pas d’illusion et n’allez pas me prendre pour un complet naif, donner de l’argent à un peu n’importe qui et pour des raisons rapidement expliquées ne constitue pas une forme de philanthropie struturée et bénéfique à long terme. C’est ce que bailoutbooth.com  fait en ce moment alors qu’un mystérieux personnage s’installe pour quelques jours dans 4 grandes villes américaines pour distribuer des sommes d’argent à ceux qui ont la patience et le besoin de se mettre en ligne pour quelques heures. Quand leur tout arrive, ces gens expliquent pourquoi ils ont besoin d’argent et le mécène inconnu leur en donne sur le champs. Un total de 500 000$ sera distribué.

En fait, les motifs de Bailoutbooth semblent strictement publicitaires, donc que ça ne représente pas un geste philanthropique en soi. N’empêche que c’est la première fois que j’entends parler de ce type d’initiative et je me demande s’il ne s’agit pas d’une forme de marketing philanthropique qui a de l’avenir, soit au bénéfice des gens qui en ont besoin ou même pour être utilisé par les OSBL. Je m’explique.

Les spécialistes marketing sont nombreux à dire que la publicité de masse perd de son efficacité dans un monde où les consommateurs (dans un contexte philanthropique, on parle des gens qui font des dons) sont bombardés par trop de messages publicitaires. Dans une telle situation, le réflexe d’ignorer la publicité prend plus d’ampleur et le résultat pour ceux qui ont un message à communiquer est qu’ils doivent investir encore davantage pour obtenir une fréquence suffisante à créer de la notoriété. Cette croissance de dépense n’est pas une bonne nouvelle pour les OSBL.

Autre fait important causé par une hausse des messages publicitaires : les consommateurs ont davantage tendance à se fier à leur réseau social pour choisir sur quoi leur attention va se porter. Les amis, collègues de travail et membres de la famille deviennent ainsi les meilleurs porteurs de messages au service des publicitaires. C’est pourquoi le word of mouth est si populaire ces temps et que les entreprises mesurent si précisément leurs indicateurs d’ouverture à recommander leurs services/produits. Mais ici aussi le problème de quantité vient jouer un rôle important. Tout le monde est exposé à plus d’informations, lesquelles allez-vous communiquer à vos amis, collègues et membres de famille? Ce qui m’amène au troisième point.

Pour attirer l’attention des consommateurs submergés, il faut trouver une façon d’être remarquable. Par cela j’entends autant « sortir de l’ordinaire » que « représenter une histoire intéressante à raconter ».  MacDonalds pourrait être remarquable en vous offrant un triple Big Mac extra sauce calorifique, mais cela ne vous inciterait pas à en parler à vos amis : « Wow, tu devrais aller chez MacDonalds, ils sont un triple Bigmac extra sauce. » Cette histoire est presque gênante à raconter. Mais dans le cas de Bailoutbooth, l’approche est tellement remarquable que tous les médias en parlent et tellement positive que tous les gens qui croisent ce phénomène vont avoir l’intention d’en discuter avec un ami : « T’as vu ce kiosque au centre-ville qui distribue de l’argent à tout le monde? ».

Cette approche d’offrir quelque chose de remarquable sera sûrement reprise par d’autres entreprises dans les mois qui viennent. Pensez à cette annonce virale d’il y a quelques semaines à propos de l’emploi de rêve sur une île autralienne qui affichait un salaire de 150 000$ pour des responsabilités qui semblaient très plaisantes. Tous les médias traditionnels et nouveaux du Web 2.0 en ont parlé. Je suis certain que les bénéfices pour l’industrie du tourisme en Australie va en bénéficier pour des années. Le tout pour 150 000$. Sans aucun doute un meilleur retour sur investissement qu’une publicité au super Bowl. Avec 500 000$, Bailoutbooth n’aurait jamais obtenu autant d’attention.

Voilà pourquoi je pense que ce nouveau type de marketing va représenter deux opportunité pour les OSBL. D’abord, des entreprises devraient s’associer à des OSBL pour faire quelque chose de remarquablement positif et ainsi faire parler d’eux comme jamais. Aussi, certaines OSBL disponsant d’un budget marketing assez significatif voudront peut-être se poser la question si elles obtiennent un retour sur investissement suffisant et si une nouvelle approche serait plus efficace…

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burgerking

Bon, vous allez me dire que j’exagère, mais je me permets tout de même une rare montée de lait. Il faut dire qu’à mon avis les géants américains du « fast food » devraient payer une taxe phénoménale qui servirait à financer la recherche et le traitement des nombreuses maladies causées par la mauvaise nutrition qu’ils commercialisent si efficacement. De plus, je ne comprends par pourquoi ces mêmes géants ont le droit de faire de la publicité alors que notre société nord-américaine a accepté la notions que certains produits nocifs ne devraient pas être publicisés.

Mais quand je vois la dernière campagne publicitaire de Burger King (The Whopper Virgins), je disjoncte et je répète haut et fort que j’ai mangé mon dernier Whopper il y a environ 5 ans. Regardez la pub, peut-être que vous ne réagirez pas comme moi, mais je la trouve vraiment de mauvais goût. Est-ce parce que j’y vois une forme d’exploitation des gens vivant dans les pays en développement qui, Ô comble du malheur, n’ont jamais eu la chance de manger un hamburger? C’est possible.

C’est peut-être aussi parce que je n’arrive pas à croire que dans heures de brainstorming dans une agence de publicité sûrement fort bien rémunérée ont donné cette idée comme résultat … et que des VP d’une entreprise multi-nationale ont décidé d’accepter ce concept probablement très coûteux et tellement imbécile. Est-ce même efficace? Est-ce qu’un seul consommateur de fast food occidental va changer d’idée parce qu’un villageois dans une partie éloignée du monde a préféré le Whopper au Big Mac? Ces testsde goût sont tellement bidon de toute façon.

Burger King aurait pu prendre le budgt de production de cette pub stupide et introduire un concept du genre « nous donnons 0,25$ pour chaque trio Whopper à l’association X jusqu’à concurrence de X millions de $ (l’équivalent des coûts de la campagne Whopper Virgins ». Merde, j’y serais peut-être allé d’un trio moi-même…

Je vous laisse juger par vous-même :

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alphabatisation

L’alphabétisation est une cause qui me touche particulièrement. Je me sens parfois un peu élitiste de prioriser autant l’alphabétisation quand des besoins de premiers ordres demeurent encores trop souvent non-comblés : manger, se vêtir, se loger et ne pas vivre dans un isolement complet. Face à de tels problèmes sociaux, savoir lire peut effectivement sembler secondaire. Mais je ne le crois pas. Il faut voir les choses globalement et à long terme afin de comprendre les impacts de l’analphabétisme sur une une société. Et en 2008, dans la société québécoise si choyée, est-ce acceptable de priver des enfants des plaisirs et des repères que peut leur offrir la lecture?

Dans mon cas, vers l’âge de 15 ans, c’est Boris Vian qui a constitué mon lien avec un mode dans lequel je me sentais complètement marginal. Depuis je ne compte plus les « amis » écrivains qui m’ont accompagné dans un parcours qui ne fut pas toujours rose. Et aujourd’hui, quand je m’accorde quelques minutes si précieuses pour m’assoir avec mes enfants un samedi après-midi pour lire un livre, je lève toujours les yeux pour les regarder captivés par l’histoire qu’ils découvrent et je souris. Bravo à l’agence Bleublancrouge pour cette belle campagne qui renforce très habilement le lien entre les mondes du livre et de l’imaginaire…

Cliquez ici pour visionner la pub TV qui est également très bien.

alphabatisation2

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